Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique Georges Tron estime que "la règle intangible de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne devrait pas se poursuivre après 2012", prônant un système "plus souple", dans un entretien à Libération jeudi.

La révision générale des politiques publiques (RGPP), programme destiné à réduire les dépenses publiques, prévoit le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Elle s'est concrétisée par le départ de 100.000 fonctionnaires sur la période 2009-2011.

Alors que la Cour des comptes a chiffré à 100 millions les économies générées par cette mesure, le sécrétaire d'Etat considère que « les coupes sont plutôt de l'ordre de 230 millions d'euros par an ». « Cette règle n'a pas été conçue pour des économies à court terme », ajoute-t-il.

« Nous sommes aujourd'hui dans une opération de restructuration de l'administration. Les usagers restent globalement satisfaits des services publics. Cela n'empêche pas certains ajustements ». En guise d'assouplissement, G. Tron explique que « chaque ministère pourrait se voir allouer une enveloppe globale, à lui ensuite d'arbitrer entre dépenses de personnel et budget de fonctionnement ».

Projet de loi sur la précarité dans la fonction publique

Interrogé sur l'accord destiné à résorber la précarité dans la fonction publique, qui doit être signé jeudi avant de faire l'objet d'un projet de loi à l'automne, le secrétaire d'Etat souligne que cet accord « devrait régler 90% des situations de vraie précarité ». Le projet de loi de l'automne devrait « porter à la fois sur la précarité, mais aussi sur l'égalité hommes-femmes et la place des handicapés ».

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« Politiquement, il est important de montrer que la majorité est porteuse d'un texte à caractère social pour les fonctionnaires », estime Georges Tron.