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Livret A : la baisse de rémunération au 1er février se précise

Un Livret A et des pièces
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François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, a affirmé mercredi ne pas voir de raison de déroger à la formule de calcul du taux du Livret A, qui doit être actualisé le 1er février, laissant ainsi augurer une possible baisse de ce taux.

À l'heure actuelle, « il ne semble pas y avoir aujourd'hui de raison de déroger par exception à la formule de calcul du Livret A », a déclaré François Villeroy de Galhau à l'occasion de son audition annuelle devant la commission des Finances du Sénat. Cette formule est basée sur la moyenne des taux d'intérêt à court terme et de l'inflation des six derniers mois. Si elle était appliquée telle quelle, le taux de rémunération du Livret A devrait être ramené au 1er février à son niveau plancher, soit 0,5%.

La Banque de France transmettra cette semaine son analyse définitive au ministre de l'Économie et des Finances, qui décide en dernier ressort d'appliquer ou non la formule de rémunération de ce Livret, détenu par 55 millions de personnes en France et qui sert par ailleurs à financer le logement social. Mais cette décision, qui concerne aussi le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), se révèle hautement politique : ces dernières années, cette formule a été réformée à de multiples reprises par les gouvernements successifs pour souvent finir par ne pas être appliquée.

Un casse-tête pour les autorités

Cette question est un casse-tête depuis plusieurs années pour les autorités, qui doivent jongler avec les intérêts parfois contradictoires des établissements financiers qui gèrent une partie de ces fonds, des épargnants et du logement social. Et ce, dans un contexte de taux bas généralisés qui complique la tâche de faire fructifier l'argent.

Actuellement fixé à 0,75%, la rémunération du Livret A n'a plus bougé depuis 2015. « Il y a un modèle français de l'épargne réglementée [qui] n'existe chez aucun de nos voisins européens » et sa pérennité « passe par un bon équilibre entre un financement favorable du logement social et une juste rémunération des épargnants », a souligné François Villeroy de Galhau. « L'enjeu, c'est la construction de 17.000 logements sociaux de plus ou la rénovation de 52.000 autres ».

Selon François Villeroy de Galhau, le LEP (livret d'épargne populaire) « reste l'instrument de protection du pouvoir d'achat de l'épargne populaire, avec un taux de rémunération plus élevé que celui du Livret A ».

Lire aussi : Pourquoi votre banque rêve que vous fermiez votre PEL

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Par la rédaction avec AFP

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