Le gouvernement a demandé aux préfets de « mettre en place toutes les actions requises » pour accélérer les projets d'énergies renouvelables en cours, y compris de parcs éoliens, sources de controverses régulières dans l'opinion, selon une circulaire datée de vendredi et obtenue par le site Contexte.

Face à la crise énergétique, quatre ministres dont ceux de l'Intérieur, de la Transition écologique et de la Transition énergétique demandent aux services déconcentrés de l'Etat de « mettre en place toutes les actions requises afin de faciliter et d'accélérer le traitement des dossiers (...) en cours et à venir ».

Pour le gouvernement, il s'agit de « faire en sorte qu'aucune instruction n'excède 24 mois, sauf situation très exceptionnelle », selon cette circulaire.

Les services déconcentrés de l'Etat sont également invités à observer « un objectif de 18 mois entre la date de dépôt d'un projet de renouvellement ou d'augmentation de puissance de parcs éoliens existants, et sa mise en œuvre ».

Au total, ces dossiers en cours d'instruction représentent « près de 10 GW de projets photovoltaïque et éolien et environ 5 TWh de capacités de gaz renouvelables ».

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Alors que le développement de projets éoliens suscite de plus en plus d'opposition, freinant leur déploiement, le gouvernement veut faire adopter un projet de loi à l'automne pour accélérer les procédures et rattraper le grand retard de la France dans l'éolien et le solaire.

L'éolien était jusqu'il y a quelques mois jugé moins prioritaire pour le gouvernement. Le président Emmanuel Macron avait d'ailleurs revu à la baisse en février les ambitions de la France en matière de développement des éoliennes, face aux contestations qu'elles soulèvent dans certains territoires.

« Il ne faut pas se raconter des histoires en disant la société française est prête à déployer (l'éolien) deux fois, trois fois plus vite », avait jugé de son côté la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher dans un entretien à l'AFP en mai.