La Bourse de Paris a fini mercredi en légère hausse de 0,32% à l'issue d'une séance d'abord plate qui s'est ensuite dynamisée à l'ouverture de Wall Street, les investisseurs saluant la publication d'indices économiques plus robustes que prévu.

L'indice vedette a pris 21,56 points à 6.677,97 points, aidé par la tendance haussière de Wall Street. Le marché américain était en effet tiré par le Nasdaq à forte coloration technologique, en progression de 0,55% vers 17H15 GMT.

Mardi, la place parisienne avait déjà fini en légère hausse, attendant les banques centrales mais légèrement perturbé par un rebond de l'épidémie de Covid-19 en Chine.

La journée a été rythmée par la publication de plusieurs données : en zone euro, l'économie s'est contractée en novembre, mais un peu moins fortement qu'au mois d'octobre, selon l'indice d'activité PMI Flash publié mercredi par S&P Global. En France, les niveaux d'activité ont reculé pour la première fois depuis février 2021.

Cependant, ces indices PMI sont « meilleurs qu'attendu » et montrent « une grande résilience des économies européennes », a estimé auprès de l'AFP Clémence de Rothiacob, gérante de Richelieu Gestion.

« Pour autant, les marchés n'ont pas explosé à la hausse », lors d'une séance qui s'est déroulée avec « peu de volumes » en amont d'un jour férié à Wall Street pour Thanksgiving, constate l'analyste.

Elle invoque « les nouvelles venues de Chine » - dont la capitale a rapporté mardi un nombre quotidien record de contaminations au Covid-19 en près de trois ans-, éloignant la perspective d'une réouverture imminente.

Enfin, l'analyste estime que ces indices moins mauvais que prévu pourraient donner « de nouveaux arguments à la Banque centrale européenne » pour relever « plus fort, plus vite ses taux » directeurs pour contrer l'inflation, ce que ne souhaitent pas les marchés.

Les investisseurs restaient aussi prudents en amont de la publication à 20H00 des minutes de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine.

Les bancaires en forme

Face à l'éventualité que BCE accentue son tour de vis monétaire, « les valeurs bancaires ont grimpé en toute logique », a souligné Mme de Rothiacob.

Le titre de la Société Générale a ainsi gagné 1,09%, à 24,08 euros. La société spécialisée dans les paiements Worldline a signé la deuxième performance du CAC 40, avec une hausse de 1,88%, à 44,97 euros.

Néobanques : les offres les moins chères pour maîtriser votre budget

L'automobile recule

Les valeurs du secteur automobile, un des plus sensible à la conjoncture économique, ont reculé après la publication des indices PMI.

Le constructeur automobile Stellantis a reculé de 1,40% à 14,48 euros, tout comme les équipementiers Valeo (-1,37% à 17,63 euros) et Plastic Omnium (-0,89% à 14,49 euros).

Résultats salés pour Elior

L'action Elior, qui a perdu plus de 60% de sa valeur depuis le 1er janvier, s'est offert mercredi un fort rebond (+8,32% à 2,58 euros), la meilleure performance de l'indice élargi SBF 120.

Le groupe de restauration collective, qui lutte toujours pour restaurer sa rentabilité d'avant-Covid, a creusé ses pertes en 2021-2022 et compte sur son dynamisme commercial pour confirmer un redressement mis en péril par la forte inflation qui rogne ses marges. Il a annoncé avoir essuyé une lourde perte nette de 427 millions d'euros lors de son exercice décalé clos fin septembre.