Un bond de 10% des tarifs réglementés de l'électricité sont redoutés pour le 1er février 2022. Résultat, une hausse de 150 euros sur la facture annuelle des ménages d'après l'UFC-Que Choisir qui réclame une baisse des taxes sur l'énergie.

L’alerte est sonnée. Alors que le gouvernement vient d’annoncer l’envoi d’un chèque de 100 euros à près de 6 millions de ménages pour faire face à la flambée des tarifs de l’énergie (+30% pour le gaz depuis un an), une nouvelle menace se profile pour 30 millions de ménages : une flambée des tarifs réglementés d’électricité de 10% à partir du 1er février 2022. C’est le scénario inquiétant avancé par l’UFC-Que Choisir ce lundi matin dans les colonnes du Parisien. En cause donc la hausse des cours mondiaux. Le prix du mégawattheure (MWH) est vu son prix doubler depuis un an passant largement la barre des 100 euros. Résultat, la Commission de régulation de l’énergie qui présentera au début de l’année au gouvernement sa recommandation de revalorisation des tarifs bleus d’EDF risque de demander une augmentation de 10% d’après l’association de consommateurs qui se base sur la méthode de calcul du régulateur.

Pour le président de l’association, cela entraînera une hausse moyenne annuelle de 150 euros pour une famille qui se chauffe à l’électricité. D’après lui, en deux ans seulement, la facture d’électricité aura augmenté de 25%. Et si les 23 millions de ménages qui sont abonnés au tarif bleu d’EDF sont les premiers concernés, les particuliers ayant souscrit à des offres de marché seront aussi impactés. En effet, celles-ci se basent en grande partie justement sur l’évolution des tarifs réglementés.

Une baisse des taxes ?

Ces perspectives inquiétantes pour le pouvoir d’achat des ménages sont partagées également par Julien Teddé. Le directeur général du courtier Opéra Energie interrogé par Les Echos table lui aussi sur une réévaluation comprise entre 8 et 10% des tarifs réglementés de l’électricité au 1er février. Dans ce contexte, l’UFC réclame aux pouvoirs publics de baisser les taxes qui pèsent sur l’électricité et notamment la TVA.

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Une demande qui pour l’instant n’est pas près d’aboutir. Dans un entretien accordé ce lundi à MoneyVox, Laurent Saint-Martin, le rapporteur général du budget ne s’y montre pas favorable à court terme. « Il faut répondre à la problématique du coût de l’énergie. Faudra-t-il passer par une réponse différente, passant par la fiscalité ? Peut-être mais je crois qu’à court terme ce n’est ni la meilleure réponse, ni la plus rapide, ni la plus souhaitable pour le portefeuille des ménages, », explique le député de la majorité. Un discours susceptible de changer d’ici le 1er février 2022 à l’approche de la présidentielle.

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