Crédit salarial_ perte demploi

Pnosk

Nouveau membre
Chers membres,

Je souhaite vos avis éclairés concernant les faits suivants.
J'ai souscrit au près de ma banque un crédit à la consommation il y a environ deux ans. J'étais alors salarié et j'ai soumis en garantie une copie de mon contrat de travail, des fiches de paie et un engagement de domiciliation de salaire.
J'ai perdu mon emploi il y a quelques mois ( rupture à l'amiable) et je me retrouverai bientôt dans l'impossibilité d'honorer le paiement des futures mensualités du crédit bancaire.
En outre, je suis actuellement en froid avec mon conseiller bancaire auquel je rapproche des prélèvements injustifiés, depuis lors il ne me répond quasiment plus.
Je voudrais savoir quels sont les risques que je cours en cas d'incapacité de remboursement du crédit (saisie de biens, prison ????) . Quelles sont mes voies de recours face à la banque ? Dois-je prévenir dès a présent la banque et négocier un moratoire ? Bref, quelle est la meilleure attitude à adopter selon vous .
Merci par avance !
 

hargneux

Top contributeur
Il n'y a pas de prison pour dettes en France, elles sont déjà pleines, s'il fallait y mettre les mauvais payeurs en plus !

Lorsque vous avez demandé le prêt, il vous a été demandé un certain nombre de justificatifs, qui ne sont en rien des garanties, c'est une photo de votre situation à un instant T et qui ne préjuge en rien de l'avenir. Une fois obtenu ce prêt, vous pouvez changer de travail, de domicile, de conjoint, de voiture, voire de chaussettes.

Une fois le contrat signé ce sont les clauses qui y sont inscrites qui servent d'arbitre, à vous de les consulter et

- Est il prévu une suspension totale / partielle des mensualités, pendant combien de temps....
- Dans la partie remboursement il doit y avoir des clauses concernant les échéances impayés.
En général et allant crescendo, il y a le rappel, la mise en demeure, la déchéance du terme avec exigibilité (le prêt est annulé et vous devez tout rembourser), l'inscription au FICP (interdit de crédit) d'où basculement dans les banques dans la catégorie "en défaut", plus de découvert....voir rupture de relations ou refus d'ouverture de nouveau compte.
- Ensuite, si toujours pas remboursé on passe à la case tribunal, qui décide de la suite, injonction de payer, puis transmission à l'huissier qui vient d'abord faire un inventaire des biens et on finit par la saisie mobilière, si il y a quelque chose à saisir. A chaque étape, il y a moyen de faire appel ou contester, dénoncer....Pour arriver là on est à plusieurs années du début.

La meilleure attitude c'est de faire face et d'aller expliquer son cas, si vous êtes en froid avec votre conseiller, il ne doit pas être seul dans la boutique, vous pouvez toujours demander à en voir un autre et éventuellement son chef, où le directeur d'agence. Vu le nombre de barreaux hiérarchiques dans une banque c'est rare qu'on ne puisse trouver personne.
Dans la pratique, ce ne sont pas les banques elles mêmes qui traitent les prêts mais leurs filiales spécialisées qui ont des services de recouvrement très efficace mais souvent sans grande tendresse.

En cas de désaccord profond, il vous reste le dépôt d'un dossier de surendettement auprès de la banque de France.

Bon courage
 

Pnosk

Nouveau membre
Il n'y a pas de prison pour dettes en France, elles sont déjà pleines, s'il fallait y mettre les mauvais payeurs en plus !

Lorsque vous avez demandé le prêt, il vous a été demandé un certain nombre de justificatifs, qui ne sont en rien des garanties, c'est une photo de votre situation à un instant T et qui ne préjuge en rien de l'avenir. Une fois obtenu ce prêt, vous pouvez changer de travail, de domicile, de conjoint, de voiture, voire de chaussettes.

Une fois le contrat signé ce sont les clauses qui y sont inscrites qui servent d'arbitre, à vous de les consulter et

- Est il prévu une suspension totale / partielle des mensualités, pendant combien de temps....
- Dans la partie remboursement il doit y avoir des clauses concernant les échéances impayés.
En général et allant crescendo, il y a le rappel, la mise en demeure, la déchéance du terme avec exigibilité (le prêt est annulé et vous devez tout rembourser), l'inscription au FICP (interdit de crédit) d'où basculement dans les banques dans la catégorie "en défaut", plus de découvert....voir rupture de relations ou refus d'ouverture de nouveau compte.
- Ensuite, si toujours pas remboursé on passe à la case tribunal, qui décide de la suite, injonction de payer, puis transmission à l'huissier qui vient d'abord faire un inventaire des biens et on finit par la saisie mobilière, si il y a quelque chose à saisir. A chaque étape, il y a moyen de faire appel ou contester, dénoncer....Pour arriver là on est à plusieurs années du début.

La meilleure attitude c'est de faire face et d'aller expliquer son cas, si vous êtes en froid avec votre conseiller, il ne doit pas être seul dans la boutique, vous pouvez toujours demander à en voir un autre et éventuellement son chef, où le directeur d'agence. Vu le nombre de barreaux hiérarchiques dans une banque c'est rare qu'on ne puisse trouver personne.
Dans la pratique, ce ne sont pas les banques elles mêmes qui traitent les prêts mais leurs filiales spécialisées qui ont des services de recouvrement très efficace mais souvent sans grande tendresse.

En cas de désaccord profond, il vous reste le dépôt d'un dossier de surendettement auprès de la banque de France.

Bon courage
Bonsoir monsieur et merci pour votre contribution détaillée et claire.
Je prendrai le temps de consulter rigoureusement les clauses du contrat de prêt, à vrai dire je les ai survolées mais c'est souvent difficile à décrypter pour un néophyte. Le prêt était subordonné à la souscription d'une assurance obligatoire, cette dernière n'est elle pas censée couvrir les cas de cessation d'activités !?
je comptais, comme vous le conseillez prendre les devants, et proposer à la banque un report ou une réduction drastique de mensualités. Mais j'imagine que cela suppose une hausse des intérêts et j'ai bien peur que je me retrouve à payer 2 à 3 fois la somme initiale comme c'est malheureusement bien souvent le cas avec les institutions financières. Qu'en pensez-vous ?
Merci
 
Haut