Le membre du conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale (Fed) Jan Waller s'est prononcé vendredi à New York en faveur d'une hausse d'un quart de point de pourcentage des taux lors de la prochaine réunion du board, prévu le 31 janvier et le 1er février.

« Compte tenu des données actuellement disponibles et des légères perturbations en vue, je soutiens actuellement le principe d'une hausse de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) lors de la prochaine réunion du comité de politique monétaire (FOMC, NDLR) », a déclaré Jan Waller.

« Dans la mesure où nous partions de taux proches de zéro au printemps, il était nécessaire d'agir rapidement. Mais après un durcissement de la politique monétaire de cette ampleur, j'ai pensé en décembre que l'orientation prise était plutôt restrictive », a expliqué M. Waller.

« Après de fortes hausses et l'utilisation de la politique monétaire pour faire monter les taux à travers l'économie, il m'apparaît qu'il est désormais temps de ralentir, sans le stopper, le rythme », a-t-il insisté.

Le membre du « board » de la banque centrale a justifié ce ralentissement de la hausse des taux qu'il estime nécessaire par celui observé concernant l'inflation, revenu à 6,5% en décembre sur un an selon l'indice des prix CPI.

« Une excellente nouvelle », a estimé M. Waller qui dit cependant rester « prudent face aux perspectives d'inflation et en faveur d'une poursuite du resserrement monétaire ».

Découvrez les meilleures cartes bancaires gratuites grâce à notre comparatif

Rappelant que le ralentissement d'un certain nombre d'indicateurs économiques va dans le sens de l'effet attendu par la politique monétaire menée par la Fed, Jan Waller a rappelé que cette dernière ne « vise pas à stopper l'économie. Nous continuerons donc à surveiller les différents secteurs afin de voir jusqu'où vont ces ralentissements ».

Mais si le taux actuel, compris dans une fourchette entre 4,25% et 4,50% pour le principal taux directeur, est « le plus élevé depuis 15 ans », l'économie américaine « a bien tenu malgré tout » jusqu'ici, a par ailleurs estimé M. Waller.

Le rythme de croissance ralentit cependant petit à petit, « ce qui est à la fois attendu et souhaitable dans notre volonté de réduire l'inflation ».