La Bourse de Paris a terminé au-dessus du seuil symbolique des 6.600 points (+0,83%) vendredi, une première depuis septembre 2000, profitant du reflux des taux d'emprunt en zone euro et du maintien d'une politique monétaire ultra accommodante.

L'indice CAC 40 a pris 54,17 points à 6.600,66 points, un plus haut en clôture depuis le 15 septembre 2000. Jeudi, il avait reflué de 0,26%.

Sur la semaine écoulée, l'indice parisien a gagné 1,30%. Ses gains depuis le 1er janvier s'élèvent à 18,90%.

« Les conditions financières restent toujours favorables : il n'y a pas d'envolée des taux et les banques centrales n'ont pas besoin de bouger pour l'instant », résume auprès de l'AFP Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

Ainsi le marché n'a pas « pris comme une menace » la vision plus optimiste, ou du moins « plus équilibrée, dans sa perception des risques » affichée par la Banque centrale européenne (BCE) jeudi, selon lui.

De même, les investisseurs ont été pour l'instant peu affectés par l'accélération de 5% en glissement annuel de la hausse des prix à la consommation en mai aux Etats-Unis, pourtant au plus haut depuis 13 ans.

Le marché préfère ne retenir « pour l'instant que la partie positive qui est que les taux refluent et que le soutien monétaire reste là », complète M. Baradez.

La Banque centrale européenne (BCE), qui a maintenu son cap monétaire accommodant, juge « prématuré » un resserrement des conditions de financement de l'économie en zone euro afin de ne pas mettre en péril la reprise.

Les intervenants de marché n'excluent cependant pas que l'institution de Francfort commence à évoquer une diminution de son soutien monétaire lors de sa prochaine réunion du 9 septembre.

Ils s'attendent également à ce que la Banque centrale américaine (Fed) maintienne son soutien massif à l'économie mercredi prochain, considérant que des discussions sur le ralentissement de ses achats d'actifs n'interviendront pas avant son symposium de Jackson Hole en août.

Le discours des banquiers centraux pourrait donc s'infléchir à moyen terme, l'amélioration croissante de la conjoncture rendant difficile le maintien d'une politique ultra accommodante dont la mise en œuvre a été justifiée par la crise sanitaire.

Renault et Stellantis remontent la pente

Plus forte hausse du CAC 40, Renault a rebondi de 7,05% à 36,90 euros après ses déboires liés à l'annonce mardi de sa mise en examen en France dans l'enquête sur la fraude aux contrôles antipollution des anciennes générations de moteurs diesel.

Également déstabilisé par la mise en examen de Peugeot et Citroën cette semaine dans le scandale du « Dieselgate », Stellantis a repris des couleurs (+0,98% à 17,17 euros).

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Bon score pour Scor

Le réassureur s'est hissé en tête du SBF 120 (+8,43% à 28,30 euros) après avoir signé un « protocole d'accord transactionnel » avec l'assureur mutualiste Covéa (marques MMA, MAAF et GMF), mettant fin au conflit qui les opposait depuis 2018.

Orange publie les conclusions de son enquête interne

Le titre a cédé 0,36% à 10,41 euros. Après la clôture du marché, l'opérateur a annoncé que son enquête interne avait confirmé qu'« un bug » logiciel a été à l'origine de la panne nationale des numéros d'urgence la semaine dernière, durant laquelle au moins cinq décès sont survenus.

Lyxor bientôt dans le giron d'Amundi

La banque Société Générale (-0,08% à 26,38 euros) va céder sa filiale de gestion d'actifs Lyxor au spécialiste du secteur Amundi (+1,42% à 74,95 euros) d'ici « la fin d'année 2021 », après la signature d'un contrat cadre entre les deux groupes annoncé vendredi.