Le contrat à terme portant sur le CAC 40 avançait de 0,15 % une quarantaine de minutes avant l'ouverture de la séance. La veille, le CAC 40 a perdu 0,38 % à 7 838,49 points. Le taux auquel la France emprunte sur le marché obligataire a terminé à 4,93 % la veille, quand son équivalent allemand s'est établi à 3,40 % à la clôture.

L'écart entre les deux, considéré comme une mesure de la méfiance des investisseurs envers la dette française, a ainsi atteint 1,53 point, son plus haut niveau en clôture depuis 2011. La situation « pourrait empirer avant de s'améliorer », estiment les analystes de l'Union Bancaire Privée (UBP).

La forte hausse des taux des emprunts français reflète « des pressions propres au pays, liées à l'incapacité à dégager un consensus politique autour des plans d'assainissement budgétaire », poursuivent-ils.

Mais plus généralement, la France, comme d'autres pays lourdement endettés, pâtit de « la hausse des prix du pétrole », qui a conduit les marchés à « anticiper une poursuite des hausses de taux par les grandes banques centrales, dont la Banque centrale européenne (BCE) », ajoutent les analystes de l'UBP.

Malgré ces facteurs, « les marchés européens devraient ouvrir en hausse mercredi, soutenus par un regain de confiance dans le secteur technologique après les résultats meilleurs qu'attendus de SpaceX et de Super Micro Computer », estime John Plassard, chef de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.

« Ces publications apportent un certain soulagement aux investisseurs, qui s'interrogent depuis plusieurs semaines sur la rentabilité des investissements massifs dans les infrastructures d'intelligence artificielle », explique le stratège.

Si Meta et Tesla, dont les chiffres sont attendus après la clôture de Wall Street mercredi, « publient des résultats et des prévisions tout aussi solides, cela pourrait contribuer à raviver un enthousiasme plus large pour l'IA et donner au secteur une dynamique plus durable », souligne Tim Waterer, de KCM Trade.

Parmi les valeurs à suivre

EssilorLuxottica : les ventes de lunettes connectées du géant de l'optique EssilorLuxottica ont bondi de 20 % au troisième trimestre, à 486 millions d'euros.

Michelin : le chiffre d'affaires du fabricant français de pneumatiques Michelin est stable sur neuf mois, à 19,2 milliards d'euros et les objectifs annuels sont confirmés.

Eurofins : le géant des laboratoires d'analyses s'attend à une croissance organique plus faible que prévu en 2026, faute de dynamisme de ses marchés depuis janvier.

Bureau Veritas : le spécialiste de l'inspection et de la certification a confirmé ses objectifs annuels, après un chiffre d'affaires de 1,57 milliard d'euros au troisième trimestre, en hausse de 10,1 % (+6,2 % à périmètre et changes constants).

Carrefour : le distributeur a légèrement abaissé ses objectifs 2026, invoquant « la dégradation de la situation sociale et sécuritaire » en France.