Face à la période d'inflation actuelle, le prix des loyers est en augmentation. L'indice de référence des loyers a ainsi bondi de 2,48% depuis le début de l'année et cela devrait continuer dans les mois à venir, jusqu'à atteindre 5% à la fin de l'année. Dans ce contexte, le gouvernement étudie des mesures pour limiter cette hausse, mais il écarte pour le moment le gel des loyers.

L'inflation actuelle pose des problèmes sur le pouvoir d'achat des ménages. Et il y a un domaine dans lequel les conséquences se font davantage ressentir : le logement, qui correspond la première dépense des Français. Afin de limiter l'augmentation des loyers, le gouvernement d'Elisabeth Borne planche sur des mesures mais il exclut le gel des loyers, rapportent nos confrères de Capital.

L'indice de référence des loyers en hausse

Depuis le début de l'année 2022, l'indice de référence des loyers (IRL) a progressé de 2,48%, une hausse jamais vue depuis 2008. Or, c'est celui sur lequel se basent les propriétaires bailleurs pour réviser les prix des loyers. Les spécialistes estiment que cet indice va continuer de grimper pour atteindre 3,6% en juillet, puis 5% d'ici la fin de l'année.

Plusieurs associations de défense des consommateurs ont proposé de geler les loyers dès le 1er juillet pour 12 mois pour le secteur privé et le parc social. Mais le gouvernement s'y refuse pour l'instant.

Différentes propositions faites au gouvernement

Une rencontre avec les représentants du logement social, du logement privé et des professionnels de la location immobilière a eu lieu mercredi 1er juin. Pendant celle-ci, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, et la ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Amélie de Montchalin, leur ont demandé de prendre part à l'effort.

Professionnels : les offres en ligne les moins chères pour limiter vos frais bancaires

Certains ont alors émis l'idée de lisser sur 6 ou 12 mois la hausse de l'indice de référence des loyers, d'autres ont suggéré de revoir les modalités de calcul de cet indice afin d'en sortir la composante prix de l'énergie. L'Union sociale pour l'habitat (USH) a, elle, proposé un « bouclier logement ». Le gouvernement va maintenant étudier ces différentes propositions.