La banque centrale suisse a annoncé jeudi qu'elle relevait son taux directeur de 75 points de base pour le fixer à 0,5% afin de contrer la pression inflationniste qui s'est accrue en Suisse, mettant ainsi fin à plus de sept années de taux négatif.

La Banque nationale suisse (BNS), qui a relevé sa prévision d'inflation, n'a pas exclu que de nouveaux relèvements de taux soient nécessaires pour assurer la stabilité des prix à moyen terme.

Bien que nettement inférieure à la zone euro, l'inflation a aussi augmenté en Suisse en raison de la hausse de l'énergie et des produits alimentaires.

Depuis février, elle dépasse l'objectif de la BNS qui fixe le seuil de stabilité des prix à 2% et a encore accéléré en août pour grimper à 3,5%, soit son plus haut niveau depuis 1993.

Pour 2022, la banque centrale suisse table désormais sur une hausse des prix de 3% contre 2,8% dans ses prévisions économiques précédentes, publiées en juin.

Pour 2023, sa prévision d'inflation passe à 2,4% (contre 1,9% précédemment) et à 1,7% pour 2024 à (contre 1,6% auparavant).

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La Banque centrale a également abaissé sa prévision de croissance à « quelque 2% », détaille-t-elle, contre 2,5% auparavant, précisant qu'un « ralentissement de l'économie mondiale », une « aggravation de la pénurie de gaz en Europe » et « une pénurie d'électricité en Suisse » constituent les plus gros risques pour l'économie helvétique.

Mardi, le ministère de l'économie a lui aussi fortement réduit sa prévision de croissance, la ramenant à 2% (hors événements sportifs) en raison de la crise énergétique et de l'inflation qui risque de grever la croissance des grands marchés d'exportations dont dépend l'économie helvétique.

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