Côté pile : « nous faisons partie des trois pays les plus endettés de la zone euro », et si « il y a cinq ans la France empruntait à dix ans à taux nul, parfois négatif (...) ces derniers jours ce taux dépasse 4,5% », a alerté le ministre macroniste à la tribune de la chambre basse, ouvrant un débat sur la dette préalable à la discussion sur le budget 2027.
Toutefois le « taux d'intérêt moyen sur notre dette doit être de 2,5% en 2027 » quand « notre croissance en valeur (...) c'est-à-dire la croissance en volume à laquelle on ajoute l'inflation, devrait être de 2,7% », a détaillé le ministre, soulignant que le rapport entre les deux indicateurs permettait de dire que « nous ne sommes pas dans un effet boule de neige ».
Il a appelé les députés à trouver un compromis avec l'exécutif pour faire passer un budget permettant de viser 5% de déficit public en 2027, et de réduire la charge de la dette, qui pèse pour « près de 80 milliards d'euros cette année », autant d'argent « qui manque pour financer nos hôpitaux, nos écoles, notre défense, notre investissement dans l'avenir ».
Alors que les débats parlementaires et la campagne présidentielle, sont observés par les marchés, le pensionnaire de Bercy a vanté des avantages compétitifs de la France : « des talents reconnus dans le monde entier et un nombre d'emplois record », mais aussi « une électricité décarbonée qui fait l'envie de beaucoup, abondante et produite chez nous ».
Dans la foulée, le ministre des Comptes publics David Amiel a estimé « illusoire de penser qu'une partie minoritaire de la population, les ultrariches, les fonctionnaires, les retraités, les étrangers, les grandes entreprises puissent supporter l'essentiel de l'effort ».
Et ce alors que le gouvernement entend faire 45 milliards d'efforts nouveaux via le budget 2027, avec certaines mesures clivantes au Parlement sur les retraités ou les collectivités.
« Depuis 50 ans, 80% de l'augmentation de la dépense publique, ce sont les dépenses de retraite et les dépenses de santé », a-t-il insisté, estimant que la France n'avait désormais « plus le temps » de repousser la baisse de la dette publique.



















