Vous faisiez partie des « procrastinateurs » des départements 50 et plus ayant attendu l'approche de lultime délai, jeudi 23h59 ? Au moment de valider votre déclaration en ligne, à 23h passées, vous avez fait face à une « erreur technique » ? Pas de panique ! Sollicitée sur Twitter par plusieurs contribuables, le compte officiel de la Direction générale des Finances publiques (Dgfip) a reconnu lexistence de « problèmes techniques », pour certains contribuables. Dans un premier temps, @dgfip_officiel a publié le tweet suivant : « Les usagers qui narriveraient pas à finaliser leur déclaration de revenus suite à un problème technique (cf image) pourront envoyer une déclaration papier. » Epinglé dans la soirée, jeudi, ce tweet a par la suite été supprimé. Mais la Dgfip a répété ce discours de clémence à quelques « tweetos ». Elle a précisé à cBanque qu'il s'agit d'un problème identifié depuis plusieurs semaines et limité à quelques contribuables.
Si vous avez fait face à ce type derreur technique, il est toutefois conseillé de motiver lenvoi du formulaire papier sur votre déclaration envoyée par courrier, en joignant une explication ou une impression de la page derreur, par exemple. Comme indiqué dans le message derreur, « les données précédemment validées ont été sauvegardées » : le Trésor public devrait donc être capable de repérer des contribuables envoyant une déclaration tardive, sans avoir été victime de ce bug de dernière minute. Pour rappel, faute dexplication valable, une déclaration tardive entraîne une majoration dimpôt (de 10% puis 20% voire plus selon le retard) et des intérêts de retard. Des formulaires papier 2042 sont disponibles dans tous les centres d'impôt et téléchargeables directement sur le site www.impots.gouv.fr.
Le bug du lundi 3 juin provoqué par une attaque informatique ?
Le bug généralisé, lundi soir, a été provoqué par un afflux de connexions (3 millions en simultanée) à lespace « déclaration en ligne » sur impots.gouv.fr. Un pic de connexions dû aux déclarations de dernière minute, pour les habitants de la région parisienne, Lyon ou encore Strasbourg et Lille. Mais cet afflux pourrait aussi être dû à une attaque malveillante. Selon les informations de franceinfo, « des adresses IP suspectes venues de l'étranger ont été repérées ». Deux enquêtes ont été ouvertes, lune par lAgence nationale de sécurité des systèmes dinformation (Anssi), lautre en interne au ministère des Finances.



















