La Banque de France a lancé en début de semaine une nouvelle échelle, plus fine, de cotation des entreprises, qui leur sert à prouver leur solidité financière et économique auprès des établissements de crédit.

La banque centrale française évalue chaque année quelque 300.000 entreprises réalisant plus de 750.000 euros de chiffre d'affaires.

La nouvelle échelle compte 22 paliers au lieu de 13, afin notamment de limiter les effets de seuil et de se rapprocher de ce qui se fait dans les pays voisins de la France.

Les prêts accordés à des entreprises qui obtiennent des notations parmi les dix meilleures, selon le nouveau système, permettent aux banques de les utiliser comme garanties (ou collatéral) pour obtenir des refinancements auprès de la Banque centrale européenne, ainsi qu'à évaluer leur ratio de fonds propres en fonction de leur risque de crédit.

Ces notes servent enfin « à évaluer les pertes potentielles pour l'Etat des PGE (prêts garantis par l'Etat) qu'il accorde depuis la crise », a expliqué à l'AFP Alain Gerbier, directeur des entreprises de la Banque de France.

Parmi les entreprises ayant une cote de crédit moyenne, la Banque de France en a repéré environ 1.600 qui connaissent depuis le début de la crise à la fois une hausse de l'endettement et une baisse de la trésorerie, afin d'alerter les Comités départementaux d'examen des problèmes de financement des entreprises (Codefi).

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L'idée « est de trouver une solution s'il y a des difficultés et de maintenir la cotation ou de la remonter », pas de la baisser, selon M. Gerbier, qui précise « qu'il n'y a pas eu de mouvement de dégradation en 2020 ni en 2021 ».

Enfin la notation Banque de France prend en compte des critères extra-financiers, comme l'intensité carbone de l'activité de l'entreprise et son degré de préparation à la transition climatique.

Un millier d'analystes travaillent à la banque centrale française pour évaluer les entreprises et leur attribuer une note par an, voire plus souvent en cas d'évènement comme une hausse de l'endettement ou de défaillance.