La Bourse de Paris a terminé à l'équilibre vendredi (+0,06%), à l'issue d'une semaine qui n'a pas apporté de nouvelles majeures.

L'indice CAC 40 a pris 3,69 points à 6.169,41 points. Sur la semaine, il a gagné 1,09%. Il a même atteint jeudi des niveaux plus vus depuis 2000.

Depuis le début de l'année la cote parisienne a progressé de 11,13%.

« Depuis quelques jours, les séances sont assez calmes, que ce soit au niveau des variations, de l'actualité ou des volumes », observe auprès de l'AFP Alexandre Neuvy, gérant privé à Amplegest.

La semaine a notamment été marquée par la publication des comptes rendus des dernières réunions de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) et de la Banque centrale européenne (BCE).

« Le discours de toutes les banques centrales reste hyper accomodant » par rapport à un éventuel début de remontée des taux, relève M. Neuvy.

C'est selon lui « ce que le marché voulait entendre ». « Il ne baisse pas car il n'y a pas eu de déception, mais maintenant il faut un peu plus de carburant, digérer la hausse récente. C'est normal que ça se calme », fait-il savoir.

Côté chiffres, la production industrielle a chuté de 4,7% sur un mois en février en France et a reculé en février pour la deuxième fois consécutive en Allemagne (-1,6%) après huit mois de hausse, décevant nettement les attentes des analystes.

En Chine, l'inflation a fait son retour le mois dernier pour la première fois depuis le début de l'année, tandis que les prix à la production ont inscrit leur plus forte hausse depuis près de trois ans.

Outre-Atlantique, l'indice PPI des prix à la production aux États-Unis, dont la publication ce vendredi a été retardée en raison d'un bug informatique, a bondi de 1% sur un mois en mars, bien au-dessus des prévisions qui étaient de +0,5%, comme en février.

« Les chiffres sur l'inflation aux États-Unis, qui étaient un peu supérieurs aux attentes, ont eu comme conséquence de faire remonter les taux longs », souligne Alexandre Neuvy.

Le risque inflationniste anime les salles de marché ces derniers temps même si les banques centrales américaine et européenne estiment que la hausse des prix ne sera que transitoire.

Du point de vue sanitaire, l'UE va lancer une négociation pour commander 1,8 milliard de doses supplémentaires de vaccins dits de « deuxième génération » contre le Covid-19, efficaces contre les futurs variants du coronavirus, pour livraison à partir de cette année, a indiqué vendredi à l'AFP une source à la Commission européenne.

Comparatif livrets d'épargne : 10 offres comparées, jusqu'à 2% de rendement

L'Agence européenne des médicaments a pour sa part annoncé vendredi examiner un lien possible entre le vaccin anti-Covid de Johnson & Johnson et des cas de caillots sanguins, et élargir son enquête sur celui d'AstraZeneca, déjà mis en cause pour le même genre de symptômes, à des problèmes vasculaires.

Airbus dans le vert

L'avionneur européen a enregistré 28 nouvelles commandes d'avions commerciaux et livré 72 appareils au mois de mars, renouant avec un rythme de livraisons similaire à la même période il y a deux ans. Le titre Airbus a gagné 0,30% à 101,10 euros.

La Tech portée par ses pairs américains

Wolrdline (+2,45% à 73,97 euros) et Atos (+2,07% à 60,20 euros) ont été tirés par le secteur de la technologie américaine qui a entraîné Wall Street à la hausse jeudi.