Le président Nicolas Sarkozy a affirmé lundi sa volonté de favoriser l'accès à l'emprunt et à l'assurance pour les personnes "sorties de la maladie", lors de la présentation de son Plan cancer 2 à Marseille.

"Je n'accepterai pas que des patients ne puissent s'assurer et emprunter dans les meilleures conditions possibles", a déclaré M. Sarkozy, qui a promis "d'élever la voix" contre "les assureurs et les établissements de crédit".

Il a notamment demandé aux signataires de la Convention "S'asssurer et emprunter avec un risque aggravé de santé" (AERAS) de "renouveler celle-ci pour améliorer la couverture assurancielle et l'accès à l'emprunt des personnes qui sont sorties de la maladie".

Signée par les pouvoirs publics, les fédérations professionnelles de la banque, de l'assurance et de la mutualité et les associations de malades et de consommateurs, cette convention, en vigueur depuis le 6 janvier 2007, vise à élargir l'accès à l'assurance et l'emprunt pour les personnes affrontant ou ayant affronté un problème de santé.

"Je ne peux pas accepter cette réalité que le malade, en plus de sa maladie, ne puisse faire aucun projet", a souligné Nicolas Sarkozy. "Il n'y a aucune raison que ceux de nos compatriotes qui sont malades soient pénalisés".

"On n'a pas le droit d'acheter puisque ca coûte plus cher, on n'a pas le droit de louer non plus puisque ça peut être un problème pour le propriétaire", a-t-il poursuivi.

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"Déjà, on est malade, déjà on doit faire preuve de plus de courage que tous les autres, et, en plus, on vous dit que votre maison va vous coûter deux à cinq fois plus cher", s'est-il indigné, en dénonçant un "raisonnement parfaitement inacceptable" et une "injustice monstrueuse".