La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,48% jeudi, mettant fin à cinq séances de baisse dans un marché calme en l'absence des investisseurs américains en raison du jour férié de Thanksgiving.

L'indice vedette a progressé de 33,64 points à 7.075,87 points. La veille, il avait terminé sur une baisse anecdotique de 0,03%.

Après trois jours assez volatils, la Bourse de Paris a connu une séance calme, fluctuant peu et dans des volumes d'échanges faibles. Elle a terminé proche de son niveau à l'ouverture.

« Il y a eu un peu de préparation avant le jour férié à Wall Street avec des clôtures de positions qui ont expliqué les variations. Aujourd'hui, c'est le contrecoup de tout cela », a analysé auprès de l'AFP Delphine Di Pizio-Tiger, directrice générale d'Indosuez gestion.

La tendance « lancée par la reconduction de Jerome Powell » à la tête de la Réserve fédérale américaine (Fed) lundi persiste, avec une hausse des taux sur le marché obligataire par rapport au début de semaine, « mais ce mouvement rattrape essentiellement leur baisse avant l'annonce », détaille-t-elle.

Les acteurs de marché sont de plus en plus nombreux à penser et agir comme si la Fed allait relever ses taux directeurs pour la première fois depuis 2018 en juin, adoptant une politique monétaire plus restrictive à une date plus rapprochée que les précédentes estimations.

Ces mouvements avaient entraîné des prises de bénéfices sur des valeurs technologiques. Elles ont un peu rebondi jeudi, avec par exemple un gain de 1,13% de Capgemini et de 1,92% pour Dassault Systèmes.

De son côté, la Banque centrale européenne reste embarrassée par la forte incertitude entourant l'inflation, selon le compte-rendu de sa dernière réunion publié jeudi. Elle devrait garder une posture accommodante plus longtemps que la Fed.

Autre nouvelle de la séance, le Produit intérieur brut (PIB) allemand a progressé de 1,7% au troisième trimestre, a annoncé jeudi l'institut fédéral des statistiques Destatis, révisant de 0,1 point à la baisse son estimation initiale publiée fin octobre.

« Les chiffres de la croissance sont tirés par la consommation, mais on observe que l'épargne est revenue à son niveau pré-Covid », après une nette augmentation pendant le pire de la pandémie. « La demande risque de moins tirer le PIB dans les prochains mois », explique Delphine Di Pizio-Tiger.

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Le titre s'est envolé de 13,43% à 212 euros après que le groupe de spiritueux a relevé ses prévisions annuelles dans le sillage d'un doublement de son bénéfice net semestriel tandis que sa marge opérationnelle courante a atteint un « plus haut historique ».

Dans son sillage, Pernod Ricard a gagné de 2,45% à 213 euros.

Les logements aidés par l'Allemagne

Les foncières ont été poussées par la dynamique venue de la nouvelle coalition au pouvoir en Allemagne, qui prévoit de construire 400.000 nouveaux logements par an, dont 100.000 sur fonds publics.

Gecina a pris 2,04% à 122,35 euros, Covivio 2%% à 74,56 euros. Les foncières commerciales ont aussi profité de la « sympathie » pour l'ensemble du secteur, selon Mme Di Pizio-Tiger. Unibail-Rodamco-Westfield a terminé en hausse de 3,01% à 66,34 euros, Klepierre de 2,93% à 20,76 euros et de Mercialys de 1,06% à 9,05 euros.