Une façade d'un immeuble de logements « dépolluante », présentée comme la première de France et capable d'absorber l'équivalent des rejets en CO2 de 20 voitures par an, a été inaugurée mercredi à Saint-Louis (Haut-Rhin).

Le revêtement de la résidence de 51 appartements du promoteur régional Trianon est conçu pour décomposer de façon naturelle les particules polluantes et ainsi empêcher leur fixation sur la façade, ont expliqué le promoteur et le cabinet DLRW, architecte du projet.

La brique dont se pare l'immeuble intègre un ciment mis au point par le fabricant Ciments Calcia qui applique la photocatalyse, c'est-à-dire le fait d'utiliser la lumière pour accélérer le phénomène d'oxydation en mesure de transformer en « composés anodins », non polluants, des substances organiques et inorganiques, a exposé Damien Cordier, architecte et dirigeant de DRLW.

Ainsi dotée de « propriétés dépolluantes, autonettoyantes et bactéricides », cette façade est la première du genre « pour des logements en France, d'après nos recherches » a souligné M. Cordier, précisant que de tels procédés avaient été déjà mis en œuvre sur des bâtiments tertiaires.

Cette innovation a représenté un surcoût de 100.000 euros sur les 6,5 millions d'euros de montant des travaux, a indiqué Cédric Simonin, PDG de Trianon Résidences.

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Le C02 qu'absorbe l'immeuble de Saint-Louis équivaut à celui de « 50 arbres plantés », a comparé M. Simonin.

Si ce prototype « qui marche » se généralise, il pourra apporter une contribution significative à « l'objectif de bâtir des villes plus vertes », a-t-il commenté lors de la cérémonie d'inauguration.