Crowd-equity & Finct participatif en actions: vive le non-coté accessible !

CharlyBgood

Contributeur régulier
Bonjour à tous,

ça faisait un moment que l'envie me taraudait. Alors je me lance, à l'assaut !
@poam5356 @Surikat14 @Yzard @DryClepsydra @Manu215 @Tomas466 et tous les autres fans et/ou interpelés du crowdfunding, voici venir le crowd-equity.

Alors d'abord KEZAKO ?
Beaucoup d'entre vous se sont essayés au crowdlending immobilier, qui n'est qu'une branche spécialisée du crowdlending, ou prêts par la foule litéralement. On prête à des boites sur une sélection, qui ont des projets, avec des infos financières, un taux et une durée qui forment un couple rendement-risque. Ça nous parle ... ou pas. Et en fonction, on y va ou pas.

Avec le crowd-equity, on va encore plus loin dans l'engagement, car là on investit en capital, en actions. On devient donc co-propriétaires de la boite, et on participe de près ou de plus loin, à une aventure entrepreneuriale.
C'est un pari, un parti-pris, une philosophie, mais c'est aussi un accès à un monde qui d'ordinaire, ne nous est pas ouvert: le non-coté on le connaissait parfois par des FiPs (Fonds d'Investissements de Proximité), des FCPis (Fonds Communs de Placement dans l'Innovation). Sinon c'est un monde de gros sous.

Là en crowd-equity, quelque part, tu te construis tes propres FIPs / FCPis selon tes convictions, tes choix assumés, bons ou moins bons. Et ça comme le dit @moietmoi dans sa maxime: ce que l'avenir nous réserve, seul le futur nous le dira.
En l'occurrence en equity, on ne recherche pas le dividende, les start-up et/ou jeune sociétés sélectionnées par les Plateformes (PF) ne génèrent en général pas de résultats; justement, elles consomment du cash, ont besoin de fonds propres, pour leurs machines, leurs recrutements, leurs jalons, leurs brevets, leurs projets de croissance et de captation des marchés qu'elles prétendent conquérir et révéler.

Donc ce que nous cherchons, c'est à terme, et disons le de suite à long terme, 8/10 ans voire sûrement plus encore, c'est la culbute ! On cherche les Amazon, les Blablacar, les Criteo, les Google de demain. Et bien sûr on ne parle pas que sociétés de l'internet. L'énergie, la construction, l'industrie, la Santé, l'Environnement et plein d'autres sujets y ont toutes leur place.
Je lisais il y a qq mois que celui qui aurait misé 1000 $ sur Jeff Besos lorsque celui-ci montait Amazon dans son garage, il y a quoi, allez à peine 20 ans, aurait multiplié sa mise par 27 000 !
C'est cela qu'on cherche tous en crowd-equity: les perles de demain.

Alors comme pour la bourse, inutile de vous dire qu'on y investit pas l'argent pour les études des enfants dont on a besoin dans 5 ans, évidemment. Mais uniquement l'argent qu'on est prêt à perdre. En crowd-equity plus que jamais: par avance on sait qu'il y aura de la casse. Il faut le savoir d'emblée et l'accepter; c'est mathématique et statistique. Le crowd-equity, c'est avant tout du capital-risque. J'y reviendrai.

Un mot sur mon expérience personnelle du crowd-equity.
Qu'il me soit pardonné de beaucoup parler de la PF Wiseed, qui m'a fait rentrer dans ce monde. Le 13/12/2011 exactement, je réalise mon 1ier invt sur cette PF. D'emblée, je salue le projet des ces pionniers du crowd en France que représentent les Toulousains de Wiseed. Issus de la cellule d'incubation de l'Université de Toulouse, ils montent la boite il y a plus de 10 ans.
Jusqu'à présent moi je défiscalisais avec des FIPs et autres FCPIs. Là je découvre avec eux qu'ils démocratisent l'invt en capital, avec déjà une logistique financière et technologique impressionnante. Pour les non anglicistes, Wiseed vient de la contraction "We seed" ("Nous semons"), et justement c'est du seed capital !

Parcours du combattant du créateur de start-up: j'ai un projet, une idée, un pressentiment qu'un business existe et que je peux le porter et le faire émerger, puis le monétiser. Comment faire pour le financer ?
1°) je vide mes poches, mes comptes et maigres économies: je vais pas aller très loin qq semaines ou mois au mieux.
2°) Love money: je tape mon entourage, ma famille, même la vieille tante que je vais jamais voir, mes Amis, mes copains, leurs Amis leurs copains ? Bon. j'ai qq dizaines de mille; pas mal, mais loin d'être suffisant pour tenir au delà d'un an ou 2.
3°) Je vais voir la bq mais bon, vous connaissez les bqs.
4°) Ouais la BPI c'est déjà mieux; ils donnent des prix aux boites innovantes, mais faut concourir et surtout faut gagner; bon , ça nous fait connaître
5°) Les collectivités: c'est fou tout ce qu'il y a glâner en France mais on s'éparpille, ça saupoudre, et on perd bcp de temps et d'énergie.
6°) Des business Angels (BA)- pas tjs bien nommés attention: ces gars là sont coriaces - mais là ça peut être du lourd. Ma petite Entreprise décolle un peu et j'ai qq preuves de concept, le marché n'est pas loin, je le sens. Il me faut encore avancer. L'ennui ou plutôt l'opportunité, c'est que j'ai besoin là, de disons, 2 beaux et gros millions d'€uros.
J'ai péniblement réuni 250 K€ c'est déjà considérable, les 2 BA sont prêts à mettre 1,4 Millions (700 K€ chacun, youpi-waow !).
Je suis pas loin bon sang ! Qui va bien pouvoir me dénicher les 350 K€ restants ?
7°) => la PF de crowd-equity pardi !

Bon avant que ça arrive devant les écrans des investisseurs fédérés par la PF de crowd-equity, le casting est drastique: parmi des centaines de projets et parfois même des milliers de projets, seuls qq uns, voire qq dizaines parviennent à l'arrivée !
Et encore, il faut passer entre les fourches caudines, goûts, craintes et à-priori des investisseurs.
Le projet est explicité; le Business Plan (BP) exposé, les awards, lauréats partenariats actuels et en cours sont dévoilés, l'équipe se présente, détaille son utilisation projetée des fonds, les jalons et étapes qu'elle entrevoit; une vidéo de qq minutes est à disposition des investisseurs. On a même accès à leur pedigree sous forme de CV ou sur LinkedIn.
Et on passe au vote selon des critères définis par la PF, et à la fin on note, c'est très subjectif et on positionne (ou pas) une intention d'invt, avec un montant; c'est indicatif. pour l'instant ça n'engage à rien.
On a même accès aux résultats partiels et en cours du diagramme de vote en toile d'araignée. Ça donne ou conforte qq idées / opinions qu'on a du projet.

Je me lance totalement inexpérimenté sur un projet de pari de jeux en ligne, donc le 13/12/2011. Je mise 500€; c'est le ticket minimum à l'époque (il passera à 100€ qq trimestres + tard). Même encore aujourd'hui, c'est du lourd pour moi 500€ ! Me voilà nanti de 5 actions de la Wicap Multeegaming (la Wicap est la holding de Wiseed qui fédère les petits porteurs que nous sommes: elle investit dans Multeegaming aux côtés des BA et des fondateurs et détient une part minoritaire).

Ces jeunes ingénieurs geeks sont géniaux; ça va cartonner c'est sûr ! Juste une affaire de pénétration et de reconnaissance du marché. On nous envoie un reporting, une participation aux AG. Normal un actionnaire ça vote. Le projet commence à ramer au bout de 2 ans; il faut des licences supplémentaires, des concurrents américains sont déjà là, mince ! La start-up décide de pivoter et de faire carrément du jeu en ligne cette fois au lieu de faire des paris. De l'équipe de départ, ne reste + qu'un dernier mohican qui fait tout ce qu'il peut; las, la société est liquidée en 2016. Cette fois ça n'a pas marché et ça a mal tourné.

Et depuis j'ai eu aussi 3 autres échecs. Pas très vendeur ce que je vous raconte n'est-ce pas ?
Et pourtant.
Depuis je suis positionné sur une soixantaine d'autres start-up et PME très diverses, avec parfois des tout petits tickets.
Et même avec pourtant bientôt 10 ans d'invt, il faudra encore patienter.
Je m'attends grosso modo à ~ 1/3 à 40% d'échecs, un autre tiers de ventre mou où je récupèrerai entre 1 à 2,5 fois ma mise, enfin un dernier tiers ou les tous les espoirs de valorisation sont permis: x4, x7, x10 plus encore ! Vers l'infini et au delà comme dirait Buzz l'Eclair !

Un point que je n'ai pas évoqué. Ai-je tout perdu pour les 3 à 5 start-up qui ont capoté ?
Non bien sûr.
D'abord ne disposant pas de PEA (à l'époque), je préfère les détenir en direct via la PF: l'Etat me ristourne généreusement 18% de réduction d'IR, au titre de l'invt en PME.
Donc je n'ai perdu "que" 82% de ma mise, bon.
Ensuite mes moins-values restent en stock d'imputation sur des futures plus-values. Je sais qu'il y en aura. On m'a annoncé un probable coefficient de x5 sur un de mes poulains en 2020. A voir et confirmer.
Surtout enfin, j'ai gagné en expérience, en connaissance, en maturité et dans la ligne de politique d'invt que je me suis fixée.
Je sais ce que je fais, je sais où je mets les pieds. Pas de rendement sans prise de risque, c'est la règle.

Sachez qu'à aujourd'hui, mon portefeuille de crowd (tout type de crowd: lend PME, equity, lend-immo) rapporte déjà en moyenne annualisée 4,30% (avantages fiscaux inclus). 55% est investi en crowd-equity, le reliquat en lend PME mais surtout lend-immo

Donc pour moi le meilleur reste à venir, j'en suis convaincu.
Car le crowd-equity ne m'a procuré à date, que des valorisations virtuelles (établies toute de même par des Commissaires aux Comptes (CAC)) et des avantages IR, et certes qq pertes. Des sorties positives arriveront.
Une fois encore, c'est le temps long et l'expérience emmagasinées qui feront la perf.

Cette file est faite pour recueillir vos témoignages, vos infos, votre approche, vos questions, vos angoisses, votre opinion, vos critiques aussi bien entendu.

Alors lâchez-vous, dites nous tout. Sauf bien sûr ce qui est strictement confidentiel: on le doit aux équipes à qui on fait confiance.

Etre actionnaire c'est s'engager et être responsable.
 

Jeune_padawan

Contributeur régulier
Merci pour cette présentation.
D'abord ne disposant pas de PEA (à l'époque), je préfère les détenir en direct via la PF: l'Etat me ristourne généreusement 18% de réduction d'IR, au titre de l'invt en PME.
Je voulais rajouter qu'au niveau du PEA-PME, les titres peuvent y être logés sous certaines conditions (loi PACTE) mais attention aux frais, du courtier ou de la banque, qui peuvent être dissuasifs.

 

CharlyBgood

Contributeur régulier
Je voulais rajouter qu'au niveau du PEA-PME, les titres peuvent y être logés sous certaines conditions (loi PACTE) mais attention aux frais, du courtier ou de la banque, qui peuvent être dissuasifs.

Oui, déjà merci de ta réaction; je me sens moins seul sur la file même si j'apprécie les "like" des MoneyVoxiens.

Je pense que je vais rester ainsi et profiter des ristournes d'IR d'une part, de l'imputation des MV sur les PV d'autre part, et aussi: il me semble que les PV d'invt en PME (cas du crowd-equity) ne sont pas soumis à IR, juste à PS.
Du moins c'est ce que j'ai déjà pu observer avec certitude sur le débouclage d'un FiP Corse l'an passé.

Donc pas de PEA ou PEA-PME. Je les garde (le PEA) pour des titres vifs, et de préférence cotés cette fois ci.
 

CharlyBgood

Contributeur régulier
il n'y plus qu'à se lancer. Et là c'est plus difficile.

Lend ou equity ?
Commence peut-être par du lend-immo par petites touches sur des projets qui te parlent.

Puis du lend aux PME (on se rapproche)

Enfin du crowd-equity.
Au gré des commentaires et questions, j’aborderai les critères de choix.
Mais c’est tjs très personnel in fine.
 

Jeune_padawan

Contributeur régulier
Lend ou equity ?
Les 2

Commence peut-être par du lend-immo par petites touches sur des projets qui te parlent.
OK, je pensais partir sur des gros projet immo plutôt sûr, quitte à perdre du rendement, pour m'entrainer. Mais les projets partent vite pour certains.

De plus, je ne connais pas trop le domaine de l'immobilier donc quelques fois c'est difficile à évaluer.
 

CharlyBgood

Contributeur régulier

Bien !
Attention à gérer ses émotions en equity: les coups de cœur sont légion; mais le risque tjs présent.
OK, je pensais partir sur des gros projet immo plutôt sûr, quitte à perdre du rendement, pour m'entrainer. Mais les projets partent vite pour certains.

Qui dit gros projet dit gros finct, donc risque important en masse. Non, l’emplacement et la pré—Co sont très important ainsi que la qualité de signature (solidité du promoteur)
Dans la file crowd immo tu verras que Poam a fait 1 grille d’evaluation.

De plus, je ne connais pas trop le domaine de l'immobilier donc quelques fois c'est difficile à évaluer.

Parce que tu crois que nous sommes des pros de l’immo nous ?
Non, tout est affaire d’experience. Et pour en avoir, pas l’choix: à un moment faut y aller !
Commencer qq chose.
 

Stilt

Contributeur
Intéressant, merci pour cette présentation.

Pour moi, je trouve qu'il me manque quand même quelque chose avant de me lancer dans ce type d'investissement à long terme à travers une plateforme internet. Une idée peut être bonne et peut être un beau projet entreprenarial. Mais si les dirigeants, l'équipe n'est pas à la hauteur ça n'ira pas bien loin. Et ce n'est pas les discours tous travaillés d'un pitch qui suffisent à me rassurer. Je pense qu'il me faut connaitre les gens, les rencontrer et évaluer par moi même ce qu'ils peuvent valoir.
Mais je vais suivre activement ce fil parceque le sujet m'intéresse aussi.
 

CharlyBgood

Contributeur régulier
Une idée peut être bonne et peut être un beau projet entreprenarial. Mais si les dirigeants, l'équipe n'est pas à la hauteur ça n'ira pas bien loin

D’accord à 1000% !

De fait c’est devenu mon critère N•1:
- pédigrée des Dirigeants
- complémentarité des équipes

Un beau projet porté par 1 équipe de chèvres n’ira pas bien loin. En revanche 1 projet moyen porté par1 belle équipe sera + viable.

Les P-F organisent parfois des rencontres dans les grandes villes. Le fundraising en crowd-equity est un processus + long qu’en lend. Au grand dam des entrepreneurs d’ailleurs, pas tjs rompus à l’exercice de communication-séduction.
 
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