« C'est se moquer du monde, c'est prendre les Français pour des lanternes, c'est mettre en danger la signature de la France », a martelé le ministre de l'Economie à propos de cette idée, qui figurait déjà au programme de M. Mélenchon à la présidentielle de 2022.
« Le mur de la dette n'existe pas »
Partant du constat que 18% de la dette française est détenue par la Banque de France, Jean-Luc Mélenchon affirme qu'il « suffit d'y aller, de les prendre et de les foutre au feu » et que « personne ne s'apercevra jamais que ça a disparu ».
Dimanche, le candidat de la gauche radicale à l'élection présidentielle de 2027 a également demandé à ce que la Banque centrale européenne « mette au congélateur les dettes des États en commençant par celles de la période Covid ».
Une idée à laquelle a souscrit le banquier d'affaires et homme de gauche revendiqué Matthieu Pigasse, invité des universités d'été de La France insoumise (LFI). « Le mur de la dette n'existe pas. C'est un argument idéologique imposé pour nous dire qu'on ne peut rien faire (...) La France emprunte chaque semaine sans aucun problème », a développé celui qui a déjà restructuré les dettes grecque, ukrainienne ou argentine.
« Non conforme aux traités européens »
« La réalité, c'est que Jean-Luc Mélenchon, s'il fait ce qu'il dit, avec Monsieur Pigasse à ma place, c'est la crise financière assurée », a conspué le ministre de l'Economie Roland Lescure sur BFMTV/RMC.
« Bon, d'abord je sais qu'il s'en moque mais c'est illégal, non conforme aux traités européens », a étayé Roland Lescure, ajoutant que cela reviendrait « de fait » à sortir de l'euro, « puisque vous dites “je ne respecte plus les règles de la maison commune“ ». Le risque, pour le ministre de l'Economie, est également de faire grimper les taux d'intérêt : « Les créanciers, qui nous prêtent, qui disent “ah bah l'Etat français vient de dire merde à 20 % de sa dette. Ils vont dire quoi ? Moi je vous prête plus à quatre, je vous prête à quatre et demi, je vous prête à cinq“ ».
Lundi, le taux d'intérêt de la France à 10 ans était à 4,11%, après avoir dépassé jeudi 4,14%, au plus depuis 2008.














