Alors que le gouvernement présente en Conseil des ministres son projet de budget pour 2027, le candidat a affirmé sur LCI craindre « deux choses qui sont sérieuses ». « Le premier risque, c'est l'étranglement, c'est la dette qui continue de s'accroître, les taux d'intérêt qui continuent à monter, l'absence totale de marge de manuvre », a détaillé le maire du Havre.
« Et puis il y a quelque chose qui est presque pire que ça, c'est ça plus un choc, un choc extérieur, une instabilité politique, quelque chose qui vient déstabiliser le système et qui peut, là, créer une crise financière », s'est-il inquiété.
Interrogé sur la copie budgétaire annoncée par le Premier ministre, comprenant un effort de 54 milliards d'euros, Edouard Philippe a regretté que le gouvernement « essaie par tous les bouts de rogner un peu ». « C'est très difficile à expliquer, c'est très difficile à supporter », a-t-il soupiré.
Or, a-t-il estimé, « tant qu'on ne règle pas les problèmes de fond, on va continuer à faire des petites choses pénibles ». Il a donc défendu sa réforme des retraites : « Travaillons tous un petit peu plus ». « Au lieu soit de se contraindre, soit d'augmenter la taxation, essayons d'augmenter un peu et en fonction de ce que chacun peut faire la durée du travail de façon à créer de la richesse supplémentaire », a-t-il plaidé.
Un référendum « avant la fin de l'année »
De son côté, le candidat LR Bruno Retailleau a demandé sur BFMTV-RMC d'organiser « avant la fin de l'année un référendum » sur l'introduction d'une « règle d'or » budgétaire dans la Constitution, qui limiterait les possibilités de déficit.
Selon lui, un référendum est possible si on reprend un projet de révision constitutionnelle qui a déjà été voté dans les mêmes termes par l'Assemblée et le Sénat (en 2011, sous la présidence de Nicolas Sarkozy) mais n'avait pas été mené jusqu'au bout. « Si on veut éviter avant l'élection présidentielle une crise financière, si on veut calmer les marchés, le seul bouclier, alors qu'il n'y a pas la majorité à l'Assemblée nationale, c'est le référendum, une règle d'or », a-t-il jugé.



















