La Bourse de Paris est attendue en hausse vendredi mais ce rebond ne devrait effacer qu'une partie des pertes de la veille, causées par l'aggravation de la situation sanitaire et une baisse des espoirs de plan de relance rapide aux Etats-Unis.

Le contrat à terme sur le CAC 40 avançait de 1,04% une quarantaine de minutes avant le début de la séance. La veille, la cote parisienne avait chuté de 2,11%, à 4.837,35 points.

L'Europe a été l'épicentre d'une journée rouge en Bourse, tous les marchés du continent s'inscrivant dans cette tendance. Wall Street a mieux résisté sur la fin de séance, le Dow Jones limitant ses pertes à 0,07% et le Nasdaq à 0,47%.

Si la négociatrice démocrate Nancy Pelosi et le secrétaire au Trésor, en charge des négociations côté républicain, Steven Mnuchin, se sont dit pessimistes sur la concrétisation d'un plan de relance, le président Donald Trump a affirmé être prêt à faire un geste pour débloquer les pourparlers.

L'absence de plan de soutien commence à se faire ressentir dans l'économie, puisque quelque 898.000 personnes se sont inscrites au chômage la semaine dernière aux Etats-Unis, un plus haut depuis août.

Cette reprise des marchés américains « pourrait bien entraîner un léger rebond des marchés européens en fin de matinée, mais il ne sera probablement pas suffisant » pour rattraper les pertes de la veille, pointe Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Le reste du tableau est toujours aussi sombre, tant sur le plan sanitaire, où la France a enregistré un nouveau record de contaminations au Covid-19 à la veille de la mise en place d'un couvre-feu nocturne, que sur le plan du Brexit.

A l'issue d'un sommet européen jeudi, qualifié de « décevant » par Londres, l'UE a dit être prête à « un effort raisonnable » sur la pêche, l'un des points de blocage des négociations sur sa relation post-Brexit avec le Royaume-Uni.

« Il y a trois sujets sur lesquels l'écart est trop grand aujourd'hui pour que je puisse dire maintenant que la perspective est celle d'un deal », a reconnu le négociateur européen Michel Barnier.

Dans les indicateurs du jour sont notamment attendus les ventes au détail et l'indice de confiance des ménages aux Etats-Unis.

- Parmi les valeurs à suivre vendredi -

LVMH a annoncé des résultats supérieurs aux attentes au troisième trimestre, grâce au dynamisme de sa division Mode et Maroquinerie, même si ses ventes sont en recul de 7% sur la période.

L'assureur français Axa a finalisé jeudi la cession de ses activités en Europe centrale et orientale pour un milliard d'euros à l'assureur autrichien Uniqa, comme annoncé en février.

Les revenus du groupe immobilier Covivio ont gardé leur tendance à la baisse lors du troisième trimestre avec un recul de 9,1% au troisième trimestre, souffrant notamment sur sa branche hôtellerie.

Le marché automobile européen est reparti légèrement à la hausse en septembre, une tendance qui a profité à Renault (+9,7%) mais pas à Peugeot (-11,8%)