La Banque du Canada a annoncé mercredi, sans surprise, le maintien de son taux directeur à son niveau plancher de 0,25% en soulignant que la reprise en cours doit continuer d'être soutenue par « des mesures de politique monétaire exceptionnelles ».

L'économie canadienne évolue conformément aux prévisions, souligne la banque centrale dans son communiqué, tout en reconnaissant que la croissance de 5,6% en rythme annuel enregistrée au premier trimestre a été inférieure à sa projection.

De plus, de nouveaux confinements dans certaines provinces en avril ont tempéré l'activité économique au deuxième trimestre, faisant remonter le taux de chômage, a-t-elle noté dans son communiqué.

« Le taux d'emploi reste bien inférieur à son niveau d'avant la pandémie », ajoute-t-elle, alors que le taux de chômage est remonté pour un deuxième mois consécutif en mai au Canada, à 8,2%.

L'établissement réitère son engagement à maintenir son taux directeur au niveau actuel jusqu'à ce que les capacités excédentaires de production de l'économie canadienne se résorbent et que l'inflation revienne à son objectif de 2%, un scénario qui devrait « se produire au cours de la deuxième moitié de 2022 », selon le texte.

« Le Conseil de direction juge qu'une marge de capacités excédentaires considérable subsiste dans l'économie canadienne et que la reprise doit continuer d'être appuyée par des mesures de politique monétaire exceptionnelles », indique la banque.

Cependant, dans l'ensemble, « la confiance est en hausse et la demande résiliente », souligne-t-elle, alors que les ménages dépensent « plus qu'attendu » et que les entreprises réduisent leurs stocks et accroissent leurs importations davantage que prévu.

Avec la vaccination qui avance « plus vite que prévu » au Canada et les restrictions sanitaires en cours d'assouplissement, la banque entrevoit un rebond majeur de l'économie au troisième trimestre, provoqué par les dépenses de consommation.

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L'inflation restera à un taux de près de 3% pendant « tout l'été » au Canada, mais devrait ensuite reculer, étant donné que les effets de glissement annuel s'estomperont et que les capacités excédentaires continueront d'exercer des pressions à la baisse, prévoit-t-elle.

En outre, les cas de Covid-19 diminuent dans de nombreux pays dans le monde à mesure que les vaccins sont déployés, et l'activité économique « prend de l'élan », même si la croissance demeure inégale d'une région à l'autre.

Le principal partenaire commercial du Canada, les États-Unis, connaît « une forte reprise » stimulée par la consommation, et un « rebond commence à de dessiner » en Europe, précise-t-elle.