La dette nette des entreprises françaises est restée presque stable à fin juillet par rapport à fin 2019, c'est-à-dire avant la crise sanitaire, a rapporté mardi la Banque de France.

L'encours de dette nette s'établit à 997 milliards d'euros à fin juillet 2021 contre 994 milliards à la fin décembre 2019.

Pourtant, l'encours des crédits bancaires contractés par ces mêmes entreprises a progressé de 143 milliards d'euros, passant de 1.062 milliards à 1.209 milliards d'euros.

Depuis mars 2020, des prêts garantis par l'Etat ont notamment été distribués pour un montant proche de 140 milliards d'euros.

Mais la trésorerie des entreprises a gonflé de 207 milliards d'euros entre décembre 2019 et juillet 2021, passant de 689 à 896 milliards d'euros.

Toutefois « il y a de 12% à 13% des entreprises qui ont vu à la fois leur dette augmenter et leur trésorerie diminuer », a relevé lors d'une présentation à la presse le directeur général de la Banque de France Olivier Garnier.

L'encours de dette brute des entreprises, qui outre les crédits bancaires comprend aussi 684 milliards d'euros de titres de créance (obligations), s'est lui inscrit en hausse de 210 milliards d'euros à fin juillet par rapport à fin 2019, à 1.893 milliards d'euros.

« Au 1er semestre 2021, la dette brute, après sa forte hausse de 2020, a tendance à se stabiliser, voire à légèrement diminuer mais dans le même temps, et c'est bonne surprise, la trésorerie reste à peu près stable voire augmente un peu », a détaillé M. Garnier.

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« On aurait pu craindre qu'avec la reprise, les entreprises aient des besoins en fonds de roulement et soient obligées de tirer sur leur trésorerie », a-t-il expliqué en ajoutant que « ce n'est pas du tout ce que l'on observe au niveau macro-économique ».