Humania en procedure collective

MRGT34

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Dans l'article du JDD de dimanche dernier, sont évoqués d'autres faussaires du même acabit.

Je cite : " Bernard Gérard, un retraité habitant dans l’est de la France, avait, lui, souscrit un contrat avec la Financière Autrement (ex-Financière Mirabeau) créée par Jean-Pascal Mattei. La société aurait accumulé plus de 6.000 dossiers de ce type. « On s’est fait rouler. On a payé entre 1.500 et 6.300 euros et il fallait avoir une assurance protection juridique », s’insurge Bernard Gérard, qui a avancé 5.900 euros. Au sein du collectif Autrement, il a réuni près de 250 clients prêts à poursuivre la Financière, elle aussi en liquidation judiciaire. « J’ai écrit au Premier ministre, au service des fraudes et des impôts », poursuit-il. Moins exposé, Laurent de Badts, fondateur des Expertiseurs du crédit, s’est lancé en ligne avec d’autres produits. Il a senti le vent tourner fin 2015, quand les tribunaux ont commencé à débouter les plaignants. Le business des prêts erronés a fait tache d’huile : il a atteint l’île de La Réunion."

Point de détail à connaître : comme déjà indiqué, le sieur Mattei continue à sévir dans une autre société : Européenne d'Expertise et d'Analyse, basée à Marseille. C'est la même soupe qui est servie, avec le même taux d'échec, mais les honoraires pratiqués sont toujours aussi salés et l'amande, amère.

Au titre d'autres pseudo experts dont la presse ferait bien de s'occuper, nous avons la société XXXX dans le XX qui ferait dans le social mais dont le niveau d'expertise est de très médiocre qualité. La dame déclare bien connaître les pratiques bancaires (ce qui est parfaitement inexact) mais confond volontairement et allègrement ce qui est autorisé et interdit, pour le plus grand profit du cabinet !

A Tours sévit depuis longtemps un autre pseudo expert auto proclamé qui, dans une rapport d'une infâme qualité, construit la fausse erreur avec laquelle le client part se faire cartonner au tribunal. Le raisonnement de ce monsieur est subtil : lui considère qu'il aurait fallu intégrer tel ou tel élément dans le TEG, mais la banque et la cour pensent autrement. Donc ce n'est pas de sa faute si le client perd ... C'est exactement ce qui dit Mattei : ce sont les tribunaux qui sont contre lui, ils ne veulent pas reconnaitre qu'en droit, il a raison !!!

Je n'ai toujours pas tranché la question de savoir si on a à faire à de vrais escrocs ou d'authentiques illuminés !
 
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berdu35

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HC, de son côté, a ressuscité sous le nom d'Aequalia Consultants. Si on écoute son dirigeant qui est toujours le même et qu'il n'est plus nécessaire de présenter, les échecs à répétition devants les tribunaux, les clients sur la paille, c'est la faute de l'assureur, des avocats et même des juges mais jamais de la sienne. A l'arrivée, on se demande à quoi il sert vu que, visiblement, quand il affirme qu'un TEG est erroné, ça n'engage à rien, il ne doit être aucunement tenu responsable si le Tribunal en juge autrement.
 

zigo13

Membre
Autre info du jour: http://www.midilibre.fr/2018/04/09/...cle-d-humania-societe-heraultaise,1653502.php

Crédit immobilier : des milliers de clients perdus dans la débâcle d’Humania

Que cache la liquidation, fin 2017, de cette société basée à Pérols (Hérault) et spécialisée dans le crédit immobilier ?

On espérait récupérer 30 000 € sur les 250 000 € qu'on avait empruntés en 2011”, raconte Benoît, un habitant de Juvignac (Hérault). “Aujourd'hui on a dépensé 5 200 €, et on n'a aucune perspective.” Jean-Louis, qui vit près d'Avignon, pensait économiser 25 000 € sur le coût total des 100 000 € empruntés sur 15 ans. “Entre l'intermédiaire, Humania Consultants et les avocats, j'en suis à 5 900 €, et je viens d'apprendre qu'Humania a fermé. Je me sens complètement floué, lésé. Quand depuis dix ans on économise sou par sou, et qu'on réalise que tout est parti en fumée, c'est dur”.


6 000 clients
Benoît, Jean-Louis, et près de 6 000 autres personnes en France ont cru qu'ils allaient toucher le jackpot, en faisant appel à Humania Consultants. Daniel Margutti, le fondateur de cette entreprise de 20 salariés, à Pérols, près de Montpellier, avait trouvé une niche qui s'annonçait profitable : contester le calcul du TEG, le taux effectif global établi par les banques, lors de la signature d'un prêt immobilier. En cas de succès, le client espérait bénéficier d'un nouveau taux inférieur, voire même du taux légal, très en deçà de celui du marché.
Les failles juridiques découvertes par Daniel Margutti paraissaient séduisantes : “Nos clients ont gagné devant 53 banques et 35 tribunaux différents”, insiste le chef d'entreprise. Ses records ? “Un médecin et un patron montpelliérains qui ont obtenu ont 300 000 € pour l'un, un peu plus de 140 000 € pour l'autre, entre ce que la banque a rendu et ce qu'on leur a fait économiser sur le reste du prêt.”
Humania devient très vite leader sur ce créneau : en 2016, elle emploie 20 personnes, fait 6 M€ de chiffre d'affaires et revendique 6 000 clients. À la clé de sa réussite : une formule rassurante pour le consommateur. Humania propose une étude gratuite du dossier, puis, s'il y a matière, la mise en contact avec un avocat qui doit mener la procédure contre la banque. Cerise sur le gâteau : une assurance, General Assistance, qui doit couvrir en cas d'échec les frais engagés en justice, à hauteur de 8 200 €.
“J'ai versé 5 M€ aux avocats pour l'étude des dossiers, autant aux partenaires qui amenaient les clients et un peu moins de 2 M€ aux assurances. Au total, entre ce que je leur ai versé et ce que les clients leur ont versé, ce sont 21 M€ qui sont arrivés dans la poche de ces gens-là.” Problème : après des premiers succès en justice, la jurisprudence et la défense des banques s'affinent, et les décisions judiciaires deviennent moins favorables aux emprunteurs. De plus, en 2016, General Assistance cesse de rembourser les clients d'Humania, et affirme aujourd'hui, via ses avocats, avoir été trompée sur les données financières du contrat : selon elle, le montant total du sinistre pourrait se monter à 32 M€.
Liquidation judiciaire
Aujourd'hui, Daniel Margutti a déposé une plainte à Montpellier contre General Assistance, et une enquête ouverte notamment pour “escroquerie en bande organisée” est en cours. General Assistance a fait de même devant le tribunal de Nanterre.
Fin 2017, le tribunal de commerce de Montpellier a placé Humania Consultants en liquidation judiciaire, ses 20 salariés sont au chômage, et ses milliers de clients sont complètement perdus. “Si on se fait cartonner en justice parce que l'avocat n'a pas vu un problème de droit, est-ce que c'est moi le responsable ?”, clame Daniel Margutti, qui a assigné plusieurs avocats montpelliérains en responsabilité.

“Il aurait dû avoir les reins un peu plus solides, il a fermé très vite, ça cache quelque chose”, estime Benoît. “J'ai joué, j'ai perdu, j'ai été naïf”, souffle Thierry, un Montpelliérain qui a laissé 5 000 € dans l'affaire. “Ce n'était pas un jeu de hasard, on s'est fait arnaquer”, tranche Jean-Louis. Seule certitude pour l'instant : attaquer sa banque en justice reste une opération coûteuse. Et périlleuse.
Premiers procès
Une partie du multiple contentieux juridique de ce dossier tentaculaire se joue ce mardi 10 avril devant le tribunal de grande instance de Montpellier. Dans le cadre d’une procédure civile, une centaine d’ex-clients d’Humania, défendus par Me Bertrand de Campredon, qui affirme en avoir déjà rassemblé plus de 300 en France, assignent l’assureur, et à titre subsidiaire Humania et le courtier. La majorité des procès en contestation de TEG, initiés par Humania contre les banques, sont toujours en cours devant les tribunaux français.

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bon courage à tous...
 

MRGT34

Contributeur régulier
merci à tous d'éviter d'accuser nomément des personnes sur le forum public
[;;;]
A Tours sévit depuis longtemps un autre pseudo expert auto proclamé qui, dans une rapport d'une infâme qualité, construit la fausse erreur avec laquelle le client part se faire cartonner au tribunal. Le raisonnement de ce monsieur est subtil : lui considère qu'il aurait fallu intégrer tel ou tel élément dans le TEG, mais la banque et la cour pensent autrement. Donc ce n'est pas de sa faute si le client perd ... C'est exactement ce qui dit Mattei : ce sont les tribunaux qui sont contre lui, ils ne veulent pas reconnaitre qu'en droit, il a raison !!!

Je n'ai toujours pas tranché la question de savoir si on a à faire à de vrais escrocs ou d'authentiques illuminés !
Ce n'est pas Tours, mais Poitiers, pardon.
Le pseudo de cet expert cacochyme est J. P. XXXXXXXXX on comprend pourquoi :)

Pour le reste, info reprise dans le Dauphiné Libéré de ce jour.

Exploiter de supposés erreurs de calcul des taux d’emprunt
La société Humania consultants, comme d’autres en France, a proposé à partir de février 2013 d’exploiter des erreurs supposées, commises par les banques dans la fixation du taux effectif global (TEG) des crédits immobiliers. Parmi ces erreurs, certaines concernent le calcul du prêt sur 360 jours et non 365 ou 366, comme l’exige la loi, ou encore des erreurs juridiques dans la rédaction du contrat. Dans le processus de calcul du TEG, les banques doivent également ajouter de nombreux frais et coûts, parfois oubliés.

L’idée était donc de déceler ces erreurs et de réclamer, à l’amiable, à la banque l’application du taux légal, bien plus intéressant pour le client. Ainsi, celui-ci espérait pouvoir récupérer la différence, sous forme d’intérêts. Une jurisprudence de la cour de Cassation existe. Mais les écueils sont nombreux, notamment les délais de prescription des actions.
 
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MRGT34

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Ce qui est dommage est la répétition de la bêtise de taille relative à 360 jours et non 365 ou 366, comme l’exige la loi, mais il faut bien que le business continue !!! :mad:

Certains journalistes feraient mieux de plus travailler leurs papiers plutôt que de répéter des idioties lues ici et là, mais bon, c'est la vie ...
 
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MRGT34

Contributeur régulier
Re,

et pour finir, j'allais oublier une autre société spécialisée dans le faux TEG erroné, basée à Toulouse et accoquinée avec un cabinet d'avocat toulousain aussi : Analyse Finance Crédit.
Par exemple, pour prouver le "diviseur 360", dernière marotte en cours, l'expert B. n'hésite pas à tricher sur le décompte du nombre de jours entre deux dates (il en ajoute ou en retire, au gré des besoins de sa démonstration), voire même à inventer des dates qui l'arrangent ... Il n'est pas le seul, mais il s'en est fait une spécialité :)
 

Axiles

Contributeur régulier
En passant, Humania semble avoir une belle officine de propagande avec Mediaterranee, "journal" qui aligne les articles pour dédouaner Humania de toute responsabilité :
Ce "journal" n'affiche pas les dates de ses contenus (je ne parle pas d'article quand il s'agit d'une reproduction in extenso d'une lettre ouverte...) donc je suppose que le deuxième article date de mi 2017 et le dernier d'avril 2018. Le premier 2014 ?

Sinon sur le niveau de sérieux d'Humania, je laisse chacun juger au vu des arguments de la lettre ouverte de Margutti :

Ça sert aussi à ça d’avoir par devoir-soi 4 téraoctets d’archives, un peu de mémoire et un poil de bon sens.
Avec des arguments comme ça effectivement, on comprend mieux le taux de succès d'une entreprise dirigée par un autodidacte sur un secteur hautement technique
 

MRGT34

Contributeur régulier
Je crois qu'il vient du domaine informatique, gros système si j'ai bien compris ce que j'avais lu ...
 
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