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La Bourse de Paris sur la réserve (-0,11%), attend les indices PMI

Bourse de Paris
© Xiongmao - Fotolia.com

La Bourse de Paris entamait le second semestre avec prudence mercredi (-0,11%), dans l'attente des indices PMI sur l'industrie manufacturière sur fond de situation sanitaire alarmante aux Etats-Unis.

A 09H29 (07H29 GMT), l'indice CAC 40 perdait 5,58 points à 4.930,41 points. La veille, il avait terminé en légère baisse de 0,19%.

« Il se peut que l'optimisme des investisseurs en rapport aux récentes données économiques soit contrecarré ces prochains mois dans la mesure où le contrôle de la situation sanitaire publique ne semble pas encore être sur la bonne voie », prévient Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank.

Aux Etats-Unis, le bilan journalier des décès liés au coronavirus est reparti à la hausse mardi.

Dans ce contexte, les pays de l'UE ont décidé d'exclure les Etats-Unis d'une liste de 15 pays aux ressortissants admis dans l'UE et l'espace Schengen.

Face à ce sinistre sanitaire, le président américain Donald Trump s'est dit mardi « de plus en plus en colère » contre la Chine, où est apparu le nouveau coronavirus fin 2019.

Les observateurs de marché avaient expliqué que les investisseurs s'accommodaient peu ou prou jusqu'à présent d'une montée du nombre de cas de contamination tant qu'elle ne faisait pas s'accroître la courbe de la mortalité ou des hospitalisations.

Par ailleurs « en cette première séance du mois, du trimestre et du semestre, les marchés vont prendre connaissance de nombreuses statistiques économiques », note le courtier Aurel BGC.

Au programme, les indices manufacturiers attendus dans journée permettront d'évaluer les progrès réalisés par la réouverture de l'économie européenne et américaine.

Les investisseurs regarderont aussi de près les créations d'emplois dans le secteur privé, le rapport hebdomadaire sur les stocks de pétrole et le compte-rendu de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed de juin, au cours de cette séance à l'agenda très américain.

Excepté l'indice de confiance japonais Tankan, qui a fortement déçu les investisseurs, le tableau macroéconomique continuait quant à lui de s'élaircir progressivement.

En Chine, l'activité manufacturière s'est inscrite en juin à son plus haut niveau depuis plus de six mois, signe du redémarrage de l'activité dans le pays.

Sur le plan diplomatique, la tension restait en revanche palpable. Le chef de la diplomatie américaine a menacé Pékin de nouvelles représailles, déplorant un « triste jour » pour Hong Kong après l'adoption par la Chine d'une nouvelle loi sur sa sécurité nationale. Fin mai, Washington avait déjà frappé fort en révoquant le statut commercial préférentiel de Hong Kong.

« Le nouveau sursaut de tensions entre les Etats-Unis et la Chine auquel s'ajoute la myriade d'entreprises annonçant des plans de licenciements confirment que l'été ne sera pas de tout repos sur les marchés financiers », estime Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

« Et encore », prévient-il, « le pire est certainement à venir en termes de destructions d'emplois à la rentrée ».

En dépit de signaux économiques encourageants depuis la dernière réunion du 10 juin, le président de la banque centrale américaine, Jerome Powell a indiqué mardi que le rythme de la reprise était « extrêmement incertain » et dépendait « en grande partie du (de notre) succès à contenir le virus ».

Michelin en sortie de route

Michelin reculait de 1,80% à 90,68 euros, tout en bas du CAC 40. L'agence de notation Moody's a retiré sa notation court terme (Prime-2) sur le titre.

Airbus s'effritait de 0,09% à 63,46 euros au lendemain de l'annonce de la suppression d'environ 15.000 postes, soit 11% de ses effectifs.

Suez, qui prévoit une baisse organique de son chiffre d'affaires de 6% au premier semestre perdait 2,87% à 10,14 euros.

Le secteur automobile faisait grise mine bien que le marché français se soit redressé en juin. Renault lâchait 0,80% à 22,40 euros et Peugeot cédait 0,31% à 14,44 euros.

Accor se repliait de 1,24% à 23,91 euros. Son PDG Sébastien Bazin, qui a réduit d'un quart sa rémunération fixe par solidarité pendant la crise du Covid-19, pourra en revanche percevoir deux fois et demi le montant de celle-ci, à long terme, sous forme d'actions de performance.

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