La banque Natixis a dégagé en 2010 un résultat net de 1,732 milliard d'euros, contre une perte de 1,388 milliard un an plus tôt, grâce à la baisse du coût de ses actifs illiquides, à un moindre coût du risque et à une bonne maîtrise de ses frais.

Sur le seul quatrième trimestre, le bénéfice net est en baisse de 48%, à 442 millions d'euros, mais reste néanmoins supérieur aux attentes des analystes, qui tablaient sur un bénéfice de 349 millions, selon un consensus établi par Dow Jones Newswires.

L'évolution favorable du résultat tient en grande partie à celle du portefeuille d'actifs illiquides (difficiles à vendre), essentiellement des produits américains qui sont devenus indésirables depuis la crise financière. Alors qu'ils avaient généré une perte avant impôt de 2,863 milliards d'euros en 2009, ils n'ont amputé le résultat que de 182 millions l'an passé. Grâce à diverses cessions, le portefeuille ne pesait plus que 7,4 milliards fin 2010 (en encours pondérés) contre 29,7 milliards à fin juin 2009.

Autre point positif des résultats 2010, la maîtrise des frais généraux, qui ont progressé moins vite (4%) que le produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires, en hausse de 10%). Le groupe a réussi à dégager des synergies de coûts, dans le cadre de son plan stratégique, baptisé New Deal, à hauteur de 142 millions d'euros.

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Par ailleurs, Natixis a également constaté une amélioration du coût du risque, en baisse de 78%, hors portefeuille d'actifs illiquides.