La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,31% mercredi, à l'issue d'une séance volatile marquée par de la prudence et de l'attentisme avant la publication des minutes de la Fed.

L'indice phare CAC 40 a gagné 20,24 points à 6.527,72 points. Mardi, il avait fini en net repli de 0,91%.

« La séance a été plus volatile que d'habitude avec un rebond en début de séance puis on est revenu à un niveau proche de celui de la clôture de la veille et en fin de séance le CAC 40 bénéficiait du soutien des marchés américains, même si c'était plus hésitant », retrace Andrea Tuéni, analyste de Saxo Banque.

D'autant que la progression du variant Delta du virus, qui fait repartir la pandémie de Covid-19 dans certains pays, inquiète. Tout comme un éventuel ralentissement de la croissance.

Le gouvernement français compte d'ailleurs prendre de nouvelles mesures la semaine prochaine pour éviter qu'« une quatrième vague rapide » liée au variant Delta du Covid-19 ne percute la sortie de crise.

Dans la soirée sont attendus les minutes de la Réserve fédérale (Fed), le compte rendu de la dernière réunion de la banque centrale américaine.

« On savait d'avance qu'aujourd'hui serait une séance d'attente autour de la Fed », ajoute M. Tuéni.

Expliquant l'hésitation de la fin de séance, cette publication devrait permettre aux investisseurs d'en savoir plus sur les intentions de la Fed.

La Commission européenne de son côté a publié dans la matinée des prévisions économiques optimistes.

Elle a rehaussé sa prévision de croissance du PIB pour la zone euro en 2021 à 4,8% (+0,5 point), grâce à l'amélioration de la situation sanitaire. Elle table aussi désormais sur une progression de 4,5% en 2022 (+0,1 point).

En France, lesté par les approvisionnements énergétiques, le déficit commercial a continué de se creuser en mai, pour atteindre 6,6 milliards d'euros, et se rapproche de son niveau historique de juin et juillet 2020 (-7,3 mds d'euros), ont annoncé mercredi les Douanes.

En Allemagne, la production industrielle a reculé en mai de 0,3%, en raison des problèmes actuels d'approvisionnement en matériaux et composants, qui plombent le secteur.

Alstom déraille encore

Déjà malmené mardi, le constructeur ferroviaire français Alstom a cédé 5,44% à 37,92 euros, restant lanterne rouge du CAC 40, après sa journée investisseurs et des propos de son PDG expliquant qu'il faudrait trois ans à la société pour digérer Bombardier Transport, acheté fin janvier.

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Eiffage et Vinci traversent les Alpes

Des groupements menés par Eiffage (+0,32% à 86,80 euros) et Vinci (+0,25% à 91,80 euros) ont remporté les principaux contrats du chantier de creusement du tunnel ferroviaire transfrontalier du Lyon-Turin, pour près de 3 milliards d'euros, a annoncé mercredi l'entreprise publique franco-italienne TELT, chargée de construire et exploiter l'ouvrage.

Amende requise contre Amundi

Accusé de manipulation de cours, le leader européen de la gestion d'actifs Amundi (+1,40% à 75,85 euros) a été entendu mercredi par l'Autorité des marchés financiers (AMF) qui a requis un montant record de 38 millions d'euros de sanctions financières dans un dossier jugé « hors norme ».

EDF survolté

Le géant français de l'énergie a pris 2,01% à 11,41 euros. EDF a révisé à la hausse son objectif de résultat brut d'exploitation (Ebitda) pour 2021, après avoir relevé son estimation de production nucléaire en France. Il vise désormais un Ebitda de plus de 17,7 milliards d'euros, contre plus de 17 milliards d'euros précédemment.