Le gouvernement envisage « un compromis » sur le volume maximal d'électricité nucléaire vendu à bas coût par EDF à ses concurrents, a indiqué mercredi la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.

Ce mécanisme, appelé Accès régulé à l'électricité nucléaire historique (Arenh), pèse sur les comptes de la compagnie publique.

« Il nous semble qu'un plafond d'Arenh à 135 terawattheure pour 2024 et 2025 serait un compromis raisonnable. On entend l'inquiétude manifestée à l'Assemblée nationale et au Sénat », a dit la ministre, rappelant qu'aujourd'hui « le plafond est de 150 ».

« Je déposerai peut-être un amendement en ce sens », a-t-elle ajouté, lors de son audition devant la commission des affaires économiques du Sénat.

En janvier, pour contenir la hausse des tarifs réglementés de l'électricité, le gouvernement a demandé à EDF d'augmenter de 20% (de 100 TWh à 120 TWh) le quota annuel d'électricité vendu à prix réduit à ses concurrents.

Une décision à 8 milliards d'euros pour EDF, qui avait suscité la colère des syndicats comme du PDG du groupe, déjà lourdement endetté.

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Cette année, EDF prévoit de produire au total 280-300 TWh d'électricité nucléaire en France, un niveau très bas en raison de problèmes de corrosion sur certains réacteurs du parc.

La semaine dernière, les députés ont approuvé, contre l'avis du gouvernement, le relèvement du prix auquel EDF doit vendre sa production dans le cadre de l'Arenh, lors de l'examen en première lecture du projet de loi d'urgence en faveur du pouvoir d'achat, qui contient un volet énergétique.

EDF, que le gouvernement prévoit de renationaliser à 100%, doit publier ses résultats financiers semestriels jeudi matin.