Jérôme Kerviel, le trader soupçonné de falsifications qui ont coûté 4,9 milliards d'euros à la Société Générale, n'a pas déposé de plainte pour licenciement abusif contre la Société Générale, malgré les affirmations du quotidien The Times.

"Prétendre que M. Kerviel s'apprête à déposer plainte, c'est aller un peu vite en besogne", a-t-on assuré dans l'entourage du trader.

Le site internet de The Times affirmait pourtant jeudi 3 avril que le trader s'apprêtait à porter plainte contre la Socgen pour licenciement abusif. Le quotidien britannique évoquait deux raisons principales : la première concernait le fond. Les pertes subies par la banque ne seraient apparues qu'après le débouclage des positions de Jérôme Kerviel par la Société Générale.

La seconde raison invoquait le fait que selon le droit du travail, l'employeur devait recevoir le salarié qu'il souhaitait licencier pour résilier son contrat de travail.

Selon une source de l'entourage du trader, J.Kerviel aurait bien reçu une lettre de licenciement quelques jours après son placement en détention provisoire, le 8 février. Son avocate, Me Elisabeth Meyer, "a alors envoyé une lettre à la banque pour faire valoir ses griefs sur la forme mais sans pour autant déposer de plainte".

Cette même source ajoute qu'"il y aura peut-être une assignation prud'homale mais on n'en est pas encore là".

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Soupçonné de falsifications ayant entraîné une perte record pour la Société Générale, le trader avait été mis en examen le 28 janvier pour "faux et usage de faux", "introduction dans un système de données informatiques" et "abus de confiance".

Remis en liberté le 18 mars, Jérôme Kerviel est soumis à un contrôle judiciaire strict. Il n'a pas le droit de quitter l'Ile-de-France sans autorisation écrite préalable du juge d'instruction et de rencontrer les protagonistes du dossier.