Impact de la crise sur l'immobilier

Blister

Contributeur régulier
D'autres sont plus nuancés, Henry Buzy-Cazaux, président de l'Institut du management des services immobiliers (IMSI) table sur "une baisse des prix de l'ordre de 5 % pour les grandes villes dont Paris, 10 % pour les villes moyennes et les zones rurales".

Il ajoute "Les gens qui achètent à Paris ont des moyens supérieurs aux autres. Ils ne seront que peu concernés par l'impact économique de la crise" . "Les villes moyennes et zones rurales seront les plus touchées, les ménages y sont moins fortunés, plus fragiles et la baisse de solvabilité y sera plus forte".

S'il est probablement difficile de faire un pronostic sur les taux, je partage toutefois l'analyse sur la segmentation entre Paris et les villes moyennes/zones rurales. Le fossé devrait continuer à se creuser.
 

jmi12

Contributeur régulier
Analyse logique qui vise essentiellement l'immobilier d'habitation, mais la situation pourrait bien être identique voire pire pour l'immobilier d'entreprises, si la crise sanitaire dure, ce qui est probable, mettant en difficulté de nombreuses PME et TPE.
 

wwolf1

Contributeur
J'ai vu l'interview du président de Century21 sur Ecorama, un beau moment de langue de bois et d'argumentations contradictoires.
 

moietmoi

Top contributeur
Personne ne sait, je trouve tout de même facile de comparer les baisses liées aux crises, sans regarder le motif de la crise et ses répercutions;
en 1990/1992 la crise immobilière était due à une bulle des compromis, pas de l'immobilier en tant que tel; les marchands de biens gardant dans leurs mains ,les promesses, et les revendant , en créant artificiellement une hausse;(la pratique de la vente de promesse et interdite depuis);
il a suffit d'un tout petit coup de vent pour que les marchands de biens soient obligés de vendre "en vrai" les biens qu'ils détenaient, inondant la marché de biens pas cher;

Dans la crise actuelle, il pourrait se faire que , comme pour l'or, qui malgré le coté "refuge" n'a pas énormément monté,des acteurs défaits en bourse, ayant besoin de liquidités vendent leur biens;
Cependant d'un autre coté,de nombreux échaudés en bourse se reporteront sur l'immobilier;.....
 

Pikaoups

Contributeur
Cette crise est inédite et ses conséquences le seront également et de ce fait restent à mon avis encore largement imprévisibles.

Qui peut prédire quelles seront les réactions des français après 45 jours de confinement, quel impact psychologique aura ce confinement :

- un moral déprimé, une crainte par rapport à l'avenir ? ->des gens qui retardent leur projet d'achat et donc une baisse des prix

- un sentiment d'euphorie lors de la levée du confinement, l'envie de réaliser ses projets sans délais ? -> afflux d'acheteurs et hausse des prix

- une forte envie de changer de logement après des semaines dans un logement trop petit/sans extérieur ? -> forte demande et hausse des prix des maisons et du péri-urbain au détriment des appartements de centre-ville

Il existe une multitude de scénario qui sont totalement contradictoires et plus encore si on intègre les conséquences économiques de cette crise (récession durable, reprise rapide...).

Dans un tel contexte, il me paraît franchement difficile d'accorder quelques crédits aux prévisions, il faudra attendre la levée du confinement pour voir quel scénario se dessinera.
 

Blister

Contributeur régulier
Cette crise est inédite et ses conséquences le seront également et de ce fait restent à mon avis encore largement imprévisibles.

Qui peut prédire quelles seront les réactions des français après 45 jours de confinement, quel impact psychologique aura ce confinement :

- un moral déprimé, une crainte par rapport à l'avenir ? ->des gens qui retardent leur projet d'achat et donc une baisse des prix

- un sentiment d'euphorie lors de la levée du confinement, l'envie de réaliser ses projets sans délais ? -> afflux d'acheteurs et hausse des prix

- une forte envie de changer de logement après des semaines dans un logement trop petit/sans extérieur ? -> forte demande et hausse des prix des maisons et du péri-urbain au détriment des appartements de centre-ville

Il existe une multitude de scénario qui sont totalement contradictoires et plus encore si on intègre les conséquences économiques de cette crise (récession durable, reprise rapide...).

Dans un tel contexte, il me paraît franchement difficile d'accorder quelques crédits aux prévisions, il faudra attendre la levée du confinement pour voir quel scénario se dessinera.
Effectivement il est difficile de prédire ce qui va se passer mais parmi les hypothèse que vous citez, il y en a une à laquelle je ne crois pas, c'est la forte demande à la hausse du péri-urbain.
Le péri-urbain ne s'est déjà jamais remis de la crise de 2008, c'est celui de la France qui se désindustrialise, qui perd ses services publics, des déserts médicaux, et qui a vu émerger le mouvement des gilets jaunes du fait de son sentiment de déclassement.
Je crois au contraire, qu'avec cette crise, ces territoires vont continuer à sombrer car ils seront les premiers impactés du fait de la fragilité structurelle qui les caractérise.
Les emplois les plus qualifiés, les plus rémunérateurs, les meilleurs écoles, la plus forte attractivité internationale, les sièges des multinationales, des ambassades et des grandes administrations/ministères sont à Paris donc c'est un territoire qui bénéficie d'une résilience incomparable par rapport au reste du territoire.
Les crises sont souvent synonyme d'un retour sur les valeurs les plus sûres et celle-ci ne devrait pas faire exception.
 

wwolf1

Contributeur
Comme toujours l'immobilier de qualite (l'emplacement est le critere principal) resiste beaucoup mieux que le reste. Par contre, peu nombreux sont les specialistes a parier sur une hausse des prix dans les mois qui viennent, cela me semble de la science fiction !
 
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