Ipsen - FR0010259150 IPN

poam5356

Modérateur
Staff MoneyVox
Bonjour,

Résultats publiés ce matin.... Qui ne semblent pas satisfaire les investisseurs.
Pourtant, si investisseurs et "ânes à listes" ne sont pas satisfaits, moi je leur accorde beaucoup d'intérêt et je conserve une bonne opinion du laboratoire... Moins de l'action qui a dévissé depuis ses + hauts vers les 150€. C'est ainsi, on fait avec..!!

Vous trouverez, après le graphique de l'action, des extraits de l'entretien accordé par le PDG par intérim, Aymeric Le Chatelier à Agefi-Dow Jones (cet entretien ne sera peut-être pas accessible en consultation libre sur internet) +quelques chiffres des résultats publiés, notamment sur ceux des principaux médicaments du groupe.

Ipsen en UT Jour :

Ipsen_13_02_2020.gif

Canal baissier (en bleu) depuis septembre 2018.
Niveau intéressant sur les 62€ avec un support horizontal (trait plein en vert).
Les cours sont venus y rebondir le 24 janvier 2020 à un point précis correspondant au croisement de ce support avec la base du canal baissier et un support baissier secondaire.
Le touché sur ce niveau s'est fait dans un très gros volume.
Sera-t-il de nouveau visité, et jouera-t-il son rôle?
Je l'espère.
L'action va peut-être trouver sur ce niveau de 62€ une base solide et propice à un nouveau départ.
Pourquoi pas à l'occasion de la présentation du nouveau DG, lorsque celui-ci sera connu (voir ci-dessous)
Je renforcerais volontiers à ce moment là!

Morceaux choisis dans la presse d'aujourd'hui :
"Le laboratoire pharmaceutique a, comme attendu, révisé en baisse ses prévisions de chiffre d'affaires et de marge opérationnelle des activités pour l'exercice 2022.
La déception boursière est à la mesure des attentes élevées qui reposaient sur le palovarotène, seul produit du portefeuille de Clementia, société de biotechnologie rachetée par Ipsen l'an dernier pour 1,04 milliard de dollars. Ipsen espérait commencer à tirer profit de l'acquisition de Clementia dès 2021, anticipant une contribution significative sur les ventes et une marge élevée, à même d'améliorer la profitabilité du groupe.

Selon la plupart des analystes, l'action Ipsen restera sous pression tant que le laboratoire n'aura pas nommé son prochain directeur général. Fin décembre, David Meek, qui occupait ce poste depuis 2016, a démissionné et quitté le conseil d'administration du groupe pour rejoindre la société FerGene. "


Entretien avec Aymeric Le Chatelier, directeur financier et directeur général par intérim d'Ipsen
(DowJones Newswires le 13/02/2020 à 14:13)
"Agefi-Dow Jones: Quand espérez-vous reprendre le développement du palovarotène ?
Aymeric Le Chatelier:
"Pour l'instant, nos équipes analysent l'ensemble des données et échangent avec les responsables des différents essais cliniques, les comités éthiques, les patients, les médecins et les différentes autorités réglementaires, de manière à définir un cadre qui permette de redémarrer ces essais cliniques. Ces discussions pourraient toutefois s'étaler tout au long de 2020. Il convient d'être prudent quant à la poursuite du développement de palovarotène, d'autant que la demande est très importante, étant donné qu'il n'existe actuellement aucun traitement pour la FOP."

Les difficultés de développement du palovarotène vous font-elles regretter l'acquisition de Clementia ?
A. L.C. : "Non, car ces vents contraires sont inhérents à l'industrie pharmaceutique. La diversification dans le domaine des maladies rares, spécialité de Clementia, est stratégique pour Ipsen. Nous allons poursuivre dans cette voie, en reprenant dès que possible le développement du palovarotène, mais aussi en profitant de l'accord exclusif de licence signé en octobre avec la société biopharmaceutique américaine Blueprint Medicines, toujours dans la FOP."

Votre approche en matière de croissance externe est-elle remise en question ?
A. L.C. : "La déception liée au palovarotène nous amène effectivement à réfléchir et à ajuster notre politique d'acquisitions. Pour autant, nous maintenons nos objectifs, car le modèle d'innovation d'Ipsen repose sur des rachats d'actifs, qu'ils soient en phase de développement précoce ou non. Nous confirmons aussi que le groupe disposera fin 2020 d'une enveloppe d'un milliard d'euros pour réaliser des acquisitions, correspondant à deux fois notre Ebitda. Ipsen continue de regarder beaucoup de dossiers dans ses trois aires thérapeutiques (l'oncologie, les neurosciences et les maladies rares), et restera très actif. En revanche, nous serons encore plus disciplinés au moment de conclure des transactions, de manière à trouver le juste rapport entre la part de risque et le potentiel stratégique."

Comment comptez-vous restaurer la confiance avec la Bourse ?
A. L.C. : "J'espère qu'Ipsen inspirera de nouveau confiance, grâce à la qualité de ses résultats et de ses objectifs.
Concernant le palovarotène, il est important de rappeler notre engagement à ce que son développement se poursuive.
Pour la Somatuline, nous n'anticipons pas d'impact en cas d'arrivée sur le marché d'un nouveau générique cette année, alors qu'un premier est commercialisé en Europe depuis l'an passé. D'ailleurs, son rythme de pénétration est relativement lent. Nous nous assurerons par ailleurs que l'ensemble des investisseurs comprennent bien notre stratégie, qui consiste également à renforcer la croissance de notre portefeuille actuel, comprenant notamment les produits Cabometyx, Onivyde et Dysport."



Chiffres publiés ce matin :
Paris (awp/afp) - Ipsen, troisième groupe pharmaceutique français, est tombé dans le rouge en 2019 et revu à la baisse ses perspectives à horizon 2022, en raison de la dépréciation du palovarotène, une molécule phare de sa stratégie.
Sa rentabilité, mesurée par la marge opérationnelle des activités, a progressé en se hissant à 30,4% des ventes contre 29,7% en 2018.
Pour 2020, le groupe vise une croissance de ses ventes supérieure à 6% à taux de change constants, ainsi qu'une marge opérationnelle des activités d'environ 30%.
Le groupe a revu ses perspectives à la baisse pour 2022, sous le coup de la dépréciation de sa molécule palovarotène, acquise début 2018 en rachetant la biotech canadienne Clementia, pour 1,3 milliard de dollars.
Par conséquent, Ipsen, qui tablait sur un chiffre d'affaires de 3,2 milliards d'euros ainsi qu'une marge opérationnelle de ses activités supérieure à 32% des ventes dans deux ans, prévoit désormais des ventes à 2,8 milliards d'euros et une marge à 28% des ventes.


Les ventes l'année passée ont été dopées par sa médecine de spécialité (+17,2% à taux de change et périmètre constants) à 2,3 milliards d'euros :
- Son médicament vedette Somatuline a généré à lui seul plus de 1 Md€ (+18,3% sur un an).
La plupart des médicaments de spécialité du groupe sont également en forte croissance :
- Cabometyx (+63,5% à 242,2 M€), son nouvel anticancéreux,
- Onivyde (+16,9% à 134,7 M€), également un anticancéreux de nouvelle génération.
- Dysport (+10% à 388,3 M€), un antispasmodique.
 
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