« Si nous ne maîtrisons pas la trajectoire de la dette, nous courons le risque d'un étouffement financier », prévient l'ancienne ministre des Comptes publics, qui a quitté Bercy en début d'année. « La charge de la dette atteindra déjà 90 milliards d'euros l'année prochaine », souligne-t-elle. Selon Mme de Montchalin, « une hausse de 100 points de base des taux d'intérêt (soit un point de pourcentage, NDLR) représente un surcoût annuel de 40 milliards d'euros à un horizon de sept ans. Soit trois fois le budget annuel de la Justice. »
Pour éviter de perdre « nos marges de manuvre et notre souveraineté », il est « indispensable » de ramener le déficit public sous la barre des 5 % d'ici 2027, insiste Mme de Montchalin. Le projet de budget 2027 de la France, débattu depuis mardi à l'Assemblée nationale, a pour objectif de ramener le déficit public à 5 % du produit intérieur brut (PIB), après 5,4 % en 2026. Mais son adoption apparaît très incertaine, faute de majorité et à l'approche de l'élection présidentielle.




















