Crédit conso : où et comment négocier ?

cadis avec des billets en euros
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Voiture, électroménager, travaux… Vous avez une dépense importante à faire, mais pas l'argent nécessaire sur votre compte bancaire. Le crédit à la consommation, c'est comme le prêt immobilier, il se négocie. Et cette négociation débute souvent dans votre salon !

Actuellement, plus d’un Français sur 4 rembourse au moins un crédit à la consommation, d’après le dernier Observatoire des crédits aux ménages publié fin janvier par l’Association française des sociétés financières (ASF). Pour obtenir leur prêt, 40% des ménages se sont adressés à leur banquier ou à un établissement de crédit comme Sofinco, Cetelem ou Cofidis. Mais 22% l’ont souscrit en magasin, soit auprès d’un vendeur au moment de faire un achat conséquent, soit en payant avec la carte de crédit de l’enseigne.

Plus facile à obtenir, le crédit en magasin ne peut en revanche pas être négocié. « En grande distribution, le traitement est standardisé. Ce sont des contrats d’adhésion, à prendre ou à laisser, qui sont proposés au client », souligne Olivier Gayraud, juriste pour l’association de consommateurs Consommation Logement et cadre de Vie (CLCV). Une discussion inexistante et une primauté donnée au crédit renouvelable. Dans les enseignes commerciales, vous pouvez « au mieux » avoir le choix entre une offre de paiement fractionné, un prêt amortissable, et une proposition de crédit renouvelable « franchement mise en avant », déplore en effet le porte-parole du CLCV.

En magasin, pas de négociation, mais plusieurs solutions de financement

A partir de 1 000 euros, le magasin proposant du renouvelable est légalement tenu de proposer aussi un crédit classique. « Mais beaucoup de professionnels contournent cette obligation en proposant la carte de fidélité et de paiement du magasin, qui est souvent associée à un crédit renouvelable. Lors du premier achat, l’enseigne fait cadeau des intérêts. Mais, le client repart chez lui avec un instrument potentiellement dangereux qu’il pourra utiliser pour ses dépenses suivantes », constate Olivier Gayraud.

En effet, aussi baptisé crédit permanent, le crédit renouvelable fonctionne comme une réserve de trésorerie dans laquelle il est possible de puiser au gré de ses besoins et qui se reconstitue au fil des remboursements. Problème : le taux d’intérêt assorti est variable et souvent proche de 20%, le taux maximum pour ce type de crédit. Un taux 2 à 4 fois plus élevé que celui applicable pour un prêt amortissable classique ! C’est pourquoi, avant même de s’interroger sur la possibilité de négocier, il est primordial de bien être attentif à la nature du crédit à la consommation que vous êtes en train de souscrire.

« Ensuite, le mieux est d’anticiper. Vous prévoyez de faire un achat important, renseignez-vous en amont sur les financements possibles », recommande le juriste du CLCV. Et là, la mise en concurrence, voire la négociation, devient possible. Première étape : rendez vous sur les sites internet des comparateurs, mais aussi directement sur ceux des établissements spécialisés (Banque Casino, Cofidis, Sofinco, Oney Bank, Younited Credit…) afin d’effectuer des simulations de prêt. Pensez également aux banques en ligne. Ces dernières peuvent proposer des offre attractives mais qui nécessitent le plus souvent l'ouverture d'un compte bancaire, voire d'être déjà client depuis quelques mois.

Voir notre comparatif des prêts à la consommation

Préparez votre négociation devant votre ordinateur

Les barèmes des établissements de crédit regorgent de subtilités. Il ne faut donc pas vous arrêter à une seule simulation : faites varier le montant emprunté, la mensualité et la durée du prêt, tout en restant cohérent avec votre capacité d’endettement. Car en empruntant quelques centaines d’euros de plus ou de moins, ou en remboursant un peu plus vite, il est possible que le coût du prêt évolue considérablement.

Illustration ce 5 mars chez Cetelem. Pour un crédit travaux de 4 000 euros remboursés en 14 mois, le taux d’intérêt proposé est de 2,90%, hors assurance, avec une mensualité de 291 euros. Si vous pouvez payer des échéances un peu plus élevées – précisément de 335 euros – et ainsi solder votre emprunt en 12 mois, le taux d’intérêt baisse alors à 1%. Et le coût total du crédit est divisé par trois, à 22 euros.

En ligne, vous êtes seul et suivez le parcours de souscription. La discussion sur les taux est donc impossible. En revanche, la proposition de financement obtenue par ce biais peut devenir un argument de négociation à faire valoir auprès de votre banque. En effet, après cet état des lieux, l’étape suivante consiste à solliciter votre banquier. Si sa proposition de crédit est décevante ou s’il refuse de s’aligner sur la concurrence, vous pourrez alors vous adresser à une autre banque ou à l’enseigne en ligne la mieux-disante.

Il n’y a pas que le taux d’intérêt du prêt qui se discute

Comme pour un prêt immobilier, l’un des objectifs de la négociation est d’abaisser le taux d’intérêt. Mais ce n’est pas le seul… Le coût total de votre crédit ne dépend pas uniquement de ce pourcentage. Outre les intérêts, les établissements bancaires peuvent également vous faire payer des frais de dossier qui peuvent être négociés.

La banque peut aussi vous suggérer de prendre une assurance emprunteur, avec un argument massue : protéger vos proches si vous décédez ou si, à cause d’un problème médical, vous ne parvenez plus à payer vos mensualités. Mais l’assurance emprunteur, facultative, peut renchérir vos mensualités de plusieurs dizaines d’euros. « Le rapport à l’assurance est personnel. A l’emprunteur de voir si elle lui est utile ou non », souligne Olivier Gayraud du CLCV.

Pris indépendamment, ces divers frais complexifient la comparaison de deux offres de prêt. C’est pourquoi la législation impose aux établissements de crédit de vous communiquer un indicateur synthétique, le taux annuel effectif global (TAEG), qui tient compte de la totalité des frais occasionnés. C’est donc en comparant les TAEG (sur des durées de remboursement identiques) qu’il est possible de départager plusieurs propositions de financement.

Mais la négociation n'est pas encore terminée. Au cours de la vie du crédit, d’autres charges sont à prévoir et donc à anticiper, comme des pénalités en cas de remboursement anticipé. Lorsque vous versez plus de 10 000 euros (calculés sur 12 mois) pour solder tout ou partie des échéances restantes, la banque peut en effet vous facturer jusqu’à 1% de la somme remboursée. Bien que plafonné, le montant de cette pénalité reste contractuel, « elle peut donc aussi en théorie se négocier », rappelle Olivier Gayraud.

En résumé,

Si possible, il est important d’anticiper avant de faire une dépense importante qui nécessite un emprunt. Car, une fois en magasin, votre champ des possibles se réduit et vous risquez de rentrer chez vous avec un crédit renouvelable dans la poche ou avec un prêt personnel dont vous n’avez pas pu négocier les conditions.

C’est pourquoi, avant de prendre ce crédit, il est mieux d'évaluer en amont les offres de financement auxquelles vous pouvez prétendre. Établissements spécialisés, banques en ligne, agences bancaires… Les acteurs du prêt à la consommation sont nombreux. Mettez-les en concurrence !

Muni de ces premières propositions, prenez ensuite rendez-vous avec votre conseiller bancaire. Dans l’idéal, il est en effet plus confortable de s’endetter dans sa banque actuelle. Votre banquier le sait. Donc les solutions alternatives que vous avez trouvées en amont peuvent faciliter la discussion.

La négociation avec votre banquier ne s’arrête pas au taux d’intérêt. Durée du crédit, assurance emprunteur, report d’échéances, indemnités de remboursement anticipé… les paramètres de discussion sont nombreux.

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© MoneyVox / MEF / Mars 2020

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Commentaires

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Publié le 9 mars 2020 à 17h25 - #1Pseudo
  • Homme

Article vraiment trompeur! Le titre aurait dû être "Comparez les offres de crédits conso pour économiser" plutôt que "négociez" !!
Je travaille ne Banque depuis 25 ans et un crédit conso ne se négocie pas comme un crédit immo ! Tout est standardisé, seules les clientèles patrimoniales ont un taux inférieur à la clientèle standard.
J'ai travaillé dans 3 banques durant ma carrière, la seule négociation possible sont les offres 2 en 1, c'est à dire si vous souscrivez à l'assurance voiture en même temps que le crédit conso, ou si vous souscrivez à une assurance Accidents de la vie (18e/mois) vous avez 0.5 point de point sur votre crédit.
Un peu de sérieux !! Depuis que Meilleurtaux est au commandes de Cbanque, les articles putaclic sont devenus fréquents !

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