Ce jeudi, le Ministère de l’économie a annoncé la souscription de l’État à hauteur de 10,5 milliards d’euros en titres dans six banques françaises alors que le niveau de fonds propres des banques est jugé très satisfaisant par le gouverneur de la Banque de France.

L’annonce faite correspond à la première tranche du plan de soutien aux banques élaboré par le gouvernement en octobre. Finalement validé par la commission européenne le 8 décembre, ce plan s’élèvera au total à un montant de 21 milliards d’euros. L’objectif principal du plan de soutien gouvernemental est de relancer l’économie en incitant les banques à continuer à prêter aux particuliers et aux entreprises.

Ces 10,5 milliards ne signifient pas l’entrée de l’État dans le capital des banques puisqu’il s’agit de titres, des titres super subordonnés (TSS), qui apportent des fonds propres supplémentaires aux établissements concernés.

Les souscriptions se répartissent, selon le Ministère de l’Économie, comme suit : 3 milliards d’euros pour le Crédit Agricole, 2,55 pour BNP Paribas, 1,7 pour la Société Générale, 1,2 pour le Crédit Mutuel, 1,1 pour les Caisses d’Épargne et 950 millions d’euros pour les Banques Populaires.

Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, affirme ce jeudi que le niveau des fonds propres des banques est « très satisfaisant ». La commission bancaire a en effet examiné les ratios de solvabilité des établissements bancaires et « les a jugés, en général, tout à fait adéquats ».

Un retour à la normale du crédit aux particuliers

Le gouverneur de la Banque de France estime également que le durcissement des conditions du crédit aux ménages et des crédits immobiliers correspond à un « retour à la normale ».

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Avant la crise, la situation était, pour lui, « exceptionnelle » : les conditions offertes « étaient particulièrement favorables à l’emprunteur, notamment dans le crédit au logement où les banques ne prenaient quasiment aucune marge. »

La prudence actuelle des banques à l’égard des crédits aux entreprises est « habituelle en période de ralentissement économique. »

Quant au marché interbancaire, Christian Noyer juge qu’« il est très loin d’une normalisation de la situation, malgré une amélioration régulière sur tous les compartiments. »