Le député LREM et chef d'entreprise Sylvain Maillard, cité dans les Pandora papers pour avoir été lié à une structure aux Seychelles, a déposé plainte jeudi pour diffamation contre le journal Le Monde, a-t-on appris auprès de son avocat.

« Sylvain Maillard attend de la justice qu'elle rétablisse son honneur et la vérité des faits », a déclaré dans un communiqué transmis à l'AFP Me Mathias Chichportich.

Dans son édition de mercredi, le quotidien Le Monde révélait que l'élu de Paris avait été l'associé à hauteur de 25% d'une société écran seychelloise pour la vente en ligne de toupies « Beyblade » importées d'Asie, à la mode dans les cours de récréation il y a quelques années.

L'associé de M. Maillard, seul à avoir été retrouvé à l'époque, a été condamné à verser plus de 60.000 euros à Hasbro, titulaire exclusif des droits de « Beyblade », pour contrefaçon et préjudice commercial en 2014.

Dans le communiqué, Me Chichportich assure que son client « ignorait totalement l'existence » de la société « jusqu'à la prise de contact des journalistes du Monde ».

« Cet état de fait est attesté par l'un des associés de M. Sylvain Maillard qui affirme avoir usurpé son identité et lui avoir dissimulé l'existence de cette société », ajoute-t-il.

Dans la plainte avec constitution de partie civile, consultée par l'AFP, il assure que, « contacté par l'un des deux journalistes » du quotidien, M. Maillard « a fait preuve de la plus grande transparence pour démontrer son absence d'implication dans un système d'évasion fiscale, dans un quelconque commerce de contrefaçon ».

« L'intégralité de ses revenus et de son patrimoine a toujours été déclaré et fiscalisé en France », souligne encore Me Chichportich, affirmant dans sa plainte que les écrits du Monde visant M. Maillard « ne procèdent pas d'une enquête sérieuse », et manquent de « base factuelle suffisante ».

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Bercy a lancé des vérifications concernant la présence ou non de résidents fiscaux français parmi les personnes épinglées dans les Pandora papers, a indiqué mardi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Les révélations Pandora papers, qui s'appuient sur quelque 11,9 millions de documents provenant de 14 sociétés de services financiers, ont mis au jour plus de 29.000 sociétés offshore.

L'opacité entourant ces sociétés situées dans des pays ou territoires à la fiscalité très avantageuse peut être utilisée afin de dissimuler des actifs financiers et de frauder l'administration fiscale. Selon le Monde, 600 Français apparaissent dans l'enquête des Pandora papers.