Sauver l’hôpital public.

agra07

Contributeur régulier
Bonjour,
Proposition (un peu) iconoclaste repérée un un forum de Total et postée par un contributeur :

Shamrock888

21 avril 2020•17:18

Tiens, il se fait tard, on a allumé un bon feu, je vous raconte mon monde fiscal idéal :

1) La TVA - actuellement à 20 % en général, je ne vais pas discuter des détails de tous les taux - représente pratiquement la moitié des ressources fiscales de l'état français.
Donc, commençons par doubler la TVA et supprimons tous les autres impôts et taxes - tous ! Plus d'impôt sur le revenu, plus de CSG, plus rien sur les héritages, le gas-oil a son coût de production, etc...
Au lieu de payer les produits 1,20, on va les payer 1,40 soit 17 % d'augmentation.
Pour améliorer au passage le pouvoir d'achat des français, j'augmente les salaires de 20 %, on va voir en deuxième étape que c'est possible. Notons que l'avantage de cette formule c'est que les produits importés sont taxés comme les produits français.
2) Les charges sociales représentent à peu près autant que le budget de l'état.
Doublons donc de nouveau la TVA - elle passe à 80 % et on paye les produits 1,80 ce qui représente une augmentation totale de 50 % - et supprimons toutes les charges. Ceux qui ont déjà fait des payes savent que les charges sur salaires (dites patronales + dites salariales) représentent autant que le net versé aux salariés. On peut donc doubler les salaires.

Résultat : les salaires ont doublé et le prix des produits achetés n'a augmenté que de 50 %. Les produits importés ne sont pas favorisés comme chaque fois qu'on ajoute une taxe ou un impôt bien franco-français. Le pouvoir d'achat a donc augmenté de 33 %.

Au passage, on a enlevé leur travail à au moins 4 millions de français - ceux qui travaillent aux impôts, à l'Urssaf, dans les services de comptabilité, ceux qui les vérifient, etc.
Soit ils restent chez eux, payés pareil, à faire ce que bon leur semble, soit ils continuent à servir leurs concitoyens mais au sein des services de santé, sécurité, justice, éducation, etc.

Alors ?
La proposition est effectivement fantaisiste et serait très inégalitaire.
Nous avons en France plusieurs types d'impôts concernant les personnes physiques:
- Sur le patrimoine: droits de succession et IFI, progressifs.
- Sur les revenus: IR progressif
PS taux fixe
-Consommation: TVA taux fixe.
La palette est complète me semble t-il.
La progressivité des taux de certains impôts est nécessaire du point de vue de la solidarité et de la réduction des inégalités.
La seule vraie question qui se pose est de savoir où on place les curseurs.
 

g.b

Contributeur régulier
Idem. Comme je l'avais exposé auparavant, ce n'est pas du tout dans leur tempérament/mentalité de créer ce genre de choses. Par contre, ce sont les premiers à chercher à faire sauter les sécurités parce que c'est contraignant... Ou tout simplement qu'ils les ont mal comprises et/ou traduites (anglais), et donc mal appliquées. Ou que les tests et les seuils d'acceptation sont en-deçà des normes établies. Ça, c'est même certain.

https://www.cnews.fr/monde/2020-05-...rait-supprime-des-photos-de-son-site-internet
 

CharlyBgood

Contributeur régulier
Bonjour,
A toutes fins utiles:
Thomas Picketty

Je vais même pas regarder, tant je connais les thèses partiales de cette ex-rock star de l'économie, qui a bcp perdu de sa superbe en ayant soutenu hasardeusement un certain François H.

La France dépense déjà bcp dans le Social.
Mais elle ne gère pas correctement, saupoudre énormément et ne fait pas suffisamment d'évaluation.

Ce qui agace les contribuables, au fond, ce n'est pas tant le niveau des dépenses publiques, mais leur rapport coût / efficacité et service (public) rendu à la collectivité.

Et force est de constater que chroniquement, c'est très médiocre.
 

moietmoi

Top contributeur
un résultat du ségur: renforcer les ArS au niveau départemental: rajouter un peu de bureaucratie, ça ne fait pas de mal?
 

CharlyBgood

Contributeur régulier
un résultat du ségur: renforcer les ArS au niveau départemental: rajouter un peu de bureaucratie, ça ne fait pas de mal?

Tout ça m'irait bien si on en enlevait plus en central;
mais comme d'hab, on ajoute une couche sur d'autres couches, sans véritablement réformer: la sédimentation administrative continue
Tout ça est désespérant ...
 

zizou

Contributeur
Voici ce que j’écrivais il y a plusieurs mois

La mise en garde des autorités sanitaires française contre l’utilisation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, aspirine, etc.) en cas de fièvre a suscité de nombreuses réactions en France .

Cette information vient d’être démentie dans une lettre intitulée « Misguided Drug Advice for Covid », publiée dans la prestigieuse revue Science, des chercheurs mettent en avant l’absence de preuves scientifiques solides permettant d’incriminer les AINS ;

Aujourd’hui à la suite d’une publication voici que l’OMS recommande :

Un anti-inflammatoire peu cher. Les corticostéroïdes sont des molécules largement utilisées partout dans le monde et peu chères. Elles ne s'attaquent pas directement au virus. Au contraire, ce sont des anti-inflammatoires, ce qui signifie qu'ils vont diminuer la réponse immunitaire de l'organisme. Cela permet d'éviter "l'orage de cytokines" ou "tempête inflammatoire", lorsque le système immunitaire s'emballe tellement qu'il surréagit et se retourne contre l'organisme. A l'avenir, d'autres études devront préciser les dosages possibles, la durée de traitement ou encore la possibilité d'associer les corticostéroïdes à d'autres molécules, comme le remdesivir.
 

Toward

Contributeur régulier
Les corticoides (hormone naturelle, issue des reins) sont également largement mieux tolérées que la chloroquine (famille des antipaludéens, dérivé de la quinine) par exemple, sur de courtes périodes (moins de 3 mois).
 

mvhrb888

Contributeur régulier
Ne confondons pas :
D’un côté, les anti-inflammatoires nommés corticostéroïdes (cortisone, cortisol...), dont le cortisol fait partie, (et c’est une hormone fabriquée par les glandes surrénales),

De l’autre les anti-inflammatoires non stéroïdiens (c’est-à-dire qui ne font pas partie des premiers), tels que l’aspirine et l’ibuprofène.

Au secours Manu... Mais où es-tu ?
 
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