Pénibilité : des « marcheurs » de l'aile gauche déplorent des avancées « insuffisantes »

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Cinq députés LREM de l'aile gauche ont regretté jeudi des avancées « insuffisantes » sur la pénibilité à l'issue d'un premier cycle de concertations entre le gouvernement et les partenaires sociaux, affichant leur volonté « d'aller plus loin » dans le cadre de l'examen de la réforme des retraites à l'Assemblée.

Dans un communiqué, ces élus emmenés par la « marcheuse » Martine Wonner, membre du « collectif social démocrate », qui réunit des députés LREM à la fibre sociale, prennent « acte de l'impossibilité pour les partenaires sociaux et le gouvernement de s'accorder sur la prise en compte de la pénibilité ».

A l'issue d'une réunion à Matignon avec les organisations syndicales et patronales, le Premier ministre Édouard Philippe a salué jeudi de « nouvelles avancées sociales », mais admis qu'il n'y avait « pas de consensus » sur la question de la prise en compte de la pénibilité.

Les élus de l'aile gauche formulent le vœu que les négociations soient « conclusives à terme ».

Mais, ajoutent-ils, « si jusqu'ici, nous, députés de la majorité, avons toujours choisi de faire confiance aux acteurs du dialogue social, il relève de notre devoir de nous saisir de l'examen du projet de loi la semaine prochaine dans l'hémicycle et de faire valoir nos pleines prérogatives de législateurs », alors que l'examen de la réforme débute lundi.

Ces députés - Mme Wonner, Delphine Bagarry, Stella Dupont, Hubert Julien-Laferrière, Marion Lenne et l'ex-LREM Jennifer de Temmerman - plaident pour faire « confiance aux parlementaires » et précisent qu'ils entendent « renforcer » le texte par des amendements.

De son côté, le corapporteur Jacques Maire, chargé de la partie de la réforme qui traite notamment de la pénibilité, a fait valoir auprès de l'AFP que les parlementaires étaient « dans une situation assez contrainte » sur ce sujet avec le souci « évidemment de privilégier l'accord » des partenaires sociaux.

« Nous allons faire des amendements et nous allons nous exprimer clairement à l'ouverture des débats pour dire qu'il faut absolument que le sujet débouche, sinon en deuxième lecture, on légifèrera », a-t-il indiqué, jugeant que « c'est le dernier moment ».

« A chaque fois qu'il y a un accord avec les partenaires sociaux il faut faire un pas de recul et sur le reste il ne faut pas charger la barque », a-t-il plaidé plus globalement.

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