Le Crédit Agricole n'est pas intéressé par les actifs qui seront cédés par plusieurs banques européennes sur l'injonction de la Commission européenne, a indiqué vendredi son directeur général Georges Pauget sur la radio France Inter.

"Les banques qui ont bénéficié de l'aide de l'Etat sont obligées par Bruxelles de vendre certaines activités, donc il y a des gens qui vont les acheter", a expliqué M. Pauget, en ajoutant que le Crédit Agricole ne serait pas candidat.

"Le Crédit Agricole a clairement dit que sa stratégie était de faire une pause et nous sommes dans cette phase de pause sur les acquisitions", a dit le patron du groupe mutualiste.

M. Pauget a rappelé le partenariat en cours avec Société Générale sur la gestion d'actifs, qui va donner naissance à une société commune, baptisée Amundi, pour souligner que le groupe s'intéresse davantage à des partenariats par métier qu'à des acquisitions.

Secouru par le gouvernement néerlandais, le bancassureur ING s'est récemment engagé à céder plusieurs activités, conformément au plan de restructuration réclamé par Bruxelles. Sont notamment concernés des actifs aux Pays-Bas ainsi que la filiale américaine ING Direct USA.

La Commission a également enjoint à la banque allemande Commerzbank de se séparer de 45% de ses actifs pour l'autoriser à recevoir l'aide de l'Etat allemand.

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Au Royaume-Uni, les banques britanniques Lloyds et Royal Bank of Scotland (RBS) vont devoir mettre en vente des succursales qui représentent 10% de la banque de détail du pays.