La Bourse de Paris se préparait à ouvrir en baisse mercredi, prise à nouveau dans les inquiétudes autour de l'inflation, après la publication de chiffres sur les hausses de prix en Chine et aux Etats-Unis.

Le contrat à terme de l'indice CAC 40 reculait de 0,11% une quarantaine de minutes avant le début de la séance. Mardi, il a fini proche de l'équilibre (-0,06%) et a accroché un nouveau record en séance, dépassant celui de la veille.

Les prix à la production en Chine (indice PPI) ont progressé de 13,7%, en octobre à un niveau inédit en 26 ans et à un rythme plus élevé que prévu, sur fond de flambée des matières premières et de pénuries d'électricité.

De son côté, l'indice des prix à la consommation s'est inscrit en hausse de 1,5% en octobre sur un an, après quatre mois de ralentissement. Là aussi, le chiffre est plus élevé qu'attendu par les analystes interrogés par l'agence Bloomberg.

Ces chiffres viennent s'ajouter à ceux publiés mardi aux Etats-Unis, montrant une forte hausse sur un an (8,6%) des prix à la production (PPI), mais conforme aux attentes.

Ce mercredi, les prix à la consommation aux Etats-Unis (CPI) seront encore plus attendus par les opérateurs de marché.

Pour Michael Hewson, « les chiffres des PPI d'hier apportent un certain espoir que les pressions inflationnistes puissent s'atténuer après être restées stables », même si les données de ce mercredi « devraient dépasser les niveaux observés en 2008 ».

Les investisseurs continuent par ailleurs de suivre l'évolution de la saga du géant chinois de l'immobilier ultra-endetté Evergrande, qui fait face à une échéance ce mercredi pour payer les intérêts de trois obligations d'une valeur totale de 148 millions de dollars.

La société a précédemment honoré ses obligations sur deux obligations et a réussi à lever environ 144 millions de dollars la semaine dernière en réduisant sa participation dans une société Internet.

Valeurs à suivre

Crédit Agricole : le groupe bancaire mutualiste a vu son bénéfice net grimper de plus de 25% au troisième trimestre 2021 par rapport à la même période en 2020, atteignant 2,22 milliards d'euros.

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Alstom : le constructeur ferroviaire a publié une perte nette part du groupe de 26 millions d'euros au premier semestre de son exercice décalé 2021/22, due à des amortissements liés à l'acquisition de Bombardier Transports, en janvier. Sans tenir compte de cette opération, le résultat net ajusté est en hausse de 2,4%.

Bouygues : le directeur général du groupe de BTP Olivier Roussat assure payer « un prix juste » pour racheter à Engie son entité de services multitechniques Equans, dans un entretien aux Echos.

Arkema : le chimiste français a plus que doublé son bénéfice net courant au troisième trimestre 2021 et relevé à 40% sa prévision de croissance d'excédent brut d'exploitation de l'année 2021 pour les materiaux de spécialité, contre 30% estimée il y a trois mois.

Neoen : le producteur d'énergies renouvelables a indiqué que certains de ses projets étaient ralentis par les difficultés d'approvisionnement, tout en confirmant ses principaux objectifs.

Beneteau : le constructeur de bateaux, repassé dans le vert, a revu sa prévision de bénéfice opérationnel courant à la hausse pour 2021, malgré une activité au troisième trimestre en demi-teinte.