Immobilier pour les riches

Aptenodytes

Contributeur
Après avoir changé les règles d'accès à un emprunt immobilier avec un taux d'endettement maximum de 35% en ne dépassant pas 25 années ainsi qu'une avance de 10% du prix du bien, le PTZ arrive à sa fin en 2022.
Une chance pour ce jeune primo-accédant sans épargne souhaitant acquérir sa RP, qui de surcroît constate des prix sur le marché hallucinant.

Mais ne vous inquiétez pas, avec une inflation à 2.1% d'après l'INSEE et des taux d'empreint qui vont manifestement augmenter dans les prochains mois, ce jeune primo-accédant ne pouvant pas se loger en périphérie des grandes villes aujourd'hui ne pourra pas se loger dans les zones rurales.

Alors oui, se chauffer au gaz risque de devenir une problématique pour ce jeune. Encore faut-il qu'il ait un chez-soi ....
 

moietmoi

Top contributeur
Une chance pour ce jeune primo-accédant sans épargne souhaitant acquérir sa RP
humm; cette période anormale a été courte; très courte aux alentours de 5 ans;
la norme a toujours été d'un apport, ainsi que des crédits inférieur à 25 ans voire 20 ans;
Une chance pour ce jeune primo-accédant sans épargne souhaitant acquérir sa RP,
ne peut on pas voir qu'on le protège?

des taux d'empreint qui vont manifestement augmenter dans les prochains mois,
pour l'instant, ils baissent encore

qui de surcroît constate des prix sur le marché hallucinant.
Pour moi, là est le vrai problème,
par exemple quand on prend en 1996 le m² Paris centre était de 2650 euros, il est de 12680 euros sur les prix standardisés des notaires;
Il fallait donc 459 heures de travail au smic(5,78 euros) pour un m², aujourd'hui il faut 1210 heures aux smic(10,48)...... le titre de ton post est juste!!!!!
 

Axiles

Contributeur régulier
La baisse des taux a favorisé ceux qui ont des gros salaires et donc une capacité d’emprunt qui a augmenté, au détriment de ceux qui mettent patiemment de l’argent de côté et dont l’épargne vaut moins. C'est un changement structurant, avec des gagnants et des perdants.

On peut le regretter mais l’explication est assez simple, avec un résultat global de hausse du pouvoir d'achat immobilier ces dernières années, malgré la hausse des prix : on est aujourd'hui en moyenne pas loin du plus haut de 20+ ans sur le pouvoir d'achat immobilier, en moyenne. Dans certaines régions, le foyer moyen peut s'acheter un 180m²... (même lien)

Bien sur c'est fort différent entre zones rurales et zones urbaines : ajoutez-y une pénurie organisée par l’interdiction de construire en hauteur à Paris ou un manque de permis de construire dans les zones tendues et les zones en croissance économique rapide, où les revenus se concentrent, filent de sommet en sommet depuis des années (modulo 2020-2021).

Mais tout cela n'est pas déconnecté d'une réalité économique certaine, où la richesse se concentre dans les grandes villes. Nul n'est obligé d'habiter à Paris, et s'ils manquent de salariés, les employeurs seront bien obligés d'augmenter les salaires.

Rajouter par dessus une couche de PTZ pour faire encore plus monter les prix ne me semble pas l'idée du siècle, face à ce qui est une crise de l'offre largement. L'IGF est ainsi très critique de l'intérêt du PTZ pour atteindre les objectifs qui lui sont fixés.
 

Aptenodytes

Contributeur
Ce qui est le plus amusant c'est de voir le temps de réaction du 1er ministre pour répondre à l'augmentation du tarif de l'énergie.

Mais ont-ils déjà regardé la courbe de Friggit ? Elle donne le vertige et aucune action n'a été proposée sauf la loi Lagleize qui peut en faire rire plus d'un.
 

Axiles

Contributeur régulier
Ce qui est le plus amusant c'est de voir le temps de réaction du 1er ministre pour répondre à l'augmentation du tarif de l'énergie.

Mais ont-ils déjà regardé la courbe de Friggit ? Elle donne le vertige et aucune action n'a été proposée sauf la loi Lagleize qui peut en faire rire plus d'un.
Friggit ne prend pas en compte le niveau des taux il me semble. Il rate donc l’éléphant dans le couloir qu’est la hausse du pouvoir d’achat permise par les taux bas.
 
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