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Immobilier : une enquête sur une possible arnaque entre France et Etats-Unis

projet immobilier
© Chlorophylle - stock.adobe.com

Une dizaine de plaintes de personnes s'estimant flouées après avoir cru investir dans l'immobilier aux Etats-Unis par l'intermédiaire d'une société de la Côte d'Azur ont été reçues au parquet de Grasse (Alpes-Maritimes), qui enquête sur une possible escroquerie de vaste ampleur.

Plus de dix plaintes ont été déposées et davantage pourraient l'être prochainement, a précisé à l'AFP la procureure de Grasse Fabienne Atzori, qui a ouvert une enquête préliminaire pour « escroquerie, abus de confiance ». Dans cette affaire, révélée plus tôt par le site d'information Mediapart, les clients ont investi ces dernières années des sommes pouvant tourner autour de 50 à 70 000 dollars (46.000 à 64.000 euros) l'unité dans ce qu'ils pensaient être des biens immobiliers mis en location à Detroit (Michigan).

Les investissements leur étaient proposés par une société de Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes), qui les « mettait en relation avec un tiers », a précisé la procureure. Les clients se voyaient promettre des biens « pas très chers, rentables, avec une solution de financement très avantageuse et très peu se déplaçaient pour voir » sur place les immeubles.

Des difficultés financières seraient toutefois apparues début janvier, faisant douter certains clients de la réalité de leur investissement. « Certains ont tenté d'obtenir des explications », et ont fini, au printemps, par déposer plainte.

Une pyramide de Ponzi ?

L'enquête s'annonce complexe : elle recouvre des faits commis en partie à l'étranger, devra déterminer le caractère organisé ou non d'une éventuelle escroquerie et « l'existence ou non de plaintes antérieures », a précisé la procureure. Parmi les hypothèses que devront examiner les enquêteurs, celles d'une pyramide de Ponzi, l'une des escroqueries d'ampleur les plus classiques : une victime achète un bien et reçoit des loyers qui sont en fait financés par le recrutement d'une deuxième victime, la fraude pouvant prospérer ainsi jusqu'à prendre des proportions considérables.

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Par la rédaction avec AFP

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