Le projet d'accord fiscal mondial sur une imposition minimale de 15% des bénéfices des entreprises est considéré par 77% des dirigeants d'entreprise comme « un fort sujet de préoccupation pour leurs objectifs de croissance », selon une enquête publiée mardi par KPMG.

Les règles techniques qui s'imposeront aux entreprises une fois adopté le projet de réforme soutenu par 134 pays « ne sont pas encore définies », mais de premiers éléments montrent qu'elles conduiront à « l'application de nouvelles méthodes », a expliqué à l'AFP KPMG-France.

Seront notamment nécessaires « la mise en œuvre de nouveaux reporting ou systèmes d'information », précise le cabinet de conseil qui constate qu'il est difficile aujourd'hui pour les entreprises « d'estimer l'impact de la mesure, d'où la préoccupation ».

Les dirigeants craignent aussi « des divergences, des zones d'ombre, des interprétations différentes et des différends entre Etats » dans la mise en œuvre de l'accord trouvé au sein de l'OCDE, toujours selon KPMG-France.

Selon l'enquête réalisée auprès de 1 325 dirigeants d'entreprise de 11 secteurs industriels dans 11 pays à travers le monde du 29 juin au 6 août, 87% ont confiance dans la capacité de croissance de leur entreprise et 60% se montrent confiants dans les perspectives de croissance de l'économie mondiale.

La moitié d'entre eux « identifient les coentreprises, les fusions-acquisitions et les alliances stratégiques comme principales stratégies de croissance ».

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Enfin, leurs trois sujets de préoccupation majeurs sont à égalité la cybersécurité, les sujets liés à l'environnement et la sécurité de la chaîne d'approvisionnement.