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La Bourse de Paris cherche encore sa direction et progresse de 0,14%

bourse de Paris - Palais Brogniart
© Arap - Fotolia.com

La Bourse de Paris restait proche de l'équilibre à mi-séance lundi (+0,14%), prudente face à l'évolution de la pandémie et aux réponses des gouvernements.

A 12H52, l'indice CAC 40 avançait de 6,69 points à 4.916,33 points. Vendredi, il avait fini en baisse de 0,18%, soit un recul de 1,40% sur la semaine.

La cote parisienne a évolué une bonne partie de la matinée légèrement dans le rouge dans la lignée de l'ouverture, avant de remonter.

Wall Street se préparait aussi à ouvrir sans grande tendance. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average gagnait 0,17%, celui de l'indice élargi S&P 500 restait à l'équilibre. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, reculait de 0,36%.

« Les échanges ont été agités ce matin », a résumé David Madden, analyste de CMC Markets. « La situation sanitaire aux États-Unis a inquiété les investisseurs, car ils craignent que la réouverture des économies européennes ne soit interrompue si le taux d'infection venait à augmenter. »

Dimanche, la pandémie a franchi deux caps symboliques : celui du demi-million de morts et des dix millions de cas d'infection, selon un comptage effectué par l'AFP. Ce bilan ne reflète en outre qu'une fraction du nombre réel de contaminations, qui ne sont pas toujours détectées.

Les Etats-Unis, pays le plus touché tant en nombre de décès que de cas, sont confrontés à la progression de la contagion dans 30 des 50 États. Le Texas ou la Floride ont même remis en place des mesures de restriction.

« Certains redoutent que la persistance du Covid-19 n'entame plus sérieusement la confiance du consommateur, pilier de l'économie américaine. Du coup, les marchés craignent que ce virage ne vienne freiner la dynamique en dépit d'indicateurs qui, jusqu'à présent, sont supérieurs aux anticipations », a noté Franklin Pichard, directeur de Kiplink Finance.

« La situation aux États-Unis est bien pire qu'en Europe », nuance David Madden, même si le virus est loin d'avoir disparu, avec par exemple les autorités de la ville de Leicester dans le centre de l'Angleterre qui disent envisager des mesures locales de confinement.

Le soutien des banques centrales et des gouvernements est toujours actif : l'ensemble des interventions annoncées pour répondre à la crise équivaut à 20% du PIB mondial, note Wilfrid Galand, directeur stratégiste de Montpensier finance.

Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel se rencontrent lundi pour discuter des moyens de parvenir à un accord rapide sur le plan de relance européen.

L'incertitude pourrait en revanche revenir sur le plan géopolitique, entre la Chine et les Etats-Unis. Pékin a annoncé lundi des restrictions de visas contre les Américains « s'étant mal comportés » en critiquant une loi controversée sur la sécurité nationale à Hong-Kong, une rétorsion après une mesure similaire prononcée vendredi par Washington.

Danone plus forte baisse

Sur le front des valeurs, la plus forte hausse du CAC est pour Renault, qui prenait 2,81% à 21,56 euros. Il était accompagné de Faurecia (+1,71% à 34 euros) et dans une moindre mesure de Peugeot (0,83% à 13,97 euros).

Total perdait 0,42% à 34,32 euros, lesté par les cours du brut. Son concurrent BP a cédé ses activités pétrochimiques à Ineos pour 5 milliards de dollars, afin de renforcer ses finances plombées par la crise sanitaire.

Danone enregistrait la plus forte baisse du CAC 40 (-2,65% à 61,76 euros), après son assemblée générale de vendredi. Le groupe a prévenu que son activité avait ralenti au 2e trimestre 2020 du fait de la crise sanitaire, avec notamment des ventes d'eaux en bouteille « en baisse de l'ordre de 30% ».

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