100 000€ à investir - non résident fiscal

Allison54

Membre
Bonjour,

Suite à l'héritage reçu par mes parents, j'ai une somme d'environ 100 000€ à investir.
Etant novice dans ce domaine, j'ai du mal à me décider. De plus, je suis non résidente fiscale française (actuellement en Roumanie même si un retour en France est envisagé) et j'avouer que la question de la fiscalité côté français est un casse tête pour moi.

A l'heure actuelle j'ai déjà :
- Un LDD au plafond - 12 300€
- UN PEL (ouvert en 2014 - 2,5%) - 51 000€
- 2 Assurance Vie (Fortuneo + Meilleur taux) : 8000€ au total

Pour l'heure, en attendant de me décider, j'ai 100 000€ qui dorment sur mon CODEVAIR de la Banque Populaire qui ne rapporte rien (0,15%).

Je creuse les pistes suivantes :

- SCPI (Epargne Pierre, Activimmo, Pierval santé)
- PEA j'aurais aimé mais pas possible car non résidente discale
- Investissement immobilier participatif (Bricks, Homunity...)
- La Banque Populaire me propose des parts sociales (1,15%)

Auriez-vous des conseils ? Etant novice j'ai peur de me planter et il existe tellement d'options.

Pas de projets à court terme. L'idée c'est d'optimiser mon épargne et de développer mon patrimoine car avec des années à l'étranger je ne compte pas sur la retraite.
Pas d'achat immobilier à court terme mais probablement d'ici quelques années.

Merci par avance pour votre aide !
 

paal

Top contributeur
Bonjour,

Suite à l'héritage reçu par mes parents, j'ai une somme d'environ 100 000€ à investir.
Etant novice dans ce domaine, j'ai du mal à me décider. De plus, je suis non résidente fiscale française (actuellement en Roumanie même si un retour en France est envisagé) et j'avoue que la question de la fiscalité côté français est un casse tête pour moi.
Tant que ce retour ne sera pas effectué, votre champ d'action sera limité, notamment par votre non possibilité d'ouvrir un PEA dans votre situation de résidence ; sur le plan du planning, votre retour pourrait être prévu pour quand ??

A l'heure actuelle j'ai déjà :
- Un LDD au plafond - 12 300€
- UN PEL (ouvert en 2014 - 2,5%) - 51 000€
- 2 Assurance Vie (Fortuneo + Meilleur taux) : 8000€ au total

Pour l'heure, en attendant de me décider, j'ai 100 000€ qui dorment sur mon CODEVAIR de la Banque Populaire qui ne rapporte rien (0,15%).
Rien ne vous empêche logiquement de partager cette somme de 100 KE sur les deux contrats AV, quitte à regarder ce que ces contrats proposent en terme de souscription à des UC gérant des SCPI ....

Ensuite restera à savoir quand ces AV auront été ouvertes, afin de fixer le moment à partir duquel vous pourrez sortir des capitaux moyennant une fiscalité plus douce (après 8 ans d'âge, vos contrats permettent des rachats annuels avec un abattement annuel, ainsi qu'un possible taux d'imposition inférieur à la première tranche imposable du barème fiscal français (soit 7,5% au lieu des 11% actuels)

Je creuse les pistes suivantes :
- SCPI (Epargne Pierre, Activimmo, Pierval santé)
- PEA j'aurais aimé mais pas possible car non résidente discale
- Investissement immobilier participatif (Bricks, Homunity...)
- La Banque Populaire me propose des parts sociales (1,15%)

Auriez-vous des conseils ? Etant novice j'ai peur de me planter et il existe tellement d'options.
Comme vous manifestez un attrait pour le PEA (l'un des meilleurs supports d'épargne disponible), cela veut peut-être dire que vous disposez de connaissances financières suffisantes pour gérer un portefeuille de titres ou de supports tels les trackers (instruments indiciels qui répliquent des indices boursiers plus ou moins diversifiés ....)

Mais cela nécessite que vous intéressiez à la bourse et aux marchés financiers, et pour le PEA que vous deveniez résidente fiscale en France ....
Et à mon avis, même si de nombreuses choses peuvent se trouver traitées par internet, une présence physique est toujours la bienvenue pour ce type de questions ; ensuite, les parts sociales ce serait bof-bof et pour tout ce qui concerne l'immobilier (participatif ou non), il vaut mieux être sur place ou à moindre distance ....

Pour avoir un gendre d'origine roumaine, je sais bien que l'avion vers Paris ou Nice, c'est relativement rapide ; je sais aussi qu'il faut y consacrer un certain budget, même en utilisant certaines liaisons passant par des aéroports italiens ....

Pas de projets à court terme. L'idée c'est d'optimiser mon épargne et de développer mon patrimoine car avec des années à l'étranger je ne compte pas sur la retraite.
Pas d'achat immobilier à court terme mais probablement d'ici quelques années.

Merci par avance pour votre aide !
Pour tenter de conclure, l'assurance-vie devrait pouvoir servir de relais d'épargne (de plus ou moins longue durée) avant d'envisager des acquisitions en immobilier (soit en dur, soit sous forme de SCPI en direct), et ensuite, une fois rentrée en France, de pouvoir vous intéresser au PEA ...

Mais en utilisant la fonction Recherche de ce site (en haut à droite de l'écran), vous allez pouvoir approfondir certains points de votre recherche, que ce soit en immobilier français ou européen, mais aussi en matière de PEA (titres et supports éligibles) et bien entendu de ce que sera devenue l'assurance-vie française depuis 2017 ....
 
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Allison54

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Merci beaucoup d'avoir pris le temps de m'apporter cette réponse très précise ! Nouvelle sur le site, je vais approfondir les sujets déjà abordés sur le forum.

Il est vrai que l'incertitude de ma date de retour en France me bloque un peu.
Idéalement j'aimerais un retour cet été mais pas encore de certitude (en pleine reconversion pro également, cela pourrait être un autre pays).

Je vais me renseigner concernant mes AV et les UC gérant des SCPI. A noter qu'une de mes AV vient juste d'être ouverte, la seconde aura 8 ans le mois prochain.

Souscrire à des SCPI ne vous semble pas être une bonne option depuis l'étranger ?
 

paal

Top contributeur
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de m'apporter cette réponse très précise ! Nouvelle sur le site, je vais approfondir les sujets déjà abordés sur le forum.
Bienvenue sur cet espace et, bien que n'étant pas un modérateur de ce site, je considère qu'il est de bonne qualité d'ensemble ; parmi les modérateurs, vous en avez qui sont plus spécialisés les uns que les autres, et pour l'immobilier, vous avez Buffeto, et pour les placements boursiers, vous avez aussi Poam ....

Il est vrai que l'incertitude de ma date de retour en France me bloque un peu.
Idéalement j'aimerais un retour cet été mais pas encore de certitude (en pleine reconversion pro également, cela pourrait être un autre pays).
C'est donc un risque de devoir maintenir une non résidence fiscale en France, même si vous changez de pays de résidence ....
Mais quelle est donc l'activité pro qui vous conduit à cela ??

Je vais me renseigner concernant mes AV et les UC gérant des SCPI. A noter qu'une de mes AV vient juste d'être ouverte, la seconde aura 8 ans le mois prochain.
Raison de plus pour renforcer davantage l'AV qui vient à maturité fiscale, tout en recherchant des support SCPI sur l'autre contrat ....

Souscrire à des SCPI ne vous semble pas être une bonne option depuis l'étranger ?
Je n'ai pas l'expérience de cette situation spécifique, mais je pense que Buffeto vous répondrait bien mieux que moi sur le sujet des SCPI, bien qu'ayant été expatrié moi-même, mais n'avoir investi sur ces supports que depuis la France ....

Mais rien ne vous empêche de prendre contact avec les sites des SCPI que vous avez indiqué ....

Ensuite et sous l'angle fiscal, reste à connaître ce que prévoient les conventions fiscales entre la France et vos pays de séjour, sous l'angle de l'imposition des revenus de SCPI ; ces conventions prévoient souvent une imposition dans le pays de localisation des biens, des revenus qui en proviennent (parfois avec un prélèvement à la source ...)
 
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Allison54

Membre
Je travaille actuellement dans un établissement scolaire à l'étranger mais souhaite m'orienter vers l'évènementiel sportif. Pas mal de fédérations en Suisse par exemple. Enfin, encore rien de fait !
Pour l'heure j'essaye de convaincre mon conjoint de rentrer en France ;)

Merci encore pour vos conseils éclairés que je vais approfondir. C'est un sujet complexe (pour une novice comme moi) !
 

moietmoi

Top contributeur
Bonjour, la Roumanie, jusqu'à la guerre en Ukraine, était plébiscitée, par les investisseurs immobiliers français ayant un peu d'audace cherchant de très fortes rentabilités.

Pourquoi ne pas profiter de votre connaissance du pays, de la ville, pour vous familiariser avec les prix, les locations, la convention franco roumaine fiscale, pour voir si 50 ou 60 000 euros ( 1600/2100 euros du M2 a Bucarest.)pour avoir une rente .tant que vous êtes sur place, vous pouvez tout mettre en place, avec agence ou partenaire de confiance pour que cela tourne tout seul une fois rentrée en France.
 

Max1

Contributeur régulier
Il y a des avantages et des inconvénients à ne pas être résident fiscal français.
Commençons par les avantages :
- pas de prélèvements sur les intérêts des PEL
- les PV du CTO ne sont pas imposés
- les dividendes sont taxés à un taux réduit de 12,8 pc

Par contre, tous ces revenus devront éventuellement être déclarés en Roumanie.
Normalement vous savez déjà tout ça puisque vous avez des livrets.

Parmi les inconvénients, il y a les risques de double imposition sur certains produits en France. Là, vous dépendez des conventions bilatérales France-Roumanie sur la double imposition. Creusez bien la fiscalité des placements immobiliers (SCPI, etc..) avant de vous lancer afin de ne pas payer 2x.

Si vous avez un doute, ne vendez pas vos AV arrivées à maturité tant que vous avez une résidence fiscale à l'étranger car il se pourrait que votre pays de résidence fiscale ne reconnaisse pas cet avantage et qu'il vous taxe sur le bénéfice même après 8 ans.
 

Allison54

Membre
Bonjour, la Roumanie, jusqu'à la guerre en Ukraine, était plébiscitée, par les investisseurs immobiliers français ayant un peu d'audace cherchant de très fortes rentabilités.

Pourquoi ne pas profiter de votre connaissance du pays, de la ville, pour vous familiariser avec les prix, les locations, la convention franco roumaine fiscale, pour voir si 50 ou 60 000 euros ( 1600/2100 euros du M2 a Bucarest.)pour avoir une rente .tant que vous êtes sur place, vous pouvez tout mettre en place, avec agence ou partenaire de confiance pour que cela tourne tout seul une fois rentrée en France.

Bonjour,

Merci pour votre retour.

Cependant avec environ 96% de roumains qui sont propriétaires ici, la location n'est pas forcément aisée.
Sans compter sur la lourdeur des démarches administratives et les risques sismiques.
Je n'ai pas très envie de me lancer sur ce terrain.
 

moietmoi

Top contributeur
Bonjour,

Merci pour votre retour.

Cependant avec environ 96% de roumains qui sont propriétaires ici, la location n'est pas forcément aisée.
Sans compter sur la lourdeur des démarches administratives et les risques sismiques.
Je n'ai pas très envie de me lancer sur ce terrain.
Sur place vous avez certainement une meilleure vue que moi, !!
Mais je connais tant des Airbnb que des studios actuellement en location classiques de très fortes rentabilités et de bons espoirs de plus value..
Mais avec les évènements actuels, ce n'est pas forcement simple.
 

Allison54

Membre
Il y a des avantages et des inconvénients à ne pas être résident fiscal français.
Commençons par les avantages :
- pas de prélèvements sur les intérêts des PEL
- les PV du CTO ne sont pas imposés
- les dividendes sont taxés à un taux réduit de 12,8 pc

Par contre, tous ces revenus devront éventuellement être déclarés en Roumanie.
Normalement vous savez déjà tout ça puisque vous avez des livrets.

Parmi les inconvénients, il y a les risques de double imposition sur certains produits en France. Là, vous dépendez des conventions bilatérales France-Roumanie sur la double imposition. Creusez bien la fiscalité des placements immobiliers (SCPI, etc..) avant de vous lancer afin de ne pas payer 2x.

Si vous avez un doute, ne vendez pas vos AV arrivées à maturité tant que vous avez une résidence fiscale à l'étranger car il se pourrait que votre pays de résidence fiscale ne reconnaisse pas cet avantage et qu'il vous taxe sur le bénéfice même après 8 ans.

- Pour le PEL je me pose justement la question de savoir si j'ai été prélevée correctement en tant que non-résidente

- Pour l'aspect fiscal c'est un vrai casse tête pour moi et je ne suis peut-être pas tout à fait dans les clous. J'avais contacté le centre des impôts des non-résidents en France mais vais me repencher sur cette convention bilatérale.

Merci pour vos conseils !
 
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