Diverses questions sur les courtiers

Lyandrie

Nouveau membre
Bonjour,

J'ai quelques questions concernant les courtiers.

- Un courtier a son compte (indépendant ?) et un courtier qui a sa propre enseigne ?
- Un courtier qui n'est pas en cdi, travaillant pour une enseigne, vousfinancer, meilleuxtaux est il considéré comme indépendant ?
- Un courtier peut il travailler pour deux enseignes, vousfinancer et meilleuxtaux ?
- Un courtier qui travail pour les grandes enseignes vousfinancer, meilleuxtaux, comment obtient t il des dossiers ? Doit il les trouver seul ou ce sont les appelant ou ceux qui franchisent le pas de la porte qui fournissent les dossiers qui sont ensuite partagé entre courtier ?

Cordialement
 

Triaslau

Contributeur régulier
Bonjour,
tout dépend de qui le rémunère. Pour être indépendant il ne doit être rémunéré que par le client. Dans la pratique çà n'existe (presque) pas.

Si un courtier se prétend indépendant, demandez lui d'indiquer dans le mandat qu'il ne percevra aucune commission présente ou future, sous aucune nature que ce soit, de la part des établissements qu'il vous présentera.

Je ne comprends pas les autres questions, il y a plein de canaux de démarchages pour les courtiers, certains client vont venir d'eux même dans les agences, les autres vont répondre à des sollicitations après avoir fait des simulations sur internet et laissé leur numéro (souvent obligatoire). Dans ces enseignes "généralistes" aucun courtier indépendant.
 

baboune

Modérateur
Staff MoneyVox
En fait le terme courtier n'est utilisé que pour une seule catégorie d'intermédiaires en opérations de banque.

on distingue:
l'IOBSP courtier (il a des conventions avec les banques et travaille sous mandat de ses clients)
l'IOBSP mandataire de banque non exclusif ou exclusif ( il travaille sous mandat d'une banque ou plusieurs)
l'IOBSP mandataire d'IOBSP ( c'est le statut qui a remplacé celui d'agent commercial utilisé pour travailler avec un courtier. le mandataire IOBSP travaille donc pour un courtier)

Le fait qu'un courtier perçoive une commission ne veut pas dire qu'il n'est pas indépendant puisqu'il peut proposer à ses clients des financements dans des banques différentes selon le dossier du client.
à l'inverse du mandataire de banque qui, lui, ne peut proposer que les produits de la banque qui l'a mandaté.
Certes, le courtier va avoir au fil du temps des relations plus ou moins privilégiées avec certaines banques mais il n'est pas en obligation de travailler avec non plus.
Ainsi personnellement j'ai déjà par le passé résilié des conventions banques car je ne souhaitait plus travailler avec elles.
Certaines du reste sont revenues me chercher pour avoir à nouveau mes dossiers.

c'est en fait surtout une question de personnes et de mentalité.

Ensuite, juridiquement parlant, un mandataire d'IOBSP peut travailler pour 2 courtiers différents mais dans la réalité personne ne travaillera avec une personne qui bosse à la concurrence en même temps.
Par contre un mandataire IOBSP ne peut pas avoir lui même un mandataire IOBSP.

Cdt
 

Triaslau

Contributeur régulier
En fait le terme courtier n'est utilisé que pour une seule catégorie d'intermédiaires en opérations de banque.

on distingue:
l'IOBSP courtier (il a des conventions avec les banques et travaille sous mandat de ses clients)
l'IOBSP mandataire de banque non exclusif ou exclusif ( il travaille sous mandat d'une banque ou plusieurs)
l'IOBSP mandataire d'IOBSP ( c'est le statut qui a remplacé celui d'agent commercial utilisé pour travailler avec un courtier. le mandataire IOBSP travaille donc pour un courtier)

Le fait qu'un courtier perçoive une commission ne veut pas dire qu'il n'est pas indépendant puisqu'il peut proposer à ses clients des financements dans des banques différentes selon le dossier du client.
à l'inverse du mandataire de banque qui, lui, ne peut proposer que les produits de la banque qui l'a mandaté.
Certes, le courtier va avoir au fil du temps des relations plus ou moins privilégiées avec certaines banques mais il n'est pas en obligation de travailler avec non plus.
Ainsi personnellement j'ai déjà par le passé résilié des conventions banques car je ne souhaitait plus travailler avec elles.
Certaines du reste sont revenues me chercher pour avoir à nouveau mes dossiers.

c'est en fait surtout une question de personnes et de mentalité.

Ensuite, juridiquement parlant, un mandataire d'IOBSP peut travailler pour 2 courtiers différents mais dans la réalité personne ne travaillera avec une personne qui bosse à la concurrence en même temps.
Par contre un mandataire IOBSP ne peut pas avoir lui même un mandataire IOBSP.

Cdt


26. Qu’est-ce que le service de conseil indépendant ?

Le conseil est qualifié d'indépendant dès lors qu'il est rendu en considération d'un nombre suffisamment important de contrats de crédit disponibles sur le marché et que sa fourniture ne donne lieu à aucune autre rémunération que celle versée, le cas échéant, par le client, ni à aucune forme d'avantage économique.
L'intermédiaire de crédit qui fournit une prestation de service de conseil indépendant peut se prévaloir de l'appellation de conseiller indépendant.
 

svprets

Contributeur régulier

26. Qu’est-ce que le service de conseil indépendant ?

Le conseil est qualifié d'indépendant dès lors qu'il est rendu en considération d'un nombre suffisamment important de contrats de crédit disponibles sur le marché et que sa fourniture ne donne lieu à aucune autre rémunération que celle versée, le cas échéant, par le client, ni à aucune forme d'avantage économique.
L'intermédiaire de crédit qui fournit une prestation de service de conseil indépendant peut se prévaloir de l'appellation de conseiller indépendant.

Bonjour, m'est avis que l'interrogation portait, ici, sur le statut du professionnel => salarié ou indépendant ??? => "Un courtier a son compte (indépendant ?)..."
Par ailleurs, la prestation de service de conseil indépendant, à laquelle vous faites allusion, est à distinguer de celle relevant du mandat de recherche de capitaux proposée par le courtier...Nous ne parlons donc pas des mêmes métiers ni des mêmes missions...!!!!
Le courtier a l'obligation de moyens de s'enquérir d'un financement pour le compte d'un emprunteur auprès de ses partenaires...
Le conseiller, lui, "conseille"...Il apporte un avis éclairé...mais sans pouvoir le "chiffrer" avec précision...puisque sa mission relève, aujourd'hui, de la gageure...Il se heurte au refus des prêteurs, dans la majorité des cas, à lui adresser, hors cadre conventionnel !, toute proposition "individualisée"... quand bien même il est en capacité à prouver qu'il a été missionné par le client pour ce faire...

M'empresse de vous préciser que la rémunération due par l'emprunteur ET la commission bancaire sont clairement identifiées, en toute transparence, sur le mandant de recherche de capitaux remis au client...Cette "double" rémunération n'est nullement un frein à l'impartialité du courtier...puisqu'il a l'obligation de présenter l'ensemble des propositions en sa possession et qu'in fine l'emprunteur opte pour celle qui lui est la plus avantageuse...

Bref, en l'état, la mission du courtier est celle de lever des fonds auprès de ses partenaires quand celle du conseiller indépendant relève d'un "coaching" de l'emprunteur jusqu'à ce que ce dernier obtienne, en direct, un financement auprès d'un prêteur...
 

jp19

Contributeur régulier
il a l'obligation de présenter l'ensemble des propositions en sa possession et qu'in fine l'emprunteur opte pour celle qui lui est la plus avantageuse...
Le client aura beaucoup de mal à savoir si l'ensemble des propositions reçues par le courtier (ou si, au contraire, juste une partie) lui est transmis...

Après, le courtier a tout intérêt à ce que le client accepte l'une des propositions, donc il a tout intérêt à sortir ses meilleures cartes, c'est tout du moins ce que j'espère !
 

Triaslau

Contributeur régulier
Bonjour, m'est avis que l'interrogation portait, ici, sur le statut du professionnel => salarié ou indépendant ??? => "Un courtier a son compte (indépendant ?)..."
Par ailleurs, la prestation de service de conseil indépendant, à laquelle vous faites allusion, est à distinguer de celle relevant du mandat de recherche de capitaux proposée par le courtier...Nous ne parlons donc pas des mêmes métiers ni des mêmes missions...!!!!
Le courtier a l'obligation de moyens de s'enquérir d'un financement pour le compte d'un emprunteur auprès de ses partenaires...
Le conseiller, lui, "conseille"...Il apporte un avis éclairé...mais sans pouvoir le "chiffrer" avec précision...puisque sa mission relève, aujourd'hui, de la gageure...Il se heurte au refus des prêteurs, dans la majorité des cas, à lui adresser, hors cadre conventionnel !, toute proposition "individualisée"... quand bien même il est en capacité à prouver qu'il a été missionné par le client pour ce faire...

M'empresse de vous préciser que la rémunération due par l'emprunteur ET la commission bancaire sont clairement identifiées, en toute transparence, sur le mandant de recherche de capitaux remis au client...Cette "double" rémunération n'est nullement un frein à l'impartialité du courtier...puisqu'il a l'obligation de présenter l'ensemble des propositions en sa possession et qu'in fine l'emprunteur opte pour celle qui lui est la plus avantageuse...

Bref, en l'état, la mission du courtier est celle de lever des fonds auprès de ses partenaires quand celle du conseiller indépendant relève d'un "coaching" de l'emprunteur jusqu'à ce que ce dernier obtienne, en direct, un financement auprès d'un prêteur...
Je vois ce que vous voulez dire mais cette approche me semble indéfendable - il n'y a aucune raison de différencier le mandat de conseil et le mandat de recherche en considérant qu'on ne peut pas être indépendant si on fait fait du conseil en étant rémunéré par un tiers mais par contre, si on fait de la recherche de capitaux alors on peut tout à fait être indépendant en étant rémunéré par le même tiers. En plus, si la prestation mentionnée se limitait à du conseil qui pourrait être le tiers visé dans l'article qui rémunère le courtier? Une banque va verser une commission à un courtier car "il a parlé d'elle à son client" ce n'est pas sérieux et je ne crois pas que c'est ce qui est visé ici. Le mandat de recherche de capitaux implique le devoir de conseil et si le courtier prétend que ce conseil est indépendant alors il ne doit percevoir aucune rémunération autre que celle du client quand il met en relation le client et une banque.

On a exactement la même chose sur les conseillers en investissement ou la notion d'indépendance est très bien définie - alors vous allez peut être me dire que là aussi c'est du "conseil" sauf que pour moi c'est le même principe: dans les faits le clients ne cherche pas un pdf de 3 pages qui lui indique quoi faire mais à être mis en relation avec des prestataires en lien avec la recommandation de l'intermédiaire.

Par contre je vous rejoins sur le fait que je ne suis pas sûr non plus que c'était la question d'origine; le fait qu'il soit indépendant au sens "statut" - "régime des indépendant" a assez peu d'intérêt pour le client (et justement me semble de nature à induire le client en erreur si cet argument est utilisé et c'est pour çà que j'ai répondu dans ce sens).
 

Nature

Contributeur
Par contre je vous rejoins sur le fait que je ne suis pas sûr non plus que c'était la question d'origine;
Personnellement, j'avais ressenti les questions de @Lyandrie comme pouvant provenir d'une personne qui pourrait choisir ce métier et s'interrogeait sur celui-ci.
C'est juste une impression.

Je vois ce que vous voulez dire mais cette approche me semble indéfendable - il n'y a aucune raison de différencier le mandat de conseil et le mandat de recherche en considérant qu'on ne peut pas être indépendant si on fait fait du conseil en étant rémunéré par un tiers mais par contre, si on fait de la recherche de capitaux alors on peut tout à fait être indépendant en étant rémunéré par le même tiers. En plus, si la prestation mentionnée se limitait à du conseil qui pourrait être le tiers visé dans l'article qui rémunère le courtier? Une banque va verser une commission à un courtier car "il a parlé d'elle à son client" ce n'est pas sérieux et je ne crois pas que c'est ce qui est visé ici. Le mandat de recherche de capitaux implique le devoir de conseil et si le courtier prétend que ce conseil est indépendant alors il ne doit percevoir aucune rémunération autre que celle du client quand il met en relation le client et une banque.
Il y a quelque jours, j'avais émis la recommandation de consulter un Courtier en prêt immobilier avant de voir maints posts de forumeurs déjugeant celle-ci.
je vais donc profiter de ce sujet pour apporter quelques précisions.

Tout d'abord, je précise que je ne suis lié ni de près ni de loin à celle-ci, mais à un moment donné, faut arrêter le bashing non constructif.
Car le principal argument que j'ai lu, c'était "Allez lire le forum". Euh ... Oui ? Et ? Parce que les gens heureux d'un service ont pour habitude de se précipiter sur un forum pour hurler leur bonheur ?
Ou est-ce plutôt ceux qui sont déçus qui viennent exposer leur déception ? N'y a t'il pas un adage qui dit "Un client satisfait en parlera à une personne, un client insatisfait en parlera à 10 000 grâce aux réseaux sociaux ?

En outre, bon nombre de médecins/chirurgiens ont failli (mauvais diagnostics, opérations loupées avec séquelles, ...), est-ce à dire qu'il faut ne plus se soigner ?
Et les garagistes avec leur réputation de voleurs, faut-il donc tous rouler uniquement en vélo ?
Concernant les policiers, nombre de ripoux existent, est-ce à dire qu'ils faut tous les mettre dans le même bateau et n'accorder aucun crédit de purs et durs aux autres ?

Je répète donc ce que j'avais dit, un courtier peut apporter une aide dans l'obtention d'un crédit.
Que tous soient des saints, je n'ai jamais écrit cela. C'est d'ailleurs valable pour l'ensemble des professions, y compris la mienne.

Donc, ce qui m'a défrisé dans cette histoire, c'est que des personnes dans la peine et le doute viennent sur les forums chercher des réponses, du soutien et de l'aide, mais des intervenants qui ont bien sur tout compris à tout se permettent de dire "Ah non, caca boudin, faites uniquement ce que MOI je vous dis de faire".
Désolé, mais ce n'est pas ma façon de voir les choses. Car dans la vie, on analyse, on selectionne (en ne faisant pas n'importe quoi), on ne signe pas n'importe quoi (c'est le BA-B-A du consommateur, et pour faire de l'aide aux consommateurs, je peux vous dire que j'en vois des trucs hallucinants :oops:), on ne rejette rien MAIS ENSUITE ON TRIE (!!!), puis on valide.

Je suppose mes propos vont déclencher un flot de réponses ;), c'est le jeu. Je précise donc que mon but n'est pas de polémiquer, mais juste de m'étonner sur l'interprétation unique.
 

svprets

Contributeur régulier
Je vois ce que vous voulez dire mais cette approche me semble indéfendable - il n'y a aucune raison de différencier le mandat de conseil et le mandat de recherche en considérant qu'on ne peut pas être indépendant si on fait fait du conseil en étant rémunéré par un tiers mais par contre, si on fait de la recherche de capitaux alors on peut tout à fait être indépendant en étant rémunéré par le même tiers. En plus, si la prestation mentionnée se limitait à du conseil qui pourrait être le tiers visé dans l'article qui rémunère le courtier? Une banque va verser une commission à un courtier car "il a parlé d'elle à son client" ce n'est pas sérieux et je ne crois pas que c'est ce qui est visé ici. Le mandat de recherche de capitaux implique le devoir de conseil et si le courtier prétend que ce conseil est indépendant alors il ne doit percevoir aucune rémunération autre que celle du client quand il met en relation le client et une banque.

On a exactement la même chose sur les conseillers en investissement ou la notion d'indépendance est très bien définie - alors vous allez peut être me dire que là aussi c'est du "conseil" sauf que pour moi c'est le même principe: dans les faits le clients ne cherche pas un pdf de 3 pages qui lui indique quoi faire mais à être mis en relation avec des prestataires en lien avec la recommandation de l'intermédiaire.

Par contre je vous rejoins sur le fait que je ne suis pas sûr non plus que c'était la question d'origine; le fait qu'il soit indépendant au sens "statut" - "régime des indépendant" a assez peu d'intérêt pour le client (et justement me semble de nature à induire le client en erreur si cet argument est utilisé et c'est pour çà que j'ai répondu dans ce sens).
Re,

Il ne s'agit pas, ici, de défendre l'une ou l'autre des solutions mais de vous préciser qu'il ne faut pas confondre la mission de courtage avec mandat de recherche de capitaux et celle de conseil en prêt immobilier...Il s'agit de deux activités bien distinctes...lesquelles sont, fort heureusement !!!, encadrées...La première d'entre elles s'accompagne d'une obligation de moyens et ne peut s'affranchir de la rédaction de conventions avec des établissements prêteurs...
La seconde consiste en l'analyse de la solvabilité d'un projet et en son "chiffrage" "en considération d'un nombre suffisamment important de contrats de crédit disponibles sur le marché" ...sans que soient bien définis les contours de cette analyse du marché....
Je le répète, en l'état, ce sont deux missions fort distinctes...!!!
J'ajoute que le courtage se fait en toute transparence, et sur la rémunération de l'emprunteur, et sur la commission bancaire...
Affirmer que cette dernière vienne bafouer le devoir de conseil, mais aussi son indépendance !, est faire injure à la profession et aux emprunteurs :
* l'activité de courtage ne consiste pas en la distribution de crédits qui se révèlent, avant tout !, rémunérateurs pour le professionnel,
* les emprunteurs n'acceptent pas, sans barguigner !!!, informés comme ils sont, aujourd'hui !!!, la première des propositions que leur présente le courtier...
Vous rejoins, par contre, si vous tenez à préciser, qu'à la marge, comme dans toutes professions !!!, certains exercent en l'absence de toute déontologie...
 

jp19

Contributeur régulier
Il ne s'agit pas, ici, de défendre l'une ou l'autre des solutions mais de vous préciser qu'il ne faut pas confondre la mission de courtage avec mandat de recherche de capitaux et celle de conseil en prêt immobilier... Il s'agit de deux activités bien distinctes... lesquelles sont, fort heureusement !!!, encadrées... La première d'entre elles s'accompagne d'une obligation de moyens et ne peut s'affranchir de la rédaction de conventions avec des établissements prêteurs...
Je dirais même "une obligation de résultats", non ? ;-)
 
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