Des milliards comme s'il en pleuvait. Joël Giraud, le rapporteur général du Budget à l'Assemblée vient de chiffrer les baisses d'impôts décidées par le gouvernement. Résultat, daprès ses calculs, ce sont 11 milliards deuros qui à ce jour ont été rendus aux ménages depuis le début du quinquennat.
Dans le détail, ils ont bénéficié de 7 milliards deuros avec la suppression en cours de la taxe dhabitation pour 80% des particuliers. Les nouvelles règles sur la fiscalité du capital avec la mise en place de lIFI à la place de lISF et lentrée en vigueur du prélèvement forfaitaire unique, à savoir la flat tax, ont libéré 5 milliards deuros. « Lexonération et la défiscalisation des heures supplémentaires soutiendront le pouvoir dachat à hauteur de près de 3 milliards deuros en 2019 », ajoute le député dans son rapport dinformation. Un coup de pouce plus quannulé par les relèvement successifs des prix du tabac (1,4 milliard deuros) ou encore la hausse de la fiscalité énergétique avec la taxe carbone (2,4 milliards deuros). Et ce n'est pas fini ! Dautres baisses dimpôts sont prévues dici 2022 : 13 milliards deuros très exactement grâce à la lexonération totale de la taxe dhabitation pour lensemble des Français.
Au total, si on ajoute les « cadeaux » aux entreprises avec notamment la réduction du taux de limpôt sur les sociétés et la montée en charge du CICE, transformé en baisse pérenne de cotisations sociales, la baisse des prélèvements obligatoires, gravée dans le marbre, atteint 32 milliards deuros sur 5 ans.
Mais surprise, de nouvelles baisses dimpôts sont (encore) à venir. Emmanuel Macron doit sortir de son chapeau des mesures pour répondre à limpatience sociale traduite par la fronde des Gilets jaunes. Lors dune conférence de presse, ce soir, il devrait annoncer une baisse de la pression fiscale pour les classes moyennes, financée par la « suppression de certaines niches fiscales », daprès son projet d'allocution qui devait à lorigine être prononcé le jour de lincendie de la cathédrale Notre-Dame.
Eventé dans la presse, celui-ci prévoyait aussi la réindexation des pensions inférieures à 2 000 euros par mois dès 2020, mais aussi la pérennisation de la prime exceptionnelle jusquà 1 000 euros, défiscalisée et désocialisée. Aujourdhui ouverte aux salariés touchant jusqu'à 3 600 euros mensuels net, elle a bénéficié à 29% des salariés selon un sondage publié hier par lIfop.
















