La Bourse de Paris est attendue proche de l'équilibre à l'ouverture vendredi, au lendemain de la hausse des taux inédite décidée par la Banque centrale européenne (BCE) et en attendant une réunion européenne sur la crise énergétique.

Le contrat à terme de l'indice vedette reculait de 0,04% une quarantaine de minutes avant l'ouverture de la séance. La veille, il avait terminé en hausse de 0,33% à 6.125,90 points.

Mais sur les quatre première séances de la semaine, la cote parisienne affiche un recul -0,67%. Si la tendance se confirmait, ce serait la quatrième perte hebdomadaire consécutive de la cote parisienne, ce qui n'était plus arrivé depuis la période janvier-début février.

Les ministres de l'Energie de l'Union Européenne se réunissent aujourd'hui pour examiner les propositions de la Commission européenne, présentée en début de semaine, pour faire face à la crise énergétique.

Face à la flambée des prix de l'électricité, Bruxelles propose de restreindre les « superprofits » des groupes énergétiques pour les redistribuer aux ménages, de plafonner le prix du gaz importé de Russie et de réduire la consommation européenne aux heures de pointe.

« De telles mesures pourraient permettre d'éviter que les prix ne montent encore plus haut. Ils pourraient aussi empêcher qu'une crise de liquidité sur le marché de l'électricité ne se transforme en crise financière. Nous doutons toutefois que ce soit suffisant pour passer l'hiver tranquillement », estime Christopher Dembik, directeur de la recherche macroéconomie chez Saxo Bank.

Le prix du gaz naturel en Europe a culminé à 342 euros le mégawattheure fin août, tout proche de son pic historique du début de la guerre en Ukraine, mais est depuis bien redescendu, à 220,50 euros le mégawattheure jeudi en clôture sur le marché néerlandais. Il reste toutefois quatre fois supérieure à son niveau il y a un an.

Les investisseurs vont continuer à évaluer les impacts de la décision de la BCE de relever ses taux de 75 points de base, du jamais vu depuis 1999, afin de lutter contre l'inflation. Après avoir été stable jeudi, l'euro reprenait de la vigueur face au dollar, à 1,0066 dollar (+0,69%) vers 08H00, son plus haut depuis la fin août.

Parmi les valeurs à suivre

TF1/Vivendi : un conflit commercial, deux actions en justice : après la coupure de la diffusion des chaînes de TF1 par Canal+, propriété de Vivendi, les deux géants de l'audiovisuel s'attaquent mutuellement devant le tribunal de commerce.

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Vranken-Pommery : la maison de champagne a continué de réduire ses pertes au premier semestre 2022 par rapport à la même période l'an passé, grâce à la reprise post-Covid et à une bonne dynamique des exportations malgré le contexte géopolitique.

Airbus : l'avionneur européen a livré 39 avions commerciaux en août, mois où la production est traditionnellement ralentie en raison des vacances, et n'a engrangé aucune nouvelle commande après un mois de juillet faste, a-t-il annoncé jeudi.

Teleperformance : aucune entreprise n'entre ou ne sort de l'indice CAC 40 lors de la révision trimestrielle, a annoncé jeudi l'opérateur de la Bourse de Paris Euronext. Toutefois plusieurs changements ont eu lieu sur le CAC 40 ESG, qui donne plus de poids aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans le choix des 40 principales valeurs de la cote. Teleperformance, Edenred, Faurecia, Rexel y entrent, alors qu'Atos, Bouygues, Klepierre et Stellantis y sortent.

Sur l'indice élargi SBF 120, l'entreprise de domotique Somfy et le fonds d'investissement spécialisé dans l'infrastructure Antin arrivent, et le magasin d'ameublement Maisons du Monde en sort.