Covid et reconfinement

moietmoi

Top contributeur
Bonjour,

sans polémiquer sur les chiffres, les régions,et au travers des chiffres multiples annoncés(prévalence, mortalité, létalité...) je crois comprendre, que le seuil d'alerte (rouge ou écarlate ou que sais-je?) est déclaré lorsque la moitié des lits de réanimation de la région est occupée par des patients covid;

Alors je me pose une question:

Comment s'éloigner de ce seuil des 50% ( hors nouveauté de traitement et baisse de la virulence du virus) :
-soit on augmente le nombre de lits
- soit on essaye de ralentir la circulation du virus;

Comme il me semble que nous sommes partis pour quelques mois, voire années, la 2 ème solution qui comprend des mesures de type confinements (partiel , sans nom , régional,total) me semble dommageable à la santé du pays;

Pourquoi les autorités ne prévoient elles pas la suite en mettant en construction tout de suite ,quelques centaines de structures hospitalières lourdes ou légères ,mais durables, axées autour des soins covid, de façon à ce qu' au printemps prochain, nous soyons en capacité de recevoir, sans effort 25 ou 30 000 personnes en soins covid réanimation, ce qui rendrait des mesures temporaires actuelles de restriction des libertés compréhensibles par chacun ;

Cela ferait quelques milliers de chômeurs en moins, pour la construction physique des biens, et un effort important pour accélérer la formations et le reclassement des personnels soignants;

Au passage , je pense quant à moi, que le virus circule aussi lorsque l'on est assis.........
 
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Toward

Contributeur régulier
Pourquoi les autorités ne prévoient elles pas la suite en mettant en construction tout de suite ,quelques centaines de structures hospitalières lourdes ou légères ,mais durables, axées autour des soins covid, de façon à ce qu' au printemps prochain, nous soyons en capacité de recevoir, sans effort 25 ou 30 000 personnes en soins covid réanimation, ce qui rendrait des mesures temporaires actuelles de restriction des libertés compréhensibles par chacun ;

Hello,

Ce serait simplement du bon sens mais :

Je suis assez estomaqué quant au segur de la santé, car quand je faire quelques recherches sur le net, il est question surtout de revalorisation salarial des médecins (sic) et un micro chouya des infirmières (sic), et non d'investissement en infrastructures hospitalières ou plus largement investir dans l'hopital public et la qualité des soins ce qui bénéficierait au plus grand nombre.

Quand je vois que malgré le covid, ils ne réagissent pas plus sur les infrastructures hospitalières, j'ai peu d'espoir en ce gouvernement, pour ne pas dire au aucun. La seul sortie sera probablement le vaccin, ou une baisse de dangerosité du virus via une mutation ou sa disparition naturelle.

J'ai bien saisi que depuis 10 ans les gouvernement successifs n'ont strictement pas pris la mesure et l'importance d'un système de soin de qualité malgré le vieillissement de la population.
En se basant sur la tarification à l'acte venant du "lean" management, comme si la santé était comme une usine de construction de voiture, grave erreur à mon sens.

J'ai bien peur qu'on se dirige de plus en plus vers un système de santé à l'américaine qui est l'un des plus inégalitaire au monde.
 

Buffeto

Modérateur
Staff MoneyVox
Pourquoi les autorités ne prévoient elles pas la suite en mettant en construction tout de suite ,quelques centaines de structures hospitalières lourdes ou légères
la réponse est assez simple ....nous ne sommes pas en Chine où on peut construire un hopital en 8 jours...

chez nous pour déjà décider du terrain et purger tous les recours et opposition ( ZAD par exemple ) il faut déjà plusieurs années .

imaginons que l'état décide de construire une telle structure à coté de chez toi sur un terrain ( faut déjà en trouver un) , je te laisse imaginer les remous pour ne pas dire plus que ca va créer .
le maire " mais on ne nous a pas concerté " ,
la FI " il fallait le faire il y a un an " ,
la CGT " impossible de faire faire des heures sup " ,
les GJ "on ne bosse pas pour ces salaires de misère " ,
l'opposition " non mais c'est pas ca qu'il faut faire ,
la majorité un peu disruptive " oui il faut faire ca mais ...pas comme ca " ,
le conseil régional "on ne peut pas payer c'est à l'état de le faire "
les médecins Marseillais chevelus : " inutile l'épidémie est terminée "
Pascal praud " organisons un débat "
le FN " je demande un référendum ".....

bref un capharnaüm ingérable :cool:
 

paal

Top contributeur
Bonjour,
Alors je me pose une question :

Comment s'éloigner de ce seuil des 50% ( hors nouveauté de traitement et baisse de la virulence du virus) :
- soit on augmente le nombre de lits
- soit on essaye de ralentir la circulation du virus ...
Pourquoi ne pas pas prévoir de faire les deux, surtout lorsque l'on constate que l'on ne sait pas encore réussir le second objectif ....

Donc à défaut de réussir la seconde phase, il eut fallu se préparer à entamer la première solution ; mais comme en France on ne sait pas planifier, j'ai bien peur que pour longtemps, le système sanitaire français ne soit pas en mesure de réussir l'une ou l'autre solution ...

C'est dommage, mais c'est le constat que je suis amené à faire, et la mise en oeuvre de la procédure de test en est une assez parlante illustration, à tel point que je considère qu'en ce moment, c'est quelque chose qui ne sert à rien, puisque mise en oeuvre trop tard, et sans résultats satisfaisants ....

Comme il me semble que nous sommes partis pour quelques mois, voire années, la 2 ème solution qui comprend des mesures de type confinement (partiel , sans nom, régional, total) me semble dommageable à la santé du pays
Nous sommes en présence
- d'une crise sanitaire que nous ne savons pas contrôler,
- mais qui engendre de façon certaine une crise économique de grande ampleur, et dont il est difficile de prévoir par quel bout on en sortira, et surtout sans savoir sur quoi elle débouchera ; pas très joyeux comme programme ....

Il ne nous reste qu'à nous replier sous notre frêle coquille, comme le fait l'escargot lorsque le degré d'humidité ne lui permet pas de sortir les yeux au bout de ses appendices ....

Pourquoi les autorités ne prévoient elles pas la suite en mettant en construction tout de suite, quelques centaines de structures hospitalières lourdes ou légères, mais durables, axées autour des soins covid, de façon à ce qu' au printemps prochain, nous soyons en capacité de recevoir, sans effort 25 ou 30 000 personnes en soins covid réanimation, ce qui rendrait des mesures temporaires actuelles de restriction des libertés compréhensibles par chacun
Nous avons vu quelque chose du genre avec des lits abrités sous des tentes militaires, mais le dispositif aura été replié ....

Ensuite prévoir d'avoir en permanence 300 personnes par département en soins Covid sur l'ensemble du territoire, comme l'indique Buffeto, on en aura pour au minimum 10 ans ....

Et la seule chose que l'on va développer, c'est une solution (sans concertation) de type fermetures des bars et autres restaurants, comme ce que l'on va très prochainement constater dans les Bouches du Rhône, solution qui ne servira à rien, puisqu'au lieu de se réunir dans des espaces prévus pour cela, ces réunions vont se tenir dans la clandestinité de rassemblements improvisés, desquels on devra constater une accélération de la propagation du virus ; conclusion = solution qui sera bien pire que de ne rien faire ....

Exemple = la fête des voisins n'aura pas eu lieu cette année, mais il n'est jamais trop tard ....

Dans la région Paca, et avec la clémence du temps méridional, nous avions souvent cette fête en extérieur, mais c'était à la fois visible et autorisé ....

Mais il y eut des occasions (constitution d'une association de résidents) invitant les résident d'une quinzaine d'entrées d'immeubles (autour de 150 logements), il fut organisé plusieurs réunions chez 3 ou 4 hébergeurs distincts, ceci se passant alors de façon bien plus discrète, car tout le monde n'y venait pas ....

Mais imaginez un instant si, au sein des occupants de chaque entrée (donc une quinzaine de regroupements festifs), les gens se mettent à se réunir de la sorte (le tout sans masques et sans barrières comme au temps jadis .....)

Au passage , je pense quant à moi, que le virus circule aussi lorsque l'on est assis.........
Epithète oui, épithète non ???

Tout dépend si vous savez que vous êtes (ou non) contaminé ; si vous l'êtes, nul doute qu'il circule !!

Ensuite, et comme nos têtes pensantes nous ont démontré qu'ils savaient fort bien nous dissimuler toutes formes de réalités, je ne les vois pas changer facilement d'attitude .....
 
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moietmoi

Top contributeur
Epithète oui, épithète non ???

Tout dépend si vous savez que vous êtes (ou non) contaminé ; si vous l'êtes, nul doute qu'il circule !!
je constate juste que, en entrant dans un resto, ou à la terrasse des restos, debout, les gens sont masqués, et dès assis , avant même de consommer, ils enlèvent le masque et papotent, et restent après manger dans la convivialité sans masque; puis se lèvent et partent seuls dans la rue avec le masque soigneusement remis!!: absurdité: le virus circule aussi lorsque l'on est assis; on peut choisr son menu en ayant le masque; et parler de la pluie et beau temps avec le masque...




le maire " mais on ne nous a pas concerté " ,
une ordonnance a été prise sous l'état d'urgence; pas besion du maire;
la FI " il fallait le faire il y a un an " ,
c 'est d'ailleurs ce que l'on dira ici en 2022, sur ce forum.... à ce sujet lancé en 2020...
la CGT " impossible de faire faire des heures sup " ,
on embauche 10 000 personnes et on multiplie les salaires par 5; ce sera moins que l'asphyxie du pays
les GJ "on ne bosse pas pour ces salaires de misère " ,
on pioche 1 milliard dans les 100 milliards
l'opposition " non mais c'est pas ca qu'il faut faire
en temps normal dans la 5 eme république l'opposition ne peut que hurler, ici elle hurlera..et alors?
la majorité un peu disruptive " oui il faut faire ca mais ...pas comme ca " ,
les ordonnances règlent la question
le conseil régional "on ne peut pas payer c'est à l'état de le faire "
c'est le don de la BCE qui paye!
les médecins Marseillais chevelus : " inutile l'épidémie est terminée "
peut être, mais sans covid, ne manquait on pas déjà de lits et de personnels?
Pascal praud " organisons un débat "
il a raison, débattre mais ne pas remettre à plus tard!
le FN " je demande un référendum "...
il faut rassembler 2 millions de signatures et passer par les voies légales: les hopitaux seront construits avant le réferendum:

bref un capharnaüm ingérable
car l'autre solution ,des confinements/reconfinements ce sont des solutions ordonnées? :rolleyes: :rolleyes:
 
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Buffeto

Modérateur
Staff MoneyVox
car l'autre solution des confinement/reconfinement ce sont des solutions ordonnées? :rolleyes: :rolleyes:
je ne sais pas si c'est la bonne solution mais regardons ce qui se passe ailleurs ( sauf aux USA et au brésil :ROFLMAO: ) .

la solution eut été que nous fussions collectivement raisonnables mais c'est malheureusement impossible .

perso j'ai passé Juillet et AOUT à bosser pour tenter de limiter les dégâts de mars , avril , mai quand les journaux télé ne nous parlaient que de vacances et que les gens se sont rués sur les régions balnéaires .
ce fut hélas catastrophique .

et que dire de ces étudiants clusterisés ( certains étudiants en médecine d'ailleurs ) qui sont incapables de vivre sans " faire la fête "...incroyable , est ce invivable de rester tranquille pendant 6 mois d'une vie ?

et dire que certains d'entre nous ont fait un an de service national en ex RFA où il nous était impossible de sortir le soir et nous étions consignés de garde un we sur 2 ....on peut survivre sans faire la fete pendant un an donc .

bien sur je serai navré que nous en arrivions à un reconfirment mais sincèrement à qui la faute ?
 

mvhrb888

Contributeur régulier
peut être, mais sans covid, ne manquait on pas déjà de lits et de personnels?
Mais c’est le problème principal. La pandémie vient asphyxier un système de santé déjà moribond.
Toutes les mesures de confinement ou de gestes barrière n’ont que l’intérêt de ralentir la propagation du virus pour que les hôpitaux ne soient pas débordés. Il ne faut pas qu’il y ait trop de gens qui meurent par manque de lit.
La bonne nouvelle c’est que Buffeto se met à l’imparfait du subjonctif (il manque un petit chapeau, mais au point où nous en sommes...)
 

moietmoi

Top contributeur
bien sur je serai navré que nous en arrivions à un reconfirment mais sincèrement à qui la faute ?
quand on est mort, inutile de se poser la question du pourquoi..la société, si on confine/reconfine va à la mort;

Gouverner ce n'est pas juste avoir raison dans les livres, mais les gouvernants doivent faire avec tout ce que tu décris;

je repose la question, ne serait il pas urgent de construire une centaine d'hopitaux pour que en 2021 ou 2022 on puisse arrêter confiner/déconfiner? N'est ce pas là l'urgence pour vivre avec le virus sans avoir la ruine de notre société;?

Mais c’est le problème principal. La pandémie vient asphyxier un système de santé déjà moribond.
Toutes les mesures de confinement ou de gestes barrière n’ont que l’intérêt de ralentir la propagation du virus pour que les hôpitaux ne soient pas débordés. Il ne faut pas qu’il y ait trop de gens qui meurent par manque de lit.
tout à fait d'accord ,avec le fait connu que les choix devront se faire entre lit occupé de manière classique ou covid; et entre sauver une appendicite aigue d'un jeune de 25 ans qui a filer le covid a sa grand mère, et sauver la grand mère ,il va falloir choisir; Construisons des hopitaux. cela servira pour que ce choix ne perdure pas en 2022;
 

Manu215

Contributeur régulier
je repose la question, ne serait il pas urgent de construire une centaine d'hopitaux pour que en 2021 ou 2022 on puisse arrêter confiner/déconfiner? N'est ce pas là l'urgence pour vivre avec le virus sans avoir la ruine de notre société;?

Intéressante question qui trouve sa réponse bien au-delà du périmètre de l'argent public.
Bien sûr, cela va coûter un "pognon de dingue", mais avec le "quoi qu'il en coûte", nous voici à la croisée des chemins.

Construire plus d'hôpitaux pour augmenter le nombre de lits va à l'encontre de ce qu'ont décidé nos dirigeants depuis 1995, soit 25 ans.
Si je prends le seul exemple que je connais sur l'APHP, il est maintenant acté que la destruction de l'hôpital Bichat et de l'hôpital Beaujon formera un seul et unique hôpital appelé Hôpital Nord.
Ca fait à peu près 10 ans qu'on en parle, l'acquisition du terrain et son emplacement s'est faite il n'y a que quelques mois et a fait l'objet d'innombrables litiges.
Mais au final le résultat est que de 1460 lits (1000+460), le futur Hôpital Nord ne comportera que 816 lits, dans une zone d'Ile de France qui comporte un très grand nombre de familles en situation de précarité qui n'ont pas d'autres choix que d'aller se soigner à l'hôpital public

Après, il est difficile de construire encore plus de lits, quand on sait que sévit une grande pénurie d'infirmiers. Les postes sont ouverts, mais il n'y a pas assez de candidats qui se présentent. Rien que sur mon hôpital à Paris intra-muros qui comporte environ 600 lits, 80 postes d'infirmiers sont vacants.
Et quand on regarde d'un peu plus près, les nouveaux candidats tout juste sortis de l'école qui viennent occupent les postes jusqu'à leur titularisation et bien souvent ils habitent encore chez leurs parents.
Dès qu'ils le peuvent ils quittent la région parisienne car les loyers ou les prix de l'immobilier sont trop chers (ou leurs salaires ne sont pas assez élevés, ça dépend de quel côté on se situe).
Sinon, s'ils veulent prendre leur indépendance en matière de logements, ils devront se taper des heures transports dans un réseau qui ne fait que se dégrader.
Ainsi, on ne peut pas leur reprocher de partir s'ils trouvent un poste à 15 minutes de chez eux.

Ajoutons à cela, une proportion non négligeable d'infirmiers qui trouvent le métier trop pénible en regard de leurs salaires, et préfèrent partir en libéral où les contraintes ne sont plus imposées par une hiérarchie elle-même contrainte à des plannings trop serrés.

Enfin, pour éviter le risque de reconfinement, on va voir ce qui va se passer en octobre/novembre, mais les signes ne sont pas bons du tout. J'ai l'impression que la population a considéré que c'était fini, alors qu'il n'en était rien. C'est au moment du déconfinement qu'il fallait être vigilant sur le civisme (gestes barrières) et sanctionner un max. Si nous avions vécu ce qu'à vécu l'Italie en mars, les esprits auraient été sans doute été plus marqués. D'ailleurs les Italiens acceptent beaucoup mieux des mesures bien plus drastiques que chez nous.
Je ne sais pas s'il y a beaucoup d'élus italiens qui appellent la désobéissance des mesures gouvernementales comme cela a été observé par une adjointe à la mairie de Marseille. Et après on s'étonne que la parole publique n'est plus écoutée. Bref, ça c'est de la politique...
 

paal

Top contributeur
Intéressante question qui trouve sa réponse bien au-delà du périmètre de l'argent public.
Bien sûr, cela va coûter un "pognon de dingue", mais avec le "quoi qu'il en coûte", nous voici à la croisée des chemins.
.....
Et après on s'étonne que la parole publique n'est plus écoutée. Bref, ça c'est de la politique...
Tiens, Manu est revenu poster sur un sujet qui l'intéresse (et pour cause !!), et ça, c'est une EXCELLENTE nouvelle !

Mais elle est bien triste cette France qui se met à gouverner par ordonnances, alors que nous ne sommes même pas en période de cohabitation politique ....
 
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