La Bourse de Paris s'orientait vers une ouverture positive jeudi matin, laissant définitivement derrière elle les craintes du début de semaine autour de la résurgence de la pandémie pour se focaliser sur la réunion de politique monétaire de la BCE.

Le contrat à terme sur l'indice CAC 40 gagnait 0,40% une trentaine de minutes avant l'ouverture. La veille, l'indice parisien avait fini en hausse de 1,85%.

De son côté, Wall Street a aussi terminé dans le vert, portée par de bons résultats d'entreprises.

« La crainte que l'augmentation des infections au variant Delta puisse ralentir la reprise économique semble avoir été mise de côté pour le moment après une séance de publications positives qui ont montré que les entreprises seraient finalement en mesure de répondre aux attentes annuelles concernant leurs chiffres d'affaires et leurs bénéfices », relève Michael Hewson, analyste en chef chez CMC Markets UK.

Dans ce contexte, l'ouverture des marchés européens devrait se faire à nouveau dans le vert, selon lui, avant le principal rendez-vous du jour qui sera la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).

« Compte tenu des récents commentaires de sa présidente Christine Lagarde », cette réunion, qui sera suivie d'une conférence de presse de cette dernière à 14H30, « pourrait donner beaucoup plus de perspectives sur la politique de la BCE au cours des dix-huit prochains mois qu'on ne le pensait originellement », complète M. Hewson.

Il y a deux semaines, la BCE a annoncé mettre fin à son objectif mal compris, inchangé depuis 18 ans, d'une inflation « en-dessous mais proche de 2% » en faveur d'une nouvelle cible fixée à 2% sur le moyen terme.

Ce jeudi, l'institution de Francfort devrait décliner les nouvelles anticipations d'inflation et de politique monétaire issues de sa récente revue stratégique, sur fond de remontée rapide des infections de Covid-19 menaçant la reprise, même si son arsenal de mesures anti-crise devrait lui rester inchangé.

« Avec la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) également prévue la semaine suivante, les prochains jours s'annoncent cruciaux pour l'avenir de la politique monétaire au moment où les infections au variant Delta augmentent à travers le monde », estime encore M. Hewson.

Côté indicateurs, le climat des affaires pour juillet en France est au menu, avant les demandes hebdomadaires d'allocations chômage et les reventes de logements pour juin aux Etats-Unis.

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Les publications d'entreprises devraient également continuer d'animer la cote.

Valeurs à suivre

Publicis : le géant de la publicité a révisé jeudi à la hausse ses perspectives pour 2021, s'attendant à retrouver ses niveaux pré-pandémie dès cette année, contre 2022 auparavant, poussé par sa croissance aux Etats-Unis.

Ipsos : le spécialiste français des études et sondages a vu son bénéfice net fortement rebondir au premier semestre, a-t-il annoncé mercredi, estimant avoir « enjambé le creux de 2020 » lié aux conséquences de la pandémie de Covid-19.

Voltalia : le producteur d'électricité renouvelable a engrangé des revenus en hausse de 70% au premier semestre, à 150,9 millions d'euros, selon un communiqué publié mercredi.